vendredi 24 juillet 2015

LES DÉGONFLÉS


Lundi dernier (20 juillet), le journaliste Yves Poirier de TVA nous révélait que les membres d’une secte hassidique ont écopé d’une contravention de 879 $ pour avoir squatté illégalement le deuxième étage d’un immeuble situé au 845, avenue Querbes. 



Lorsqu’ils ont investi cette école clandestine, les administrateurs de la secte se sont bien gardés d’aller chercher un certificat d'occupation auprès des autorités d’Outremont. Même chose auprès du ministère de l'Éducation.

En agissant ainsi, les tenanciers de ce nouveau bouge talmudique ne faisaient vraisemblablement que suivre le conseil de certains gros bonnets de la secte. Ceux-ci leur déconseilleraient de faire une demande de permis ou de dérogation de zonage afin d’éviter que les fonctionnaires ou les résidents du quartier ne s’opposent à leur implantation sauvage.

Ces enfants hassidiques fréquentent l'école illégale du 845 Querbes six jours par semaine.

Avec déjà 613 commandements de la Torah à respecter, ces zélotes se disent probablement qu’ils en ont déjà assez sur les bras sans avoir, en plus, à se bâdrer de respecter la loi des goys.


Selon leur logique, ils n’ont pas intérêt à se manifester. Après tout, s’ils se font prendre, ils ne risquent qu’une ridicule amende. Une sanction qu’ils contesteront probablement devant les tribunaux en criant haut et fort à l’antisémitisme et à la tyrannie ciblée.

Quand on sait qu’en 2010, les écoles privées religieuses juives ont reçu 20,6 millions $ de l’état québécois, la contravention de 879 $ est insignifiante. Si on ventile ces 20 M$ sur les 85 000 Québécois de confession juive (cela équivaut à 243 $ de subvention/par tête de pipe), on réalise que cette amende ne comble même pas les subsides accordés à quatre personnes. Méchante mesure dissuasive, ça, messieurs!

Bien sûr, la mairesse d’Outremont arguera que les écoles sont de juridiction provinciale et qu’elle ne peut rien faire.


Allons donc! Si les illégaux ne décampent pas, les fonctionnaires de l’arrondissement pourraient verbaliser les délinquants chaque mois (ou semaine) que persisterait l’infraction. À coups de 879 $, ils y réfléchiront peut-être. Et si cela ne les dissuade pas, cela aurait au moins l'avantage de renflouer un tant soit peu les coffres de l’arrondissement en ces périodes de disette.

Entre temps, si le sort de ces enfants inadéquatement éduqués préoccupe le moindrement le gouvernement Couillard, il devrait agir illico.


Le 26 mai dernier, François Blais, le ministre de l’Éducation s’était fait interpeller en pleine Assemblée nationale à propos du cas d’une autre école clandestine débusquée le jour même. Il avait alors affirmé que si les faits se confirment, «il [faudra] sortir les enfants de là, car… la situation est inacceptable».

Ce serait la seule solution logique à appliquer. Après tout, le gouvernement a l’obligation légale et morale de protéger ces enfants. 


Hélas! depuis 2006, tous les ministres de l’Éducation qui se sont succédé ont siffloté le même air sans jamais passer aux actes. Voici un cas patent où les bottines ne suivent pas les babines. 

Les Outremontais auraient-ils plus de chance en s’adressant à la députée provinciale de leur circonscription pour faire pression sur le gouvernement Couillard? En tant que catalyseur de la culture avec un grand C, la ministre Hélène David ne peut être qu’une promotrice invétérée de l’éducation des enfants. Et à plus forte raison, s’il s’agit d’enfants qui grandissent dans sa circonscription. 

Or, le 4 juin 2014, le journaliste Benoît Dutrizac nous rappelait sur les ondes de son émission (aller à 4 min 25 s) que la sœur de Françoise avait décliné son invitation d'aborder le dossier des écoles illégales. Elle ne voulait surtout pas toucher à ça. Même pas avec une pôle de 15 pieds!

Heureusement qu'il nous reste Thomas Mulcair, notre élu fédéral dans Outremont.

Avez-vous entendu le discours qu'il a prononcé le 7 juillet dernier dans le cadre de la 36e assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Premières Nations? 

Mulcair devant l'Assemblée des Premières Nations, le 7 juillet 2015

Même en anglais, il ne se contredisait pas :

«A new era means no longer accepting that First Nation children receive fewer opportunities when it comes to education. Children can’t be made to wait any longer. We must not fail another generation. A new era starts with recognizing that every community matters, that every school and classroom, that every child matters.»

Mulcair en 1972: Était-ce en prévision du jour où il prendrait à bras le corps le dossier de l'éducation des enfants autochtones qu'il cultivait ce petit look de Warrior Mohawk?

Comme il y a autant d'Amérindiens que de Juifs au Québec (± 87 000), peut-on espérer qu'il appliquera aux jeunes hassidim la révolution de la Nouvelle Ère qu'il promet d'entreprendre en faveur des jeunes autochtones?

Offrira-t-il aux jeunes des sectes hassidiques une éducation de qualité où qu'ils se trouvent? Fera-t-il en sorte de ne pas sacrifier une autre génération de ces enfants à longues rouflaquettes? Ce devrait normalement être 1 000 fois plus facile, puisque ces derniers sont concentrés dans quelques ghettos urbains plutôt qu'éparpillés sur 1,5 million de kilomètres carrés.  

On aimerait bien croire que l'aspirant premier ministre du Canada ne fera pas du deux poids, deux mesures avec la jeunesse du Québec qu'importe son origine, sa couleur, sa langue, sa tradition ou sa religion. Hélas! si le passé est garant du futur, les petits écoliers ultraorthodoxes risquent de ne pas être rescapés de sitôt. 


Il n'y a qu'à voir comment Mulcair bichonne les leaders hassidiques pour comprendre qu'il n'a aucune intention de jeter un pavé, fût-il cachère, dans la mare des intégristes hassidiques. Le NPD, comme les autres, fera passer ses intérêts électoraux bien avant ceux de milliers d'enfants. 

Realpolitik, quand tu nous tiens...

samedi 30 mai 2015

LE MARATHON DE L'ILLÉGALITÉ



Depuis le temps que les caïds des sectes hassidiques s’arrogent le pouvoir d’ouvrir où bon leur semble des écoles et des synagogues illégales, je devrais m’être habitué à leur sournoise délinquance. Eh ben, non! Ça m’indigne encore.

Au fil des ans, ce sont des dizaines d’endroits que les pontifes ultraorthodoxes ont investis illégalement. Jouant au chat et à la souris avec les inspecteurs municipaux, les déviants désertent parfois de nuit pour se terrer ailleurs. Quel bras d’honneur fait aux élus! Quel mépris à l’égard des citoyens! Et ils ont l’audace d’exiger des accommodements « raisonnables » sous la menace de chantage à l’antisémitisme. Vraiment, ils ne se prennent pas pour de la croquette de chats!

En voici un qui feint ne rien savoir à propos de l'école illégale du 845 Querbes dans laquelle il s'apprête pourtant à entrer.

Le 3 mai 2015, à Outremont, un journaliste de TVA Nouvelles dénichait une énième école qui avait toutes les apparences d’une institution illégale. Au 845 de l'avenue Querbes, le zonage interdit formellement une telle activité. Mais qu’en ont-ils à foutre de la loi des goys? Ne comptez surtout pas sur Mindy Pollak, la conseillère hassidique de Projet Montréal, pour dénoncer les fraudes de ses coreligionnaires. Madame est prête à ameuter la planète entière pour ses cabanes de plywood sur les balcons. En revanche, vous ne la verrez pas faire des gorges chaudes pour les enfants de sa secte que ses propres congénères abrutissent à grands coups de rouleaux de prières. Allez y comprendre quelque chose.

Mardi dernier (26 mai), le journaliste Yves Poirier a remis ça avec un nouveau reportage sur un autre cas d’école illégale. Cette fois, elle squatte au 6355 avenue du Parc.


28 avril 2015: une vingtaine d'enfant de niveau maternelle quitte l'école par une porte de service sous les yeux amusés d'un groupe d'adolescents qui fréquente le même immeuble

Depuis plus d’un an, les grandes vitrines qui exhibaient des collections de meubles ont été éborgnées à grand renfort de carton et de plastique sauvagement collés depuis l’intérieur. Vous n’aimez pas les longues chiures de colle à l’uréthane dans le paysage urbain? Les clandestins s’en tapent. Mieux! C’est une façon pour eux de nous dire d’aller nous faire voir ailleurs. Le hic, c’est que plutôt que de leur permettre de passer sous le radar, les façades aux allures de clapiers hurlent leur présence.

Encore un autre qui reste muet comme une carpe au sujet de l'école illégale du 6355 avenue du Parc. Admirez les coulées de colle dans la vitrine de la porte d'entrée..

Le reportage de mardi dernier a traité de la garderie clandestine du rez-de-chaussée, mais n’a pas fait allusion au fait que pas plus tard que le 6 octobre 2014, en raison d’un risque apparent d’effondrement, les inspecteurs avaient dû dresser un périmètre de sécurité devant la façade de l’école clandestine qui abritait des dizaines d’enfants.


Un passage du rapport des inspecteurs municipaux au sujet de l'immeuble du 6355 du Parc


Ce même reportage n’a pas non plus soulevé le problème de toute cette grappe d’adolescents à redingote qui, depuis plus d’un an, sont aperçus glandouillant sur le bout d’asphalte derrière l’édifice commercial. Une chose est sûre, ces garçons à la moustache naissante ne s’y retrouvent pas pour suivre des cours de tango comme l’autorise le certificat d’occupation en vigueur pour le 2e étage. Apparus comme une génération spontanée peu après le barbouillage des vitrines, ces ados annoncent une école ou un dortoir religieux clandestin.

8 septembre 2014: Des adolescents hassidiques traînent depuis déjà quelque temps dans la cour de l'école (dortoir?). Ils ne se doutaient pas du danger que présentait la structure de l'immeuble.

Comment réprimer un certain cynisme en entendant le ministre de l’Éducation se faire interpeller en pleine Assemblée nationale par la députée de Montarville à la suite de ce reportage? Si l’école s’avère illégale, François Blais affirme qu’il faudra sortir les enfants de là, en ajoutant que la situation serait alors inacceptable. Comme disent nos amis anglophones, ça a un petit air de « Déjà vu! »

Le 26 mai dernier, le ministre Blais apprend l'existence de la probable école illégale  dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Depuis 2006, tous les ministres de l’Éducation se sont refilé la patate chaude avec le succès que l’on sait. Rien n’a changé d’un iota. Il en va pourtant de l’avenir  de milliers de petits cerveaux sacrifiés par la secte. Qu’à cela ne tienne, nos élus n’ont même pas la volonté politique de s’attaquer au problème. Pensez-vous que François Croteau, le maire de Projet Montréal dans l’arrondissement Rosemont — La Petite-Patrie où se trouve cette école illégale va faire fermer le bouge religieux comme l’avait fait le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve lors de l’affaire de l’iman Chaoui qui n’avait pas, lui non plus, de certification d’occupation? C'est vrai que ce dernier n'était qu'un intégriste musulman.

Détail intéressant. Savez-vous où est domiciliée l’entreprise propriétaire de cette « nouvelle » école illégale pour petits et grands intégristes en puissance? Je vous le donne en mille. La compagnie d’Aaron Friedman et Samuel Fishman, les deux actionnaires outremontais (9308-6148 Québec inc.), est enregistrée au… siège social du Groupe Rosdev, la multinationale milliardaire de ce bon vieux MichaelRosenberg! Faut-il alors s’étonner qu’ils bafouent allègrement les règlements municipaux, tout comme ceux des ministères de la Famille et de l’Éducation? Poser la question, c’est y répondre.

jeudi 7 mai 2015

LE PATRON POLTRON


«התפוח לא נפל רחוק מהעץ» 
Proverbe hébreu qui signifie Tel père, tel fils!)

Une fois encore, force est de constater que l’argent n’achète ni l’intelligence, ni le discernement, ni les bonnes manières. Martin Rosenberg a beau être le vice-président exécutif de l’empire multinational milliardaire Rosdev, il n’a toujours pas compris qu’il ne peut pas agir en sauvage en intimidant et en violentant impunément une citoyenne, fut-elle goy (non-juive).

Lui qui, avec la complicité de son paternel Michael Rosenberg (voir son épais dossier), m’avait faussement accusé de harcèlement criminel et qui avait manigancé ses coups tordus pour me faire condamner pour diffamation n’a manifestement pas tiré de leçons des trois dégelées que lui ont servies la Cour du Québec, la Cour supérieure et la Cour d’appel.

Le 29 octobre dernier, dans le cadre d’une séance de consultation publique à laquelle tous les résidents d’Outremont avaient été conviés par la mairesse Cinq-Mars, Martin Rosenberg a littéralement disjoncté.

Lorsqu’une journaliste de la chaîne de télévision CTV a demandé à Mme Ginette Chartré, une résidente d’Outremont, de lui accorder une entrevue sur la question des cabanes de la fête de Souccot, le richissime gringalet s’est bravement livré à des voies de fait sur la citoyenne.

Martin Rosenberg à l'époque où il s'amusait à entreprendre des rénovations sans permis et à narguer les inspecteurs municipaux.

Il faut dire que tout au long de cette soirée publique qui s’était tenue au Centre communautaire intergénérationnel, Rosenberg Junior s’était démarqué par son comportement agressif et perturbateur (voir ma chronique du 3 novembre 2014.

Martin Rosenberg haranguant ses troupes pour mieux imposer sa présence et perturber la quiétude de la séance de consultation du 29 octobre 2014.

Avec le soutien actif de Christian Aubry, un sympathisant zélote du groupe Friends of Hutchison Street créé par la conseillère Mindy Pollak, Martin Rosenberg m’avait aussi insulté et harcelé pour m’empêcher de donner une entrevue à cette même journaliste de CTV. Mais pas totalement dépourvu d’instinct primaire, le trouillard s’était bien gardé de m’agresser physiquement.

Madame Chartré a porté plainte aux policiers du poste 24. Bien lui en prit, car le 22 avril 2015, le procureur de la direction des affaires pénales et criminelles de la Cour municipale de Montréal a écrit à la victime pour lui faire savoir que la preuve était suffisante pour intenter une poursuite pénale contre Martin Rosenberg . (Voir le reportage de TVA)



Évidemment, comme plusieurs s’en doutent, le petit fanfaron qui se réfugie sous le schtreimel de papa n’aura pas à subir la médecine répugnante et nauséabonde que lui et son puissant géniteur m’avaient réservée.

Pouvez-vous vous imaginer une seule seconde qu’on laisserait cette grosse légume mariner pendant des années dans le labyrinthe des procédures criminelles? Ce serait tellement cruel et inhumain, n'est-ce pas? Le ploutocrate sera épargné du rituel de la prise d'empreintes et de la traditionnelle photo de face et de profil. 

Martin Rosenberg ne pouvait pas se permettre d'hériter d'un dossier criminel. Cela l'aurait empêcher d'aller se prélasser à son hôtel de New York. Il ne pourrait même plus fouler le sol états-unien où il brasse de grosses et juteuses affaires. L'histoire ne dit pas si cela pourrait lui valoir d'être déclaré persona non grata à... Guantanamo!

Pour lui éviter cela, le délinquant hassidique sera admissible au programme de traitement non judiciaire de certaines infractions criminelles qui, paraît-il, a «démontré qu’il est possible de mettre fin à certains comportements illégaux sans qu’il soit absolument nécessaire de mettre en branle l’appareil judiciaire». Justice à deux vitesses, vous dites? Ben voyons donc!


Quant à Mindy Pollak, la conseillère hassidique de Projet Montréal, elle mériterait très certainement d’être réprimandée dans le cadre de cette histoire de voies de fait. 

Rappelons que lors de la séance du conseil d’arrondissement du 1er décembre 2014, Pollak ne s’était pas limitée à remettre en doute la parole de Mme Chartré qui dénonçait la violence dont elle avait été victime aux mains de Martin Rosenberg. La conseillère hassidique avait nettement outrepassé son rôle en décrétant péremptoirement que la citoyenne avait menti. (voir la vidéo à 10 min 45 s). Here comes the judge!

Lundi le 4 mai dernier, lorsque Mme Chartré a demandé des excuses à Mindy Pollak pour les propos dénigrants qu'elle avait tenue à son endroit, la conseillère a refusé en affichant une moue de mépris.

La tête de la conseillère de Projet Montréal lorsque la victime lui a réclamé des excuses.

dimanche 26 avril 2015

DE CABANES ET DE BÉCOSSES


Vous vous souvenez de la crise de la fête des cabanes de l’automne dernier? De septembre 2014 à janvier 2015, les gardiens du temple hassidique avaient mis toute la gomme pour dénoncer l’intention du conseil d’arrondissement d’Outremont de modifier le règlement 1177 . Celui-ci souhaitait faciliter l’application de la période de 15 jours pendant lesquels les souccot étaient autorisées dans les cours et sur les balcons.

Avec la complicité de la conseillère Mindy Pollak, les intégristes ultraorthodoxes juifs avaient orchestré une cabale ostentatoire. À grand renfort de cheerleaders venues d’aussi loin que de Hampstead et de Côte-Saint-Luc, Pollak et ses coreligionnaires avaient crié à l’intolérance, à la persécution et à l’antisémitisme. Toutes ces «victimes» aux abois revendiquaient, sinon l’abolition pure et simple du chapitre 6.1 du règlement «honteux», du moins que l’autorisation d’ériger les cabanes passe de 15 à 24 jours.

Aujourd’hui, près de 200 jours après la fin de la fête, certains fêtards n’ont toujours pas trouvé le temps de démonter leurs souccot. Même en façade!

26 avril 2015: Carcasse de souccah toujours debout, en façade de la rue Hutchison, près de 200 jours après la fête.

Nous n’avons même pas eu besoin de faire le tour de la ville pour en trouver. Ici même sur la rue Hutchison, à moins de 50 mètres de la résidence de Mindy Pollak (entre Fairmount et Saint-Viateur), des récalcitrants persistent et signent en toute impunité. Il n’y a pas de saint danger que la conseillère de Projet Montréal bouge. Elle doit avoir peur de passer pour une « self-hating jew ». Et il ne faut pas compter sur les administrations municipales pour rappeler à l’ordre les délinquants.

Gratte-ciel de souccot photographié le 24 avril 2015, à moins de 50 mètres de la résidence de la conseillère Pollak.


S’il n’y avait que ça. Il faut voir l’état lamentable des cours de certains voisins de Mindy Pollak et de Leila Marshy.

Le 19 mai 2014, les deux faire-valoir de la page Facebook Friends of Hutchison Street se vantaient d’avoir gracieusement nettoyé et rendu présentables les jardins de façadede quatre familles hassidiques de leur proche entourage. Aujourd’hui, si elles devaient se donner le mandat de rendre salubres les cours de certains de leurs voisins qui ne semblent pas connaître la différence entre une cour résidentielle, une cour à scrap et un dépotoir municipal insalubre, elles seraient peut-être forcées de réquisitionner les bras de l’Armée du Salut!

Sur Hutchison, toujours entre Fairmount et Saint-Viateur, à moins de 150 mètres du domicile de la conseillère Mindy Pollak, voici l'état putride d'une cour de membres de la secte hassidique. Deux ans ont passé entre la première et la deuxième photo.
 
Dans la même cour, boîtes de couches, lapin et ourson en peluche jonchent le sol au même titre que des lambeaux de laine minérale, des contenants de ciment à joints et des débris de construction. L'histoire ne dit pas si un permis a été délivré pour ces travaux qui semblent n'en jamais finir
 
Quatre maisons plus au nord, à voir les déchets qui jonchent toujours le balcon et la sortie de secours de la synagogue de la famille Rosenberg, il semble que la Pâques juive ait été fêtée en grand.


État des lieux à  l'arrière de la synagogue des Rosenberg, sur Hutchison, entre le 22 et le 24 avril 2015
Entre les couches usées et les emballages d'accessoires sécuritaires pour le bain, on y trouve des boîtes de Knockers Whole Spelt au sésame. Rien de tel pour célébrer Pessa'h à la synagogue de la rue Hutchison!

Lorsque Hugo Lavoie, le journaliste de Radio-Canada, aura envie de faire un topo sur autre chose que la provenance et la fabrication des chapeaux de fourrure (schtreimel) de la secte hassidique, nous pourrions lui suggérer d'arpenter nos ruelles et d'identifier l'origine des détritus qu'on y balance allègrement. Il aura de quoi meubler de nombreuses capsules radio!

mardi 24 mars 2015

LE SYNDROME DE STOCKHOLM


Vous connaissez l’adage «C’est pas parce qu’on rit, que c’est drôle». J’ai vécu ça pas plus tard que le 8 mars dernier, lorsque je suis tombé sur l’émission In the Field (aller à 13 min. de l'enregistrement). 

Ce matin-là, l’animateur David Gutnik présentait un «couple dépareillé» sur les ondes de CBC Radio. Il consacrait l’union de la conseillère juive ultraorthodoxe de Projet Montréal, Mindy Pollak, et de Leila Marshy, cette Québécoise anglophone qui écrit dans The Rover, ce magazine littéraire édité par la romancière et journaliste Marianne Ackerman.

Leila et Mindy, the «odd couple»

Quel couple étrange, en effet, que ces deux voisines dont le destin s'est encastré pour le meilleur et pour le pire à l’été 2011, à quelques jours de la tenue d’un référendum sur l’agrandissement de la synagogue Bobov du 5363 Hutchison. Un référendum qu’elles ont assimilé à un acte antisémite.

Avec la jeune Mindy, Leila, cette féministe et activiste pour les droits des Palestiniens, prendra le contre-pied des opposants à l’agrandissement du lieu de culte. Sous la houlette du lobbyiste hassidique Mayer Feig, elles fonderont le groupuscule Friends of Hutchison Street.
   
Cette alliance presque contre nature entre les deux femmes était d’autant plus improbable que Leila a ni plus ni moins avoué à Gutnik avoir été longtemps antisémite. «For years and years and years, I had a hard time being around Jewish people because I resented. What I felt, though, was kneejerk support of Israel... I thought [that] if they could, they would squash me». Elle se défiait non seulement de la communauté juive dans son ensemble, mais également des Juifs en tant qu’individus. 

Leila Marshy: un virage à droite?
Qu’importe si ses voisines hassidiques de la rue Hutchison l’avaient toujours souverainement ignorée (en plus de lui avoir fermé la porte au nez!), Leila Marshy s’est subitement sentie investie d’une mission quasi divine. «I sort of ended up extremely protective for my hassidic neighbours. I had never experienced anything like this in my life.» On aurait dit que les langues de feu s'étaient posées sur elle. Fini le fiel, la détestation et le ressentiment envers les Juifs. Désormais, contre vents et marées, elle prendra fait et cause pour la communauté sectaire.

Y a-t-il un psy sur la rue Hutchison? Il serait certainement fasciné de pouvoir étudier un cas avéré du syndrome de Stockholm. Pour avoir trop longtemps partagé sa vie avec ses «geôliers», Leila (dont le père serait d'origine palestinienne) aurait développé une sorte d’empathie, voire une contagion émotionnelle pour ceux-ci.

Si Mindy et Leila se sont rabibochées trop tard pour que la secte hassidique puisse gagner le référendum, elles ont tout de même trouvé leur chemin de Damas en se donnant la vocation de jeter des ponts entre les francophones, les anglophones et la communauté hassidique.
   
Leur slogan ne saurait être plus noble : «We are everyone who seeks peace, harmony, dialogue, adventure.» Qui pourrait s’opposer à l’harmonie planétaire? Franchement, je ne vois pas! Comme le dit si bien Leila, «Si je veux entretenir des relations de toutes sortes avec Mindy, je dois respecter ses pratiques et me garder de porter un jugement. C’est ça la laïcité. Donner à l’autre un espace pour manifester sa foi.» (ma traduction)

Mais il faut plus que des vœux pieux (sans jeu de mots) pour pouvoir entrer au royaume de L’Amour infini. Or, pour peu que l’on gratte le vernis idyllique de leur page Facebook, on y découvre que Leila a transbahuté ses préjugés à l’encontre des Juifs vers les Québécois francophones.

L’histoire ne dit pas si son ressentiment a pris sa source au moment de l’adoption de la Loi 101 qui la force aujourd’hui à magasiner dans des Walmart unilingues. Qu’importe. Ses propos la trahissent allègrement.

Des exemples? Déjà en juin 2011, elle criait dans The Gazette que les opposants à l'agrandissement de la synagogue étaient de la race des bigots et des xénophobes anti-immigrants. Plus tard, dans un élan de racisme soft, elle fait remarquer que «the people who are doing the complaining are white francophones». Fiou! Les Haïtiens sont épargnés.

D’autres fois, comme le 20 mars 2012, elle consigne ses préjugés dans une langue de Molière approximative: «Comme on sait bien déjà, l'intolerence as des racines profond et pernicieux dans cette province.»

Elle amalgame les Québécois à l'Office de la langue française, à Lionel Groulx et à Adrien Arcand. Leila a-t-elle oublié que si ce dernier était fédéraliste, loyaliste et d'obédience fasciste, il a surtout été adulé par les  mouvements pro-nazis d'Ontario et des provinces de l'Ouest canadien? Come on, Miss Gandhi!

Sa préconception transpire même au micro de Gutnik lorsqu’elle soutient que les francophones ont une tendance très forte à exiger des autres qu’ils soient comme eux : «I don’t know if it is a Quebec tendency, but it is very active here». Ses poussées de francophobie doivent tout de même provoquer une petite crise d'urticaire chez sa propre conjointe qui, sur leur page Friends of Hutchison Street, cite Mère Teresa : «If you judge people you have no time to love them.»

8 novembre 2013: Mindy Pollak interviewée par Anne-Marie Dussault

Sur les ondes de CBC, Marshy parle avec mépris de l’entrevue qu’Anne-Marie Dussault a menée avec Mindy Pollak quelques jours après son élection de novembre 2013. Elle déplore que la journaliste (qu’elle n’a pas nommée) ait abordé des questions comme celle du port de la perruque ou de l’interdiction pour la nouvelle élue de serrer la main des hommes. La directrice de la campagne électorale de Pollak aurait plutôt souhaité que l’animatrice de l’émission d’affaires publiques 24/60 célèbre cette nouvelle marque d’ouverture de la communauté hassidique.

Marshy avec son mentor, le jour du référendum
Comme son mentor Mayer Feig, Marshy pensait-elle vraiment qu’une journaliste chevronnée se compromettrait à faire du lobbyisme au profit d’une communauté? Je rêve ou quoi? De quels autres sujets Mme Dussault aurait-elle bien pu s'entretenir avec la néophyte qui habite encore chez papa maman? Elle n’avait rien à dire, la pauvre. Ça n’a rien à voir avec l’intelligence, mais elle partait de tellement loin. Même au sein de Projet Montréal, on reconnaît en douce que cette première année d’initiation de la novice n’a pas été de la tarte.
   
Remarquez que Pollak et Marshy ne sont pas les seules Friends of Hutchison Street à trouver que les francophones ont des tendances racistes et antisémites. Il faut dire que ce groupe de «rapprochement» des communautés outremontaises est constitué, en quasi-totalité, d’«amis» anglophones dont une très vaste majorité se reconnaît d’origine, de culture ou de confession juive. Pour être bien clair, sachez que je n’y vois pas là l’ombre d’un problème. Je souligne simplement que ceci explique peut-être cela.

«Qu'est-ce qui fait un bon voisin?», demande-t-on dans le prospectus.  La réponse serait-elle donnée par tous ces gens de la "surrounding community" qui affichent leur amour pour l'évènement et la cause? 

Sans m’attarder aux artistes comme Cameron Skeene ou So Called qui ont respectivement lancé des insanités comme «I hate Outremont Nazis !» ou «Law protects racist majority on this street!», je soulignerai plutôt les propos plus costauds de gens comme Daniel Sanger, cet attaché politique de Projet Montréal qui, dans l’édition de mars 2000 du magazine Saturday Night, a publié un article intitulé Colder and Whiter.



Dans son brûlot, le journaliste controversé n’a pas seulement laissé entendre que la capitale nationale du Québec a été le théâtre d’un nettoyage ethnique (entre autres des Juifs!). Il raconte qu'un non blanc, non catholique ou un Québécois non «pure laine» devrait y penser à deux fois avant de s'y établir. C’est sans parler du fait qu’il colporte qu’un nombre disproportionné de Français parmi les nouveaux arrivants seraient des partisans de Jean-Marie Le Pen à la recherche d'une «pureté» que leur patrie d'origine a perdue. Un torchon qui lui aura tout de même valu un blâme en bonne et due forme du Conseil de presse.
   
Toujours dans l’entrevue que Leila Marshy a donnée à Gutnik, il est assez stupéfiant d’entendre l’activiste féministe réduire à l'anecdote insignifiante le joug castrant et le déni de droits qui affligent les femmes hassidiques. «Je suis consciente qu’il doit bien y avoir une couple de femmes au sein de toute la communauté hassidique qui auraient souhaiter devenir avocate ou artiste, dit-elle, mais il n’y a rien de mal à cette culture qui s’est construite autour de certains rituels légitimes.» (ma traduction) Ah! bon. Une couple de femmes brimées, vraiment. Ça, c’est de la féministe à deux vitesses, les amis. 

Parmi tant d'autres problèmes affligeant ces femmes, je suggère à notre féministe Peace’n love d'aller voir le film Gett: Le procès de Viviane Amsalem, en gardant bien en tête que ce type de drame se vit autant ici, qu'à Boston ou à Jérusalem.

Je sens que vous êtes sur le point de me demander ce qu’a bien pu raconter Mindy Pollak dans le cadre de cette entrevue bicéphale. Elle a bien dit que les communautés francophone et hassidique cherchent toutes les deux à préserver leur culture, leur langue et leur histoire, mais avec ce qu'elle et sa copine racontent, il semble qu'une des deux communautés soit nettement plus noble que l'autre.

Ah! J'allais oublier. La conseillère de Projet Montréal nous révèle aussi le secret de la belle harmonie qu'elle entretient avec Leila . «We can talk of anything», dit-elle, en confessant un petit tabou. «Israel and Palestine in one of the topics that we don’t touch because, right away, we saw that it’s just not gonna work.» C’est donc ça la formule magique des Friends of Hutchison Street. On met tous les problèmes et les irritants sous le tapis et on se ferme les yeux comme si tout baignait. Le déni, quoi!
 
Ce n’est pas Rachid et Samia qui auraient pensé à ça, à Gaza. Faudra leur faire parvenir la recette par pigeon voyageur, hein, les filles?

samedi 7 mars 2015

LA GIFLE DU FAUX JETON... ET LA DEVINETTE


Comment? Dites-moi pas que vous ne connaissez pas encore Mayer Feig? Le 2 mars dernier, si vous aviez entendu son intervention lors de la période de questions du conseil d’Outremont, vous auriez peut-être versé une larme.

Pour la septième année d'affilée, à quelques jours de la fête du Pourim, le lobbyiste des sectes ultraorthodoxes d’Outremont et du Plateau est remonté au créneau pour réclamer la suspension du règlement 1171
(voir page 31 du règlement) qui interdit la circulation d'autobus sur les rues résidentielles de l'arrondissement.


7 mars 2011: à la tête d'un bataillon de hassidim, Mayer Feig (debout au micro de la salle du conseil) réclamait avec force l'abrogation du règlement sur les autobus.



Contrairement à son habitude, le lobbyiste sectaire n'a pas fait usage de l'intimidation. C'est à peine s'il a laissé sous-entendre le «caractère antisémite» du règlement. Feig a plutôt choisi d'utiliser la victimisation douce pour faire plier le conseil d'arrondissement.

Remontant au déluge, il nous a rappelé que lorsque la flamme olympique est passée par Montréal (il y a 39 ans!) et que les Canadiens ont gagné la Coupe Stanley (il y a 22 ans!), les autorités montréalaises avaient permis la fermeture des rues en dépit des inconvénients pour la circulation.

Par ailleurs, le porte-parole créationniste a souligné que depuis 2010, Outremont hébergeait l'évènement La Foulée des Parcs
, une course familiale annuelle qui dure quatre heures. Il a aussi mentionné qu'en 2012, le SPVM avait même laissé les manifestants du Printemps érable jouer de la casserole à la tombée du jour devant la résidence du pauvre maire Tremblay.

Fort de cette liste d'évènements perturbateurs de trafic, Mayer Feig s'indigne que l'arrondissement ne donne pas de passe-droit aux grands ados et aux jeunes hommes hassidiques (les filles ne sont pas autorisées à s'envoyer en l'air de la sorte) qui réclament ces autobus interdits dans les rues résidentielles de l'arrondissement pour se saouler la gueule allègrement.

 
Quel rapprochement ce bonze de l'ultraorthodoxie tentait-il de faire entre un Pourim motorisé de 48 heures et des évènements piétonniers de quelques heures à peine? Cette réclamation pour les gros Vroum! Vroum! interdits de circulation est d'autant plus ironique que leurs dictats religieux les obligent à résider à distance de marche de leurs lieux de culte.

Entre vous et moi, Mayer Feig est un vulgaire faux jeton. Au fil des ans, il nous a montré qu'en matière de désinformation, de bluff, de tromperie et de cynisme, il est allé à la bonne école. Si cette discipline existait aux Jeux olympiques, il ferait une chaude lutte à Alex Werzberger et se retrouverait à ses côtés sur le podium. Même Mindy Pollak suivrait pas très loin derrière. Rappelez-vous. Déjà en 2013, alors qu'elle n'était pas encore conseillère de Projet Montréal, la membre de la secte Vishnitz n'avait pas hésité à prétendre dans The Gazette  que des citoyens d'Outremont allaient bloquer le trafic pour faire dérailler leur fête. 

N'importe quoi! 


Qui a bloqué le trafic à qui lors des Pourim des dernières années?

Chaque année que Yahvé amène, Feig et ses pairs viennent à l'assemblée du conseil jouer la carte de la légalité qui leur tient tant à coeur... avant de lâcher dans les rues d'Outremont leurs autobus 21 places. Encore une fois, notre cher Bobov a giflé l'administration de l'arrondissement qu'il veut mettre à sa main avec l'aide de Dieu... et de Mindy!

Mayer Feig, le mystificateur hassidique assène une nouvelle gifle au conseil d'Outremont.

Cette année n'a pas fait exception. Il semble même que les autobus interdits ont été plus nombreux que l'an dernier à cracher le diesel. Lors de l'assemblée du 3 mars, alors qu'ils feignaient la transparence et à la démocratie, Feig et Pollak savaient pertinemment que le Pourim sentirait le «fuel». Ils auraient été bien fous de s'en priver. Ce sont eux qui mènent! Avez-vous vu des chauffeurs d'autobus recevoir des contraventions?



5 mars 2015, 17h 05: Un autobus illégal stationné en double devant la résidence de Martin Rosenberg, le vice-président de l'empire Rosdev.

5 mars 2015, 17 h 19: Mayer Feig, alias matricule M-11 du service d'urgence Hatzoloh, suit cet autobus illégal. En me voyant sur place, il m'a envoyé la main. Il avait l'air ravi, ce sacré bougre.
  
5 mars 2015, à 23h 51: C'est encore le free-for-all entre les autobus illégaux en double et les fourgonnettes en triple sur nos rues résidentielles.

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DEVINETTE

Pour terminer sur une note plus joyeuse, j'ai une petite devinette pour vous à propos de l'élection partielle qui se tiendra le 22 mars prochain dans le district Robert-Bourassa d'Outremont.

Observez d'abord cette photo représentant trois des candidats qui se disputent le poste de conseiller de district:


De gauche à droite: Marie Potvin, Christine Gélinas-Élie et Philipe Tomlinson

Sauriez-vous m'expliquer pourquoi, des trois candidats qui souhaitent se faire élire sous l'égide d'un parti politique dûment constitué, l'un d'eux aurait choisi de ne pas être vu aux côtés de son chef?

Vous qui levez la main, là-bas, vous avez une explication? Vous pensez que son chef n'est pas assez photogénique? Je ne crois pas que ce soit la bonne réponse, madame. Si vous connaissiez Luc Ferrandez, je suis sûr que vous ne diriez pas une telle chose. Il a plutôt belle gueule, le chef intérimaire de Projet Montréal.

Quelqu'un a une autre interprétation à nous donner? Non?

Je peux vous en suggérer une?



Au cours de la dernière année, Philipe Tomlinson a été le conseiller politique de Mindy Pollak, la soi-disant «bâtisseuse de ponts» des différentes communautés d'Outremont. 

Ça expliquerait peut-être le slogan «Défendons Outremont ensemble»! Je dis ça «de même».