vendredi 11 avril 2014

LE TRIBUNOTHON DE BOISBRIAND


Après neuf ans de poursuites devant les tribunaux, la municipalité de Boisbriand a enfin eu gain de cause.

Alors que la communauté hassidique de Boisbriand refusait de payer sa taxe d'eau depuis 2005, le 31 janvier dernier, la Cour d'appel du Québec a finalement tranché (visionner le reportage de TVA). Que ça lui plaise ou non, la secte rebelle doit payer sa dette de 2,6 millions de dollars à la municipalité. Comme tout le monde!   

Pour faire entendre raison à la communauté récalcitrante, la municipalité des Basses-Laurentides aura tout de même dû intenter (et gagner!) cinq poursuites et dépenser plus de 250 000 $. De l'argent des contribuables, s'il vous plaît!

Il y a 11 jours, la Ville de Boisbriand encaissait un premier chèque de 1,7 million de dollars. Pour la balance de 850 000 $, il semble que les deux parties seraient en voie de s’entendre. La mairesse Marlene Cordato avait une bonne raison d'afficher un grand sourire. Elle pourrait enfin mettre derrière elle ces conflits qui empoisonnaient les relations avec les Boisbriannais ultrareligieux.

Hélas, l'embellie sera peut-être de courte durée. Mercredi dernier (9 avril 2014), l'hebdo régional L'Écho de la Rive-Nord titrait Boisbriand : une école clandestine éveille les soupçons. On y apprenait qu'une résidence privée située à quelques pas du quartier juif hassidique serait utilisée comme lieu d’enseignement pour une quarantaine de jeunes filles ultraorthodoxes.

De coquette résidence familiale, cette maison de Boisbriand située au 3597, Chemin de la Rivière- Cachée a pris des allures d'école bunker. Certains disent même que la hauteur du grillage ne serait pas conforme à la réglementation municipale.

Jeunes filles sortant de l'école présumément clandestine sur le Chemin de la Rivière- Cachée.


Remarquez que ce n'est pas une première à Boisbriand. En 2009, deux écoles hassidiques «parallèles» y avaient été découvertes par des inspecteurs du ministère de l'Éducation.

Le problème qui se profile aujourd'hui à l'horizon tient au fait que le propriétaire de cette maison suspecte menace de recourir aux tribunaux. Pourquoi donc? Il voudrait contester les constats d'infractions qu'ont émis les inspecteurs de la Ville contre lui parce qu'il leur a refusé l'accès à la résidence. Quelque chose me dit que la mairesse de Boisbriand n'est pas au bout de ses peines.

Serait-ce le plus récent d'une longue série d'épisodes de harcèlement antisémite? Rappelez-vous en 2000. Construit Toujours Avec Bonté (CTAB), une organisation religieuse installée dans la communauté hassidique de Boisbriand avait été condamnée à verser une amende de 400 000 $. Tout ça, pour une peccadille.

L'organisation religieuse s'était retrouvée au centre de la plus importante fraude fiscale impliquant une organisation religieuse au Québec. Imaginez. On a enquiquiné ces pieux hommes pour à peine 60 millions de dollars de faux reçus de dons de charité. Espérons au moins que l’Agence des douanes et du revenu du Canada a eu à s'expliquer au B'nai B'rith.

lundi 31 mars 2014

S.O.S. SOLIDARITÉ



Depuis plus de six ans, plusieurs d’entre vous n’avez pas simplement suivi le combat que j’ai mené avec d’autres citoyens. Vous y avez participé! Chaque fois que nous avons mené une action pour mettre un terme au laisser-faire et la complaisance de certains de nos élus municipaux, vous nous avez encouragés et soutenus.

Évidemment, tous n’apprécient pas que l’on s’intéresse à la façon dont ils se servent du pouvoir et de leur pouvoir pour accorder ou obtenir des avantages particuliers. Certains leaders de la secte hassidique ont d’ailleurs choisi de me le faire payer très cher en me traînant à répétition devant les tribunaux.

Le message de ces intégristes est clair. Si vous osez dénoncer nos travaux de rénovation sans permis, l’implantation de nos lieux de culte en contravention du zonage ou la circulation de nos autobus sur les rues résidentielles, on vous clouera le bec.
Depuis plus de six ans, pour avoir exercé mon droit à la liberté d’expression et défendu le droit du public à l’information dans le cadre d’un débat de société qui concerne chacun d’entre nous, j’ai écopé d’une mise en demeure de 100 000 $, d’une plainte de harcèlement, d’un procès devant la Cour du Québec, d’une poursuite en diffamation de 375 000 $ en Cour supérieure, ainsi que d’une demande d’injonction pour censurer mon blogue Accommodements Outremont. 

En juin 2008, la plainte pour harcèlement portée contre moi a été rejetée par la Couronne. En mars 2011, j’ai gagné un procès qui a duré cinq jours en Cour du Québec. Puis, le 4 décembre 2013, à la suite d’un 2e procès qui s'est, lui aussi, étiré sur cinq jours, j’ai été entièrement blanchi par la Cour supérieure des accusations de diffamation portées contre moi. Le tribunal a également refusé de censurer mon blogue.

Julius Grey avec mes trois poursuivants, lors du 2e procès
Juste avant Noël, cependant, mes poursuivants ont déposé devant le plus haut tribunal du Québec une requête pour en appeler du récent jugement de la Cour supérieure qui m’avait donné raison. Une fois de plus, j’ai dû recourir à deux de mes trois avocats pour me défendre. Cette nouvelle procédure m’a encore coûté plusieurs milliers de dollars. Heureusement, le 17 mars dernier, mes adversaires ont été déboutés par les trois juges de la Cour d’appel du Québec. Je suis tout de même forcé de payer mes frais d’avocats.

Après toutes ces péripéties qui m’ont fait perdre plus de 200 000 $, j’espérais bien que cette dernière victoire juridique mette un terme à ces procès malveillants. Hélas! Me Julius Grey, l’avocat de mes poursuivants a annoncé à mes avocats qu’il avait l’intention de porter la cause devant la Cour suprême, le plus haut tribunal du pays.

Cet acharnement de mes détracteurs et ces longues années passées à me défendre me forcent à solliciter votre aide. 

Si vous êtes sensibles à la lutte que je mène, si vous souhaitez m’épauler et m’aider à éponger une partie de mes pertes financières, je vous serais très reconnaissant de faire parvenir vos dons sous forme de chèques libellés au nom de:  CITOYENS POUR L'ÉQUITÉ RÉGLEMENTAIRE, à l’adresse suivante :


Citoyens pour l’Équité Réglementaire (CER)

5647 av. Du Parc

Case Postale 48053

Montréal QC   H2V 4H2



Des dons de 100 $ sont suggérés, mais des sommes de plus ou de moindres valeurs sont bien évidemment acceptées.

Je vous remercie du fond du cœur pour votre précieux appui.



Pierre Lacerte

Courriel : pilac@hotmail.com





samedi 29 mars 2014

LE BULLYISME DES MARTYRS

Si ça continue comme ça, je vais finir par croire les leaders ultraorthodoxes qui disent que les «Frenchies» d'Outremont sont une gang d'intolérants racistes.   


C'est en écoutant Mayer Feig vider son sac «live on camera», à la dernière séance du conseil d'Outremont (allez à la 16e minute) que j'ai pensé qu'il nous fallait peut-être faire un petit examen de conscience.


À en croire le lobbyiste bobov, à cause de nos préjugés crasses, non seulement nous rendons la vie impossible à nos concitoyens ultrareligieux, mais en plus, nous forçons les autorités municipales à dilapider les fonds publics, l'argent des contribuables, pour leur mettre des bâtons dans les roues et les harceler pour des vétilles.

À titre d'exemple, Feig rappelle les milliers de dollars que la ville d'Outremont a dû engloutir, il y a une quinzaine d'années, en raison de la discorde au sujet de l'installation d'un érouv autour de la ville. Il rapporte également les milliers de dollars gaspillés dans la saga de 23 ans à propos de la synagogue Amour pour Israël qui s'était établie au coin des rues Durocher et Lajoie. C'est sans compter la poursuite pour établir le statut de la synagogue du 1030-1032 Saint-Viateur. Et il en passe.

Non seulement il en passe, mais il oublie surtout de raconter le fin fond des histoires qu'il soulève. Sans ses petites amnésies volontaires, Mayer Feig ne pourrait pas être sacré martyr d'Outremont.

Pour lui rafraîchir la mémoire, rappelons les faits suivants:

1) Si l'histoire de l'érouv a coûté des dizaines de milliers de dollars aux contribuables outremontais, c'est parce que le quintette Rosenberg-Hartstein-Fisher-Werzberger-Frankforter avait intenté un procès en Cour supérieure contre la ville pour la forcer à accepter l'implantation d'un érouv dans l'espace public.

2) Si une simple citoyenne a dû puiser des milliers de dollars à même ses propres avoirs, c'est bien parce que la secte Amour pour Israël avait ouvert  illégalement et sous de fausses représentations une synagogue au coin des rues Durocher et Lajoie, dans un zonage strictement résidentiel.
 
3)
Si la ville a flaubé plus de 100 000$ de deniers publics dans l'affaire de la nouvelle synagogue Amour pour Israël au coin de Van Horne et Durocher, ce n'est pas par antisémitisme, mais bien parce que les ultrareligieux ne respectaient pas les normes de construction et qu'ils abandonnaient de façon prolongée le chantier. Ce sont les leaders hassidiques qui avaient contraint la ville à se défendre contre la poursuite de 354 000 $ destinée à récupérer le permis qu'ils avaient perdu en raison de leur propre incurie.


4) Si l'arrondissement a dû engager des dizaines de milliers de dollars en frais d'avocats et de cour dans l'histoire de la synagogue du 1030-1032 Saint-Viateur, c'est encore parce qu'au départ, la secte s'était établie dans une zone interdite à ce type d'usage.

Bref, Feig n'a pas tort de dire que des sommes importantes ont été engagées par les autorités municipales d'Outremont dans des dossiers touchant la communauté hassidique, mais il devra avouer que lui et ses coreligionnaires en sont les principaux responsables.

Son acolyte Alex Werzberger a beau prétendre qu'«iI n'y a rien de pire que de se retrouver en cour, même si on gagne», il n'en demeure pas moins que les dirigeants sectaires ont trouvé, dans l'utilisation abusive des tribunaux, une formidable façon d'intimider les hors-caste d'Outremont. Ils savent mieux que quiconque qu'à force d’obstination, de chantage et de harcèlement, les élus, faute de budgets, finissent généralement par capituler.

Il n'y a pas que les Outremontais qui subissent le supplice des tribunaux. La municipalité de Val-Morin a grevé son budget de 125 000$, uniquement pour qu'une école et un dortoir illégaux se plient aux règlements en vigueur. Saint-Adolph d'Howard y a aussi goûté. 

Et Boisbriand, donc! Parmi la longue liste des infractions civiles des hassidim de cette enclave, mentionnons la taxe scolaire de 100 000$ qu'ils refusent de payer, ainsi que la taxe d'eau qui, depuis juillet 2005, fait l'objet de nombreuses
1er août 2011: zone sinistrée dans le Boisbriand hassidique
poursuites qui ont coûté des centaines de milliers de dollars
en frais d'avocats à la petite municipalité. Huit ans et 1,5
milliard de litres d'eau plus tard, la mairesse de Boisbriand n'a toujours pas récupéré les 2,6 millions de dollars impayés.

Un nouveau souci gagne des résidents de Boisbriand. Des membres de la communauté hassidique auraient entrepris une campagne pour acheter des propriétés à différents endroits de la municipalité. Avec toutes les histoires de nuisance, d'insalubrité et de non-conformité aux règlements municipaux qui font la manchette depuis des années, faut-il se surprendre que certains citoyens s'inquiètent?

J'entends d'ici Feig et compagnie accuser non pas seulement les Outremontais, mais les Québécois «pure laine» d'être de véritables antisémites. Sauf leur respect, font-ils seulement semblant de ne pas savoir qu'il n'y a pas que les Pea Soup du Québec qui vivent des problèmes de convivialité avec eux?  

À Bloomingburg, dans l'état de New York, les résidents sont présentement aux prises avec un développement résidentiel qui ne fait pas, mais alors là, pas du tout leur affaire. 

Ça brasse à Bloomingburg!
Un promoteur immobilier hassidique aurait d'abord présenté un projet de 125 unités entourant un club de golf. Il a fallu du temps avant que les résidents apprennent qu'il s'agissait en fait d'un projet de 395 bungalows qui allait être investi par un mouvement hassidique Satmar. C'était plus qu'il n'en fallait pour semer la zizanie (visionner le reportage) au sein de cette communauté rurale.Encore des racistes? Permettez-moi d'en douter.

Bloomingburg est loin d'être le seul endroit dans l'état de New York où ça accroche avec les ultrareligieux. C'est le cas, par exemple, de ce regroupement de citoyens du Hudson Valley qui s'insurge contre la possibilité d'annexion de terrains près de chez eux par les autorités de Kiryas Joel. Rappelons que Kiryas Joel est une municipalité de plus de 21,000 personnes (à 30 minutes de New York) constituée exclusivement d'ultraorthodoxes Satmar. Selon le American Community Survey, avec un revenu familial médian d'à peine 15,848 $, l'enclave détient le triste record du plus haut taux de pauvreté des États-Unis.

Quels motifs invoquent les membres de ce regroupement de citoyens pour s'opposer aux ambitions territoriales des autorités rabbiniques de Kiryas Joel? «The annexation would double the size of the village and have a catastrophic region-wide effect on taxes, schools, water, sewage, traffic, welfare costs, and the environment.» 


Dans un reportage télévisé de News 12, une citoyenne opposée à l'annexion de 507 acres par la municipalité hassidique soutient que Kiryas Joel «is sucking the county bone dry as far as Medicade, housing, food stamps, public assistance. It's going through the roof!»


Qu'arrive-t-il lorsque ces gens dénoncent les visées des leaders religieux et les politiciens qui sont accros aux votes hassidiques? Ils se font accuser d'antisémitisme. Ça ne vous rappelle rien?

Heureusement pour eux, ces voisins de Kiryas Joel jouissent d'un antidote que nous n'avons pas. Ils font partie du Hudson Valley Jews against KJ annexation. Ben oui! Les protestataires sont Juifs. Si vous avez un compte Facebook, vous pourrez vous balader sur leur page.

Avouez que ça fait du bien de savoir que nous n'aurons peut-être pas besoin de demander à la Régie de l'assurance maladie du Québec de nous payer une thérapie collective pour soigner notre épouvantable étroitesse d'esprit.

samedi 22 mars 2014

LE PORT OSTENTATOIRE DES OMOPLATES ET DES ROTULES


Lors du débat des chefs de jeudi dernier, François Legault a apostrophé Philippe Couillard au sujet du port de signes religieux au sein de l'appareil de l'État. Le chef du PLQ a soutenu qu'on n'a pas à légiférer sur les libertés tant que le problème n'existe pas. Couillard préfère guérir plutôt que de prévenir. Plus payant à l'acte? Au cas par cas?

L'uniforme «inclusif» approuvé à Edmonton
À Edmonton, en décembre dernier, sans qu'aucune demande n'ait été faite par des policières, le service de police a approuvé un nouvel uniforme avec hijab. On peut s'interroger sur l'à-propos de la décision prise, mais on doit applaudir les autorités albertaines de ne pas avoir attendu d'être encornées avant de prendre le taureau par les cornes.

Le jour même du fameux débat des chefs, La Presse publiait dans ses pages la lettre de M. Louis Gill. 

L'économiste et professeur retraité de l'UQAM rappelle au bon docteur Couillard que non seulement des problèmes d'accommodements existent bel et bien, mais que nous y sommes confrontés depuis belle lurette. 

L'aspirant libéral au poste de premier ministre va-t-il prétendre qu'en 2007, son chef Jean Charest avait créé la commission Bouchard Taylor pour d'hypothétiques questions liées à d'éventuels accommodements consentis sur des bases religieuses? Ben voyons donc!

M. Gill rappelle la saga du méga accommodement que l'UQAM avait accordé, en 2000, non pas «[à] un étudiant isolé, mais [à] une communauté entière, la communauté juive hassidique de Montréal». Le deal, conclu avec le très controversé Torah and Vocational Institute of Montreal (TAV) (lire ma chronique du 11 décembre 2009), prévoyait que des programmes universitaires complets soient dispensés sur une base de discrimination religieuse, sexuelle et linguistique.
 
Première pelletée de terre du TAV : Le conseiller orthodoxe Lionel Perez avec Abraham Boyarsky, le controversé directeur et fondateur de la Torah and Vocational Institute-TAV









À l'époque (comme aujourd'hui), on prétendait que ce type de contorsions allait permettre aux femmes de milieux ghettoïsés de sortir de leur isolement. 

Il est tout de même intéressant de constater que le gouvernement ne peut exiger de ses fonctionnaires qu'ils s'abstiennent simplement de porter des signes religieux apparents sur les heures de bureau sans se faire taxer de xénophobe. Par contre, des institutions d'enseignement   dont plusieurs ne répondent même pas aux exigences minimales du ministère de l'Éducation peuvent, sans problème, proscrire le port du pantalon et du chemisier pas boutonné comme une soutane. Personne ne déchire sa chemise ni ne soulève la question des libertés individuelles pour ces enseignantes québécoises. Même Julius Grey ne s'émeut pas de l'interdit du port ostentatoire des omoplates et des rotules. Deux poids, deux mesures?

Petite devinette du samedi: 

Quel est le lien entre le TAV, Raël, la secte Lev Tahor de Sainte-Agathe, le zonage de Val Morin, l'érouv d'Outremont, le nabab du ghetto et l'Académie Beth Esther? Si vous cliquez sur les liens de ce paragraphe, vous réaliserez que tous ces thèmes litigieux (et religieux!) ont été le miel et le caviar du seul et unique Julius Grey, l'anticommunautariste auto-proclamé.

Vive l'harmonie interplanétaire!

mardi 18 mars 2014

LA TROISIÈME CHUTE

Ce midi, le plus haut tribunal du Québec a tranché.

À l'unanimité, trois juges de la Cour d'appel du Québec ont débouté de façon lapidaire les prétentions Michael Rosenberg, Martin Rosenberg et Alex Werzberger. Ces trois dirigeants hassidiques s'étaient bravement coalisés dans le but de m'écraser et de faire exemple (voir le 1er reportage de LCN) pour tous ceux et celles qui pourraient avoir la velléité de dénoncer des agissements douteux qui n'ont pas lieu d'être tolérés dans notre société.

Après 2 308 jours d'un combat inégal et exténuant, le président de la multinationale milliardaire Rosdev vient de mordre la poussière pour une troisième fois en six ans (voir la chronologie des poursuites judiciaires entreprises contre moi).


Dans le but de me bâillonner, de me saigner financièrement et de me réduire au silence, Michael Rosenberg avait loué à prix d'or les services du célèbre avocat Julius Grey. Ce grand défenseur de la veuve et de l'orphelin qui mange à tous les râteliers n'a rien ménagé pour tenter de me faire pendre haut et court.
De gauche à droite, Michael Rosenberg, Martin Rosenberg et Alex Werzberger

La fin justifiant les moyens, le quatuor m'a souillé d'accusations nauséabondes. En chœur, ils ont sorti de leur trousse les fioles du racisme et de l'antisémitisme. Une médecine de cheval qu'ils m'ont administrée à doses maximales. Mettez-en, les gars, c'est pas de l'onguent!

Heureusement, il arrive encore parfois que l'arrogance et la mauvaise foi des omnipotents n'aient pas raison de tout.
 
Après le verdict, en compagnie de mes avocates Rosalia Giarratano et Hila Huelsen

Il fallait voir Julius Grey filer à l'anglaise lorsqu'est tombé le verdict des Honorables Pierre J. Dalphond, Manon Savard et Jacques J. Levesque. Les journalistes n'ont pu attraper qu'un casque de poil qui dévalait l'escalier extérieur du magnifique édifice conçu par Ernest Cormier. (visionnez le reportage de TVA)

Les Honorables Pierre J. Dalphond, Manon Savard et Jacques J. Levesque

En dépit de cette nouvelle dégelée, il semble que mes détracteurs n'ont pas du tout envie de jeter l'éponge. Avant de prendre la poudre d'escampette, l'avocat démonté a eu tout juste le temps de dire à mes avocates qu'il en appellerait de cette décision en Cour suprême du Canada. 

Un petit séjour à Ottawa pour boucler la boucle, voilà, semble-t-il, ce qu'il manquait encore à mon CV. 

Le temps venu, y aura-t-il une âme charitable pour me prendre sur le pouce? J'aurai plus un rond dans mon p'tit cochon.

samedi 15 mars 2014

LA MISSION DE MATRICULE M-11


Le 8 mars 2014, l'ultraorthodoxe Baruch Posner, l'un des principaux blogeurs du site OutremontHassid m'a lancé une petite crotte. Celui qui est, entre autres, trésorier d’œuvres de bienfaisance destinées à une éducation religieuse a raconté que je cassais du sucre sur le dos de sa communauté en «profitant de notre point faible : notre incapacité à défendre nos droits et besoins d’une manière articulée.»

Comme ça, Baruch, toi et ton groupe de lobbyistes vous vous sentez démunis à ce point devant les deux ou trois personnes (moi inclus) que vous tenez responsables du climat dans Outremont? Ça va mal à la shop! J'en connais plusieurs qui aimeraient être sans défense comme vous dans le coin.

As-tu vu passer ma chronique du 3 mars dernier? Le petit point orange sur la photo, c'est moi. Je suis tout seul au milieu de ta gang débarquée en force à l'hôtel de ville d'Outremont. C'était il y a exactement trois ans. Une fois encore, vous aviez investi la salle du conseil pour faire abolir le règlement 1171 sur la circulation des autobus sur les rues résidentielles.

Vous avez chahuté, crié, scandé toutes sortes de choses pendant l'assemblée. Pendant que ton acolyte Mayer Feig déformait la réalité au micro, mon voisin de droite (sur la photo) a lancé un  «Germany 1936!» bien senti à l'intention des élus. Édifiant. Et c'est moi l'intimidateur?

Si c'est ça que tu appelles votre incapacité à défendre vos besoins d'une façon articulée, je serais curieux de voir ce que ça serait si vous décidiez de vous serrer les coudes! Ce serait vraiment impressionnant à voir.

Contrairement à ce que tu veux nous faire avaler, Baruch, on a rarement vu une machine à relations publiques aussi efficace que la vôtre. Juste pour dénoncer la nouvelle loi promulguée en Israël pour forcer les religieux à faire leur service militaire comme tous les autres Israélien-ne-s, vous avez été 50 000 à manifester dans les rues de New York (voir la vidéo).
9 mars 2014: Rassemblement anti-conscription à Montréal
Vous vous êtes aussi rassemblés à Montréal pour la même cause. Chapeau!

Un exemple plus près de nous? Dans tout le Québec, aucun candidat qui briguait un poste de conseiller de district à la dernière élection municipale n'a eu autant de visibilité que Mindy Pollak. Ta coreligionnaire a eu droit à plus de 15 reportages durant la campagne électorale. Radio-Canada, La Presse, CBC, The Gazette, National Post, Globe and Mail, etc. Tout cet engouement, nous racontait-on, était justifié parce qu'elle était soi-disant la première femme hassidique à se présenter en politique municipale au Québec. C'était faux, mais tellement vendeur. 

Independant Government Relations Professional
Mayer Feig serait un autre de ces «incapables de défendre ses droits et besoins de façon articulée»? Tu veux rire, Baruch.

Quand j'étais petit, les bonnes sœurs nous demandaient où était Dieu. À l'unisson, nous répondions: «Dieu est partout»! Aujourd'hui, si on nous posait la question «Où est Mayer?», nous devrions répondre : «Mayer est partout!».

Mayer Feig, alias Matricule M-11
Depuis qu'il est débarqué à Outremont, le lobbyiste devant l'Éternel n'a pas chômé. Rappelez-vous. C'est lui qui avait organisé le très controversé voyage à New York de certains de nos élus et policiers d'Outremont en grande partie sur le bras de Michael Rosenberg, administrateur du Jewish Orthodox Community Council.

Aux dires même de certains policiers du poste 24 d'Outremont et de l'ex-sergent-détective Sylvain Desjardins, M. Feig et Michael Rosenberg étaient (sont toujours?) des habitués du poste de police. Cela faisait partie de leur chemin de croix. Contrairement à nous, ils ne s'y rendaient pas pour dénoncer un vol ou une agression, mais pour y entretenir leurs relations.

4 février 2014: Mayer Feig et le commandant Richer du poste 22
Crowne Plaza: Mayer Feig (à gauche) au banquet
Mayer s'attache tellement à ses contacts dans le milieu policier que le 4 février dernier, il a même invité l'ancien commandant Vincent Richer du poste 24 à un grand souper donné à l'hôtel Crowne Plaza de Michael Rosenberg (il était présent à l'évènement). Nous aimerions bien savoir qui a payé le souper aux chandelles de tout ce beau monde dans le cadre des 18 ans de l'implantation du service d'urgence Hatzoloh, à Montréal.

Mayer Feig, bien connu dans l'organisation Hatzoloh sous le numéro de matricule M-11, devait être bien fier d'exhiber toutes les lettres de félicitations qu'il a demandé aux Philippe Couillard, Stephen Harper, à un directeur de la Sûreté du Québec et à bien d'autres encore de leur faire parvenir afin de pouvoir en mettre plein la vue.

Autobus du Pourim en 2009, à 22 h 15
Lors de la dernière assemblée du conseil d'Outremont (mars 2014), Mayer Feig est intervenu au micro. Après avoir déblatéré contre la conseillère Céline Forget sans que la mairesse ne le ramène à l'ordre, le leader Bobov est finalement passé à la défense des autobus de Pourim. 

2012: autobus intercités en violation du règlement 1171 sur Van Horne
Il fallait l'entendre dire à la mairesse qu'il n'avait pas de problème avec le fait qu'en 2003, la ville d'Outremont avait promulgué un règlement pour bannir les autobus intercités des rues d'Outremont. 

Je comprends donc que ça ne l'a pas dérangé. Imaginez... Ça fait plus de dix ans que le règlement 1171 est en vigueur et les ultraorthodoxes n'ont jamais eu de remords à le bafouer. Et ce, en dépit d'une entente formelle signée par quatre des plus importants dirigeants hassidiques. 

Ne le prends pas mal, Baruch, mais ça ne serait peut-être pas une mauvaise idée que toi et tes copains commenciez par démontrer que vous ne vous sacrez pas des règlements comme de votre première couche. Avant de jouer les vierges offensées pour vos autobus du Pourim, montrez-nous que vous avez ne serait-ce qu'un tout petit peu de respect pour le conseil d'arrondissement qui a été élu par tous les citoyens de l'arrondissement. Vous pouvez faire vos preuves dès aujourd'hui. Ça tombe bien, c'est Pourim!

Respecterez-vous l'interdiction des autobus à doubles essieux? Sans cela, les élus seraient bien cons de penser à vous octroyer des primes à la délinquance.

Pour finir, Baruch, jette un petit coup d'oeil à la mosaïque ci-dessous. Tu verras qu'à lui seul, Mayer a un Cardex rempli à craquer. Et là, je ne t'ai parlé que de lui. Si ça te tente, on pourrait faire le même exercice avec Alez Werzberger, Max Lieberman, Michael Rosenberg, Cheskie Weiss, Eliezer Frankfurter, etc., etc., etc. 

En attendant, on repassera pour votre statut de victimes sans défense, veux-tu?

Le lobbyiste hassidique Mayer Feig  avec... 1) le premier ministre Harper 2) Gérald Tremblay (campagne municipale de 2009 3) la mairesse Helen Fotopulos d'Union Montréal  4) Lionel Perez, conseiller d'Union Montréal (2011), aujourd'hui dans l'équipe Coderre 5) Thomas Mulcair, lors de sa victoire de 2011 6) Shama Chopra, candidate conservatrice (campagne électorale 2011) 7) Thomas Mulcair (remise de la médaille du Jubilée de la reine, le 31 janvier 2013) 8) Peter McQueen (campagne de financement de Projet Montréal -novembre 2011) 9) Mindy Pollak (Friends of Hutchison Street) 10) Denis Coderre (Feig était présent à la soirée secrète d'octobre 2013) 11) Philippe Couillard (lancement de sa campagne , le 10 novembre 2013, à Outremont) 12) Mayer Feig en compagnie du ministre du multiculturalisme Jason Kenney, lors de la récente visite de Stephen Harper en Israël, fin janvier 2014 13) Feig avec Vincent Richer, l'ancien commandant de police du poste 24 d'Outremont, à l'hôtel Crowne Plaza de Michael Rosenberg.