mercredi 23 mars 2016

LES NOUVEAUX RÉSERVISTES ou LA CHASSE AUX TROPHÉES



«Let’s consider the Jew who fights anti-Semitism. He will find anti-Semitism everywhere, even on an empty island or in the Sahara. The obsessed person becomes funny because he cannot see the exception to the rule, or he creates nonexistent rules.» 


Conversations with Isaac Bashevis Singer
écrivain yiddish, Prix Nobel de littérature – 1978



Voici, justement, un exemple patent de ce qu'avait observé M. Singer:


Un svastika dans le logo de JP Morgan Chase! Tiré du site ultraorthodoxe montréalais Bill 613)

Dans mes deux plus récentes chroniques, j’ai fait état des méthodes d’intimidation grossières et du chantage obscène qu’exercent le congrès juif et le B’Nai Brith. L’un comme l’autre n’a aucun scrupule à qualifier de désinformateurs antisémites ceux et celles qui n’épousent pas aveuglément leur credo. Mais, en dépit de leur puissance, ces deux lobbies (pour ne parler que de ceux-là) peuvent également compter sur une nébuleuse de réservistes prêts à prendre les armes à tout moment.

Depuis 2007, l’année où je me suis retrouvé dans la mire de quelques grosses légumes de la communauté hassidique d’Outremont, j’ai été interpellé et conspué par toutes sortes de zélotes. Des sbires disposés à faire des jobs de bras à n’importe quel citoyen qui oserait dénoncer l’arrogance, les diktats et l’impunité accordée à des groupes sectaires.

Je ne parle même pas ici des journalistes de confession ou de culture juive qui ont braqué leurs micros ou leurs plumes en ma direction. Après tout, le conflit mettait en avant plan des individus hauts placés d’une branche qui partage une souche commune avec eux. Le sujet était d’intérêt pour leurs communautés. Bien sûr, je ne m’attendais pas qu’ils fassent preuve de neutralité, mais je pouvais très bien vivre avec le biais qui pouvait suinter de leurs articles.

Non, je pointe plutôt du doigt des groupuscules comme Friends of Hutchison Street (FOHS), ce commando échafaudé en sous-main par le lobbyiste ultraorthodoxe Mayer Feig. L’arrogant activiste a sacré cofondatrices de ce groupe supposément inclusif et «peace & love» nulles autres que
Leila Marshy et Mindy Pollak, cette hassidim qui deviendra conseillère municipale de Projet Montréal dans Outremont. 


Ce trio qui fait de l’esbroufe et de l’aveuglement volontaire est soutenu presque exclusivement par des citoyens anglophones de confession ou de culture juive. Certains crachent sur leurs voisins francophones qu’ils n’hésitent pas à qualifier de «bigots», «racists», «nazis», «anti-Semitics»  et «xenophobes».

Parmi les rares francophones à les soutenir, on trouve
Jean-Marie, par exemple, un Outremontais d’origine nantaise. Ancien acteur et doubleur de films, ce sympathisant des FOHS est aussi un admirateur déclaré de Tsahal (l’armée israélienne). Il y a aussi cette artiste du Mile-End au prénom et au patronyme on ne saurait plus francophone. Pourtant, elle crie haut et fort dans la langue de Shakespeare que «the Hassidim will not assimilate into Quebec francophone culture. They will not assimilate! It is not a judgement on Quebec culture it is simply that they have their own culture and religion and they want to keep it. They will not assimilate». Comment ne pas pouffer lorsque Mme Cousineau ajoute «And neither will I.» En passant, qui a réclamé l’assimilation?

Bien sûr, d’autres blogues ouvertement administrés par des activistes remuants de la communauté ultraorthodoxe ont aussi été mis sur pied. Je pense au blogue Outremont Hassid que les ultraorthodoxes Cheskie Weiss, Baruch Posner et Hirsh Teitelbaum prétendent avoir officiellement créé «pour entamer un dialogue honnête et sincère avec nos voisins». 


En haut, à gauche, Cheskie Weiss en train de m'engueuler. En bas, Hirsh Teitelbaum au cours d'un exercice de conviction

Force est de constater, toutefois, que les trois ultrareligieux s’empressent de sauter à pieds joints sur les citoyens qui ne sont pas chauds à se laisser imposer leur vision passéiste du monde dans l’espace public. Véritables vases communicants avec la page Facebook Friends of Hutchison Street, ils ont tous trois accès à des ressources financières conséquentes. Ils peuvent même s’offrir les services de traducteurs francophones professionnels pour diffuser leur propagande dans la langue de Molière, ce que nous ne pouvons certes pas leur reprocher.

Que dire du blogue Bill 613, qui, jusqu’à tout récemment, était abondamment alimenté par Zvi Hershcovich, ce prétendu rabbin loubavitch déporté de Russie pour y avoir travaillé illégalement pendant quelques années? En février 2013, le «rabbin» m’avait même rencontré dans un Starbuck pour une interview. Un entretien qui ne paraîtra jamais sur son blogue pour la simple et bonne raison, m’avait-il alors expliqué, que ses supérieurs ne souhaitaient pas me faire de la publicité! C’est pourtant Hershcovich qui m’avait approché. Je peux cependant vous dire que la raison de cette non-publication était plutôt que ce bon Zvi n’avait pas été en mesure de repiquer une seule phrase dans cette longue entrevue qui lui aurait permis de me peinturer (en brun!) dans le coin. 


Zvi Hershcovich, le rabbin déportée de Russie

Hershcovich est loin d’être le seul à avoir tenté le coup. Je pense, entre autres, à Tobi Cohen, cette journaliste œuvrant pour Postmedia News débarquée chez moi en avril 2011 pour avoir mon son de cloche sur l’élection fédérale du 2 mai alors que je ne m’étais jamais impliqué ni même prononcé de ma vie sur un tel enjeu. Cela m’avait semblé d’autant plus incongru que la journaliste, visiblement très nerveuse et assise sur le bout des fesses dans mon salon, avait souhaité filmer l’entrevue alors qu’elle devait publier un papier et non un topo vidéo. Sans surprise, le prétendu article n’a jamais été publié. A-t-on jugé que mes propos ne permettaient pas de m’asséner le coup de grâce?

Je pourrais aussi parler de cette professeure d’anglais langue seconde qui m’avait demandé si je serais disposé à rencontrer avec elle quelques étudiantes dans le cadre d’un «travail scolaire» qu’elles devaient faire sur la communauté juive. Cette enseignante du Plateau m’avait promis une copie de la vidéo que réaliseraient les étudiantes à la suite de l’entrevue que je leur ai gentiment accordée. En dépit de cette promesse et de mes demandes répétées, je n’ai jamais pu voir la couleur de leur travail. Ce n’est que plus tard, en réalisant que Dina s’activait dans le giron des Friends of Hutchison Street que j’en ai conclu qu’elle avait probablement été mandatée pour me tendre un guet-apens. On espérait que je tienne des propos qui m’auraient discrédité? Il semble bien que je les aie déçues.

Parano, moi? Attendez la meilleure. Le fleuron de l’arnaque et de la mauvaise foi crasse revient très certainement à Martin Himel et Dannielle Dyson. Le 6 mai 2012, à quelques heures du premier get-together organisé par les Friends of Hutchison Street, le cameraman canado-israélien et sa « recherchiste » s’étaient invités chez moi sous prétexte de produire un documentaire sur la vie sur la rue Hutchison. Toc! Toc! Toc! Shalom, my friends! Come on in




Je leur ai accordé deux heures d’entrevue filmée, mais ce n’est que plus d’un an plus tard que j’ai appris qu’un «documentaire» intitulé Jew Bashing : The New Anti-Semitism a été télédiffusé en grande première le 27 mai 2013 sur les ondes de la chaîne 2 israélienne et sur Vision TV «Canada’s only English language cable and satellite specialty channel that airs multi-faith, multicultural and family-oriented entertainment». En quatre épisodes, le reportage traitait respectivement du Pakistan et du Moyen-Orient, de l’Europe, des États-Unis et du Canada.

 
Dans l’épisode portant sur le Canada, le vidéaste, apparemment affilié à la droite pro israélienne, m’a placé aux côtés d’indécrottables antisémites qui, interrogés sur la solution à apporter au «problème juif», soutenaient qu’il faudrait tout bonnement les exterminer. C’était tellement gros que je me suis pincé. 


Martin Hilel, fier pet avec ses trophées de chasse... comme le dentiste américain qui a tué le lion Cecil

À peu près rien n’a été retenu de l’entrevue dont j’ai conservé l’enregistrement intégral. Hilel s’est plutôt commis à faire un montage aussi dégoûtant que fallacieux du get-together de l’après-midi où j’ai été confronté à l’hostilité des Friends of Hutchison Street qui ont tout fait pour me dénigrer et m’enterrer. Jamais de ma vie je n’aurai assisté à une telle imposture de la part d’un reporter. À côté de Martin Hilel qui se fait photographier avec ses trophées de chasse comme le dentiste américain qui a tué le lion Cecil, l’ex-journaliste François Bugingo est un pur enfant de cœur.

Pour tout vous dire, je me réjouis que des gens ou des groupes veuillent combattre toute injustice, y compris l’antisémitisme. Ce qui me déconcerte, en revanche, c’est de constater qu’un groupe de citoyens soit incapable de faire la différence entre un soi-disant pogrom soutenu par des autorités municipales, une exaspération résultant d’infractions répétées à différentes réglementations avec la bénédiction de leaders sectaires ou un empiétement du religieux dans la sphère publique.

Je suis d’autant plus étonné de la réaction de certains citoyens que j’ai assisté à différents évènements dont le fameux BABEL : Jews and Neighbours in the Mile-End, organisé en septembre 2011 par le Mile-End Chavurah, un groupe local de juifs progressistes. 


Votre serviteur (flèche jaune) à l'événement BABEL : Jews and Neighbours in the Mile-End
 
J’y ai constaté que parmi les Berman, Cooper, Elbaum, Hartz, Levy, Moscovitch, Rosenblatt, Schwarz, Steinberg présents aux ateliers, un bon nombre semblaient en connaître infiniment moins que moi sur la culture ou les rites juifs. L’un demandait aux panélistes pourquoi les femmes ultraorthodoxes se rasaient les cheveux ou portaient la perruque, l’autre voulait comprendre en quel honneur les hommes en noir craignaient les chiens et ainsi de suite. Ils allaient peu, voire pas du tout à la synagogue, ne mangeaient pas casher, n’auraient su que faire d’un érouv, s’avouaient qui homosexuels, qui hétéros en concubinage, qui libertaires ou hipsters.

Et pourtant, ce sont ces mêmes résidents «éclairés» du quartier qui, plutôt que de s’interroger sur le bien-fondé des récriminations de leurs voisins juifs ou non-juifs, ont choisi de faire corps et de soutenir inconditionnellement la frange intégriste de leurs coreligionnaires.


Nos voisins juifs laïcs et modérément pratiquants se sont-ils seulement demandé ce qu’il adviendra de la belle philosophie du «Vivre et laisser vivre» qu’ils chérissent tant lorsque la croissance du fondamentalisme aura pris le dessus?


Des démographes américains auraient établi que 49 % des enfants juifs de New York sont désormais hassidiques et que dans une génération, la communauté juive de la Big Apple sera d’abord et avant tout fondamentaliste, pauvre, sans instruction et réactionnaire.


En mai 2013, Jay Michaelson
, un rédacteur de l’hebdomadaire juif new-yorkais Forward, invitait fortement les principales organisations juives américaines à cesser de faire cause commune avec les fondamentalistes juifs et à couper le financement qui maintient artificiellement en vie des institutions ultraorthodoxes. Selon lui, ces subventions permettent à une petite élite de contrôler par la peur et la manipulation des milliers de serfs. 
 
Faisant, entre autres, référence aux scandales sexuels et de blanchiment d’argent qui ont éclaté ces dernières années, Michaelson va jusqu’à dire que le système hassidique tel qu’administré par ses dirigeants donne l’image d’une sous-culture qui s’apparente davantage à «The Sopranos» qu’au «Fiddler on the Roof». 



En attendant que quelque chose débloque un jour ici, je reçois encore des demandes d’entrevue. La plus récente m’a été faite en janvier dernier par un jeune journaliste établi dans le Mile-End depuis dix ans et qui publie dans le magazine canadien The Walrus. Il souhaite rédiger un essai, m’a-t-il écrit, pour «expliquer a la public anglophone que la position Québécoise n'est pas motive par anti-Semitism».


Je me suis donc rendu chez lui et lui ai accordé (à lui aussi!) deux bonnes heures d’entrevue. J'attends la sortie de son article. Je n’ai aucune raison de craindre un jeune père de famille, surtout quand il a l’honnêteté de se présenter comme un juif de Vancouver. Et ce n'est pas parce qu’il est coprésident du conseil d'administration du Mile-End Chavurah qu’il me pendra nécessairement haut et court. Non. Si j'ai enregistré nos échanges, c'est juste un vieux réflexe journalistique, vous savez bien. Chat échaudé craint l’eau froide? Moi? Voyons donc! Je ne suis pas superstitieux.

vendredi 19 février 2016

DE CRIMES RITUELS ET DE COMMANDES SPÉCIALES



Samedi soir dernier, Bernard-Henri Lévy (BHL) a fait sursauter le plateau de On n’est pas couché, le célèbre talk-show de France 2.


Alors qu’il faisait la promotion de L'esprit du judaïsme, son dernier bouquin, l’impayable dandy philosophe a été interpellé par Léa Salamé. La chroniqueuse tiquait sérieusement sur un passage de son livre où il soutient que le scandale du sang contaminé qui avait éclaboussé Laurent Fabius en 1998 était un «crime rituel juif», un complot raciste antijuif. Visionner la vidéo de l'échange.

Léa Salamé confronte BHL à On n'est pas couché. Décoiffant!
 
N’en étant pas à une caleçonnade près, BHL a ajouté en ondes que l’antisémitisme avait aussi eu un rôle à jouer dans le scandale sexuel qui s’était abattu sur Dominique Strauss-Kahn. Bref, BHL voit de l’antisémitisme partout. Et il n’est pas le seul.


Dans ma dernière chronique Le chilling effect, je parlais de la propension du Centre des relations juives et israéliennes — CIJA (anciennement le congrès juif) à harceler les médias qui ont le malheur de toucher à la question du conflit israélo-palestinien. Mais l’organisme «non partisan» a un grand frère qui, à l’échelle mondiale, a la même fixation que lui. 


Un écusson du B'nai Brith

Venu au monde il y a 175 ans, le B’nai Brith (qui signifie Les fils de l'Alliance) s’est développé sur le modèle des loges maçonniques. Le gendarme du discours politique pro-israélien compterait près d’un million de membres, ce qui, vous en conviendrez, est impressionnant quand on sait que l’ensemble des communautés juives à travers la planète équivaut grosso modo à la population… basque.


Le B’nai Brith a dû glousser pas à peu près lorsque Max et Monique Nemni, les biographes de Pierre Elliott Trudeau, ont mis à jour, en 2006, l’antisémitisme du futur premier ministre canadien dans le tome qui traite de ses années de jeunesse. Et que dire lorsque The Sun, le quotidien de langue anglaise le plus vendu au monde a publié, en 2015, des images inédites de la famille royale s'exerçant allègrement à faire des saluts nazis? Non, non. Il ne s'agissait pas de quenelles inversées!



Pierre Trudeau et la reine Elizabeth II lors de la signature de la Constitution canadienne, le 17 avril 1982. Va-t-on débaptiser l’aéroport de Montréal et déchirer la constitution en raison de certains éléments de leur passé trouble? Après tout, l'antisémitisme est un crime au moins aussi grave que la pédophilie, non?

On comprend aisément que la période de crise de la première moitié du 20e siècle ait été un terrain que toutes sortes d’organisations souhaitaient débarrasser de ses épouvantables relents d’intolérance. Pour autant, faut-il aujourd’hui accepter les méthodes d’intimidation et de chantage dont abuse le B’nai Brith et ses consorts? Demandez donc à Roger Waters, le chanteur et bassiste vedette du groupe Pink Floyd, ce qu'il en pense.


Pas besoin, comme Roger Waters, de militer pour le boycott d'Israël sur la question des droits des Palestiniens pour être traité de nazi et d'antisémite.
 
Depuis une dizaine d’années, la loge canadienne du B’nai Brith a opéré un sérieux coup de barre à droite qui a profondément écoeuré des gens comme Stephen Scheinberg, un ex-dirigeant du B’nai Brith et Victor Goldbloom, le premier membre de la communauté juive à être nommé au Conseil des ministres du Québec. 


Victor Goldbloom, décédé il y a deux jours, a été fortement en désaccord avec le durcissement du B'nai Brith
 
La dernière mouture des Fils de l’alliance est à ce point inféodée à l’extrême droite israélienne et à ses acolytes conservateurs qu’en août 2014, elle ne réclamait rien de moins qu'un prix Nobel de la paix pour Stephen Harper. Il fallait entendre Frank Dimant, le chef de la direction de B'nai Brith Canada (jusqu’en septembre 2014) prétendre «[qu’] aucun autre leader dans le monde a su montrer… une telle compréhension claire des différences entre ceux qui cherchent à faire le mal, et leurs victimes». Dichotomie satanique, quand tu nous tiens! 

 
À la regarder tirer sur tout ce qui bouge, on aurait envie de suggérer à la menaçante organisation de laisser tomber sa liste noire et de la remplacer par une liste «patte blanche» qui recenserait plutôt les happy few qui ne sont pas antisémites. Convenez que ce serait pas mal moins de travail. C’est vrai, en revanche, que la nébuleuse serait alors forcée de remercier un grand nombre de ses pisteurs qui sont éternellement sur le qui-vive.


Depuis les toutes premières chroniques de mon blogue, je soutiens que l’accusation d’antisémitisme peut être efficace si elle est utilisée à bon escient. En revanche, lorsqu’elle est dégoupillée à tort et à travers, comme c’est trop souvent le cas, elle devient une bombe sale. Une arme de terroristes fanatiques. De têtes brûlées.

Rappelez-vous l’affaire Michaud. C’est le B’nai Brith qui avait allumé le bûcher en dénonçant Yves Michaud pour ses soi-disant «injures contre les juifs». Cela avait fini par lui valoir un blâme unanime de l'Assemblée nationale. Pierre Foglia (qui ne pouvait pas sentir Michaud) avait tout de même décrié ce blâme en ajoutant «[qu’il] règne dans ce pays une espèce de terreur à la seule l'idée d'avoir à affronter les organisations juives comme le B'nai Brith ou le Congrès juif. Terreur qui… alimente dangereusement les sentiments et les attitudes antisémites au lieu de les combattre.» Même Salomon Cohen, juif israélien qui a fait la Guerre des Six Jours et ex-candidat du PQ dans la circonscription d'Outremont, avait accusé le B’nai Brith d’être une des bougies d'allumage de l'antisémitisme au Québec.

C’est encore le B’nai Brith qui, en 2007, avait réclamé la tête de Jocelyn Coulon, candidat libéral dans Outremont, pour ses «préjugés anti-Israël». Le spécialiste en politique internationale qui était pourtant irréprochable avait très très mal digéré la malhonnête infamie. 


Jocelyn Coulon et Hans Marotte, deux des nombreuses cibles du B'nai Brith

C’est toujours le B’nai Brith qui voulait qu’Hans Marotte, le candidat NPD de la campagne fédérale de 2015, se mette à genoux et passe à la confesse devant Michael Mostyn, le nouveau bonze de B'nai Brith Canada pour des propos qu’il avait tenus un quart de siècle plus tôt sur la première Intifada.

 

Le B’nai Brith accepte aussi volontiers les commandes spéciales. J’en sais quelque chose.

En janvier 2013, au troisième jour du 2e procès qu’avait intenté contre moi Michael Rosenberg, j'étais
appelé à la barre des témoins. J'en avais profité pour expliquer à la juge de la Cour supérieure que le B’nai Brith était un instrument tellement sensible qu’en comparaison, un sismographe faisait figure de zinzin de l’époque des mammouths laineux et des Pierrafeu. J'ai alors fait remarquer à l’honorable Claude Dallaire qu’en cinq ans et demi, aucune de mes 300 chroniques ne m’avait valu les foudres du B’nai Brith.

Dieu sait, pourtant, que cette poursuite avait fait les manchettes des quotidiens canadiens et des téléjournaux québécois à de multiples reprises. Ça en avait bouché tout un coin à l’illustrissime Julius Grey et aux trois ploutocrates qui m’accusaient, entre autres, d’antisémitisme.

Le bon Julius en conciliabule avec Alex Werzberger (de dos), Martin et Michael Rosenberg dans un couloir du palais de justice de Montréal, le 13 janvier 2013.

Plus de 62 mois après le début du battage médiatique du litige qui m'opposait aux Rosenberg et à Werzberger, quelqu’un de l’entourage de mes accusateurs a manifestement passé une commande spéciale au B’nai Brith. Il fallait absolument que le cartel, engagé dans la sécurité de l'État d'Israël et la lutte contre l'antisémitisme, me réserve une place dans sa documentation officielle avant que ne tombe mon jugement.

En avril 2013, huit mois avant que la juge de la Cour supérieure ne rende son jugement, le rapport 2012  des incidents d'antisémitisme sortait tout chaud de l'imprimerie. C'est un Thomas Mulcair fier comme un paon qui avait eu l'honneur de dévoiler le rapport.

Lors du dévoilement du rapport 2012, Thomas Mulcair était flanqué de ceux qui deviendront respectivement l'ancien et le nouveau chef de la direction de B'nai Brith Canada, Frank Dimant (à l'extrême gauche) et Michael Mostyn (à l'extrême droite).

À la page 20, on m'y faisait dire que «les juifs hassidiques sont des fanatiques religieux qui font leurs propres lois en usant d’intimidation». Avoir su que l'on m'attribuerait une citation approximative, je leur aurais demandé d'y insérer le B'nai Brith parmi les intimidateurs fanatiques! 

Pour servir ses fins, le B'nai Brith n'a eu aucun scrupule à falsifier et à travestir les faits. Ainsi, à la page 18 de son canard, on y lit: «Des symboles du judaïsme hassidique sont utilisés pour prétendre que les juifs tourmentent les non-juifs». Or, il n'y a rien de plus faux. Cette caricature que m'avait inspiré La chute des Titans, de Cornelis Cornelisz van Haarlem, ne s'adressait absolument pas aux juifs, ni même aux hassidim en général. Elle représentait Michael Rosenberg, mon principal poursuivant qui venait de se faire déculotter pas à peu près par la juge Manon Ouimet de la Cour du Québec. Pour avoir la preuve de la malhonnêteté des propos du B'nai Brith, je vous invite fortement à lire La justice des dieux.
  
La page 18 du rapport 2012 du B'nai Brith: on y trouve la tête d'un Michael Rosenberg étendu
 

Le plus drôle dans toute cette histoire, c'est qu'à peine dix mois avant de se pavaner avec ce fameux rapport 2012, Thomas Mulcair avait été forcé, lui aussi, de se défendre contre les accusations du B’nai Brith soutenant qu'il existait un état d’esprit anti-Israël (lisez antisémite!) au sein de son caucus. On comprend, dès lors, que le chef du NPD avait quelque chose à se faire pardonner!

Comme tous les autres politiciens, Tom devra se tenir les fesses très très serrées et les oreilles molles s'il veut s'éviter à nouveau les foudres des suppôts d'Israël. Quoi? C'est antisémite de dire ça? Ben là, ça va faire! J'emmerde le B'nai Brith!

vendredi 22 janvier 2016

LE «CHILLING EFFECT»


Avez-vous lu le récent article du Devoir sur les plaignards professionnels? Il semblerait que de plus en plus de citoyens frustrés mènent la vie impossible aux organismes publics. Ce phénomène prendrait de l’ampleur partout dans le monde, y compris au Québec.

Selon une étude menée en Australie, de 3 % à 5 % des gens qui portent plainte accapareraient entre 25 % et 30 % des ressources administratives des organismes publics. La situation est certes préoccupante, mais il y a bien pire. Certains lobbies sont plus teigneux, plus grincheux et plus détestables encore.

Pour s’en convaincre, on n’a pas besoin de passer au tamis le fonds d'archives du Conseil de presse du Québec. Il suffit de jeter un coup d’œil aux rapports annuels du bureau de l’Ombudsman/Services français de Radio-Canada.
 

Dans le rapport 2012-2013 de l’ombudsman de Radio-Canada, on apprenait que sur 75 plaintes touchant le conflit israélo-palestinien au cours de cette année-là, pas moins de 26 étaient le fait des lobbys pro-Israël. Ainsi, le Centre des relations juives et israéliennes - CIJA (anciennement le congrès juif),  HonestReporting Canada, le Regroupement québécois pour un journalisme informé, honnête et responsable, et Amitiés Québec-Israël génèrent pas moins de 35 % de toutes ces plaintes déversées sur le bureau du défenseur des droits de la société d’État.

Plus parlant encore, l’ombudsman affirme que 100 % des demandes de révision qui lui ont été adressées à ce sujet cette année-là provenaient de ces organismes pro-israéliens!


David Ouellette, le pitbull belliqueux du Centre consultatif des relations juives et israéliennes. Même Michel Seymour trouve que les interventions partisanes, politiques et biaisées de Ouellette épousent la logique du gouvernement Netanyahou.

Lorsqu’ils décident de s’en prendre aux journalistes, ces mercenaires pro-Israël ne se contentent pas de lance-pierres. Pour les tirs de barrage, il n’y a rien comme les orgues de Staline. Tiouuufff! Tiouuufff!
Tiouuufff! Et ça crache, les amis :

«Diffamations anti-israéliennes»
«Activisme politique»
«Partialité anti-israélienne»
«Sournoiserie niaise des animateurs vedettes»
«Torchon jeté un peu plus tordu en pâture [aux] auditeurs»
«Affirmations qui vont à l’encontre de la réalité historique»
«Reportage truffé d’erreurs, de fabulations et d’omissions»
«Portrait piteux… exercice en désinformation»

Tout y passe. Les accusations sont servies au lance-flamme (lire L’antisémitisme ordinaire à Radio-Canada, publié en 2003 par David Ouellette). 

Non seulement tout y passe, mais tous y passent. La chef d’antenne Céline Galipeau, Emmanuelle Latraverse, Jean-François Lépine, Jean-Pierre Charbonneau, Luc Chartrand, Pierre Maisonneuve, François Brousseau, René Homier-Roy, Khady Beye
, Maxence Bilodeau, Joane Arcand, Jean-François Bélanger et... rebelote!

À côté des David Ouellette, Michelle Whiteman, Edmond Silber et Jean-Marie Gélinas, Frontenac, avec la bouche de ses canons, a l’air d’un enfant dans un carré de sable.

Lorsque ces zélotes font exploser leurs obus bourrés d'intimidation, l'onde de choc ébranle toutes les salles de rédaction. Plus le harcèlement s’intensifie, plus l’air devient malsain et la paranoïa s’insinue, de la base jusqu’au sommet des entreprises de presse.

À moins d’être masochistes, les journalistes seront moins chauds à faire leurs topos sur ce sujet toxique. Sans compter qu'ils se mettent à voir de l'antisémitisme jusque dans leur propre soupe et à prier pour que le seigneur éloigne d'eux ce calice. Et c’est exactement ce que les Ouellette et cie souhaitent.

De l'information honnête et responsable?
 Le plus formidable dans tout ça, c’est que ces organismes se réclament non partisans et voués, entre autres, à combattre la désinformation relative au conflit israélo-arabe. 

En ce sens, il est intéressant de constater que sur son site Web, le Regroupement québécois pour un journalisme informé, honnête et responsable (!) place des hyperliens pas toujours cachères (voir l'illustration ci-contre). 

Pensons à celui qui conduit à la Ligue de défense juive, la branche française du Jewish Defense League, considéré comme un groupe terroriste et anti-arabe. 

D'autres, comme le site Eretz Aujourd'hui, font dans la dentelle à la façon de Donald Trump! Le 19 janvier 2016, par exemple, cette publication titrait à la Une: «L'Union européenne encourage les Palestiniens à tuer des innocents israéliens!»

De l'information «équilibrée», vraiment?




Mais si vous voulez vraiment vous dilater la rate, allez vite visionner le petit sketch d'Elvis Gratton sur l'objectivité selon le congrès juif. Absolument pissant! 

En passant, quelqu'un m'a demandé pourquoi le Centre des relations juives et israéliennes ne m'a jamais embêté. C'est très simple. Jusqu'à aujourd'hui, aucune des 403 chroniques de mon blogue n'a abordé la question de la guerre israélo-palestinienne. Je n'ai pas de mérite. Ce n'est juste pas mon truc.

dimanche 3 janvier 2016

CHECKPOINT MINDY


Les frontières. Ces fameuses frontières. De tout temps, les hommes en ont créé. Quand ce n’était pas pour les abattre et étendre des empires, ils les traçaient pour délimiter ce qu’ils estimaient leur revenir de pleins droits. Elles balisent les sphères d’influence internationales, nationales, provinciales. Même nos petits arrondissements y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. C’est sans parler des élus (es) qui s’en servent au gré de leurs intérêts partisans. 

Rappelez-vous la « passe » d’Helen Fotopulos, l’ancienne mairesse du Plateau Mont-Royal. En 2008, pour favoriser la secte hassidique qui voulait agrandir sa synagogue du 5363 Hutchison, elle s’était servie de la frontière qui sépare Outremont du Plateau pour torpiller le processus référendaire. Les Outremontais qui habitaient du côté ouest de la rue Hutchison s’étaient vus refuser le droit de se prononcer sur le projet d’agrandissement de la synagogue qui se trouvait juste en face de chez eux. Heureusement, la Cour supérieure avait mis Fotopulos à sa place (lire ma chronique V comme dans Victoire!)

Non seulement le tribunal avait statué que les habitants du Plateau et d'Outremont habitent la même ville et sont habilités à se prononcer, mais il ajoutait que la décision des élus du Plateau d’exclure des gens qui habitent de l'autre côté de la rue était une décision arbitraire et sans fondement.

Aujourd’hui, c’est Mindy Pollak, la conseillère ultraorthodoxe de Projet Montréal,
qui joue l'exclusion. Avec l’aval du maire Ferrandez et le soutien hyperactif du réseau des lobbyistes hassidiques, Pollak se sert de la ligne imaginaire pour ne pas tenir compte des synagogues qui sont juste de l'autre côté de la frontière entre les deux arrondissements.

Le Checkpoint à Mindy, avenue Bernard, coin Hutchison avec, en toile de fond, la magnifique synagogue inachevée qui a remplacé le restaurant La Grand-Mère Poule

La conseillère de Projet Montréal ainsi que le blogueur hassidique Cheskie Weiss clament bien haut qu’il n’y a que quatre synagogues à Outremont. Il n’y a pas de saint danger qu’ils nous rappellent que pendant des décennies, les congrégations de deux de ces quatre synagogues se sont installées illégalement en zone strictement résidentielle. 


C’est sans parler que dans trois cas sur quatre, les agissements des administrateurs de ces lieux de culte ont forcé les autorités municipales et provinciales à engloutir des dizaines de milliers, voire plus d’une centaine de milliers de dollars pour les contraindre à respecter tantôt la réglementation municipale, tantôt les normes de construction, quand ce n'était pas pour les empêcher de faire le trafic d'alcool de contrebande.

De plus, Pollak et Weiss omettent allègrement de comptabiliser le nouveau lieu de culte qui a obtenu son permis au coin de Bernard et Champagneur, ainsi que le centre religieux ultraorthodoxe qui, depuis 1999, se trouve au sous-sol de l’édifice Remax, à l’angle des avenues Bernard et Outremont.


Dans le sens des aiguilles d'une montre: le blogueur Cheskie Weiss, la conseillère de Projet Montréal, Mindy Pollak, le maire du Plateau, Luc Ferrandez et le donneur d'ordres et de votes, Mayer Feig.

Que Projet Montréal et leur bloc électoral hassidique prétendent qu’Outremont ne compte que quatre synagogues est aussi ridicule que de tenter de nous faire croire que les frontières des arrondissements parviennent à empêcher les oiseaux ou la pollution de circuler d’un côté ou de l’autre de la ligne séparatrice. Si c’était le cas, Mindy Pollak qui habite du côté Plateau de la rue Hutchison n’aurait jamais dû se faire élire à Outremont. 


L’approche strictement bureaucratique de tout ce beau monde reflète tout, sauf la réalité. 

Il est impossible de ne pas tenir compte des rues adjacentes à Outremont pour faire un inventaire crédible et sérieux du nombre de lieux de culte du quartier. D’autant moins que tous les jours, bien des fidèles doivent se déplacer d'un arrondissement à l’autre pour aller faire leurs ablutions. 

Les lieux de culte entre Outremont et le Mile End 
 
ÉTAT DES LIEUX SUR LA RUE HUTCHISON

Uniquement sur la rue Hutchison, juste de l’autre côté de la ligne de démarcation des deux arrondissements, on recense cinq synagogues qui totalisent tout près de 4000 mètres carrés de locaux (43 000 pieds carrés). Céleste terrain de jeu, n'est-ce pas?

La plus tristement célèbre est la First Mesifta du 5253 Hutchison. Il s’agit de la synagogue multirécidiviste de la famille de Michael Rosenberg qui, en plus d’avoir été délinquante pendant de nombreuses années, s’est accaparée, en 2007, l’appartement locatif du 2e étage sous de fausses représentations pour l’annexer à la synagogue du 1er étage. En dépit des preuves présentées aux élus pour dénoncer cette fraude, Projet Montréal et le maire Ferrandez ont refusé d’intervenir contre la manigance illégale de Michael Rosenberg
(lire La salle de prière du rabbin fantôme).

Luc Ferrandez suggère aux simples citoyens qui ne sont pas contents d'entreprendre eux-mêmes les poursuites. Il fait exactement comme Outremont qui a fermé les yeux pendant des décennies sur  la synagogue du 1030 Saint-Viateur. Elle s'était établie là en contravention du zonage résidentiel. Après tout ce temps, les tribunaux ont donné raison aux délinquants (lire Le laxisme érigé en système).

Comment oublier la synagogue bobov du 5363 Hutchison qui a été l’objet d’une longue saga référendaire et judiciaire en raison de la volonté des hassidim d'agrandir leur lieu de culte dans cette zone strictement résidentielle?

Toujours sur Hutchison, on retrouve aussi la grosse synagogue du 5555 Hutchison. En plus de servir de terminus d’autobus, elle a longtemps tenu un grand dortoir clandestin. Ce n’est qu’après avoir été condamnés pour outrage au tribunal que ses administrateurs ont été contraints de se conformer à l’injonction... non sans avoir essayé de planquer leurs pensionnaires illégalement dans des logements des alentours!

Au coin de Bernard et Hutchison,
le resto familial La Grand-Mère Poule a été remplacé par un centre de haut savoir talmudique. De 2007 à 2010, à la barbe des inspecteurs et des autorités municipales, la secte satmar y a squatté sans permis ni certificat d'occupation.

Même si les lieux bourdonnent d’activité depuis plus de huit ans, les administrateurs de l’endroit n’ont jamais été foutus de terminer les travaux extérieurs. Pour attirer les touristes du monde entier, je suggère qu'on la surnomme la Sagrada Familia d'Outremont . Quelle belle marque de respect à l'égard des citoyens et des commerçants du quartier. 

27 décembre 2015: Après plus de huit ans d'occupation, les administrateurs de la synagogue-dortoir-école religieuse n'ont toujours pas trouvé le temps de compléter les travaux extérieurs. Trop occupés à prier, peut-être?

Quelques enjambées plus au nord, au 5843 Hutchison, on trouve la synagogue de la congrégation Imray Chaim. C'est la secte vizhnitz (à laquelle appartient Mindy Pollak) qui y a pignon sur rue. 

En 2010, lorsque je l'avais fait visiter au chef de Projet Montréal et plusieurs des élus du Plateau, un bric-à-brac de contreplaqués remplaçaient de nombreuses fenêtres pourries et sans vitrage. D'immenses toiles type «camping» jouaient le rôle de toiture. Bref, rien ici pour faire courir les touristes  friands d'art sacré!

L'arrière de la synagogue vizhnitz, telle que l'équipe de Projet Montréal l'avait découvert en ma compagnie.

Quand j’entends Mindy Pollak,résidente du Plateau Mont-Royal, et son coreligionnaire Weiss jurer sur la tête de leur rabbin que les lieux de culte ne se multiplient pas dans le quartier, j'ai l'impression d'halluciner. Ils nous prennent pour des goyishe kupps* ou quoi?
* En yiddish, on dit d'un idiot qu'il a une tête de non-juif.


ÉTAT DES LIEUX SUR L'AVENUE DU PARC

Si vous voulez comprendre les craintes des commerçants de l’avenue Bernard et Laurier, allez faire un tour sur l’avenue du Parc, entre Bernard et Van Horne. Les citoyens qui, comme moi, étaient présents à la séance du conseil du Plateau du 7 février 2011 (rendez-vous à 38 min 48 s) n'ont pas oublié le chapelet d'adresses d'institutions hassidiques illégales de l'avenue du Parc que le maire Ferrandez avait débité: «5843, 5870, 5896, 5906, 6011B, 6080 et 6091». Et il n’en avait même pas dressé une liste exhaustive.

Au cours des 10 ou 15 dernières années, la multiplication débridée des lieux de culte sur ce tronçon de rue a eu un effet délétère tant sur le tissu commercial que socio récréatif.

Oubliez les boutiques pimpantes, les cafés sympas. Sur les ruines des anciens commerces se développent surtout des échoppes aux vitrines givrées, peu invitantes. Et on viendra nous dire que ce type d’implantation a une incidence positive sur la valeur des immeubles ou sur le commerce? 

Dites-nous sans rire que les lieux de culte du 5870 et du 6082 avenue du Parc favorisent le commerce et la hausse de la valeur de l'immobilier. 

Saviez-vous que le premier actionnaire majoritaire de la synagogue-taudis qui se trouve au 6082 du Parc (voir photo ci-haut) est la congrégation Amour pour Israël qui possède, entre autres, la grande synagogue outremontaise du 1038-1048 Van Horne.


Inauguration en grande pompe de la synagogue Amour pour Israël, le 29 décembre 2007

Il est intéressant de réaliser que des religieux ultraorthodoxes ont investi illégalement le local se trouvant au coin de Parc et Van Horne au même moment où les propriétaires de l'immeuble inauguraient leur synagogue d'Outremont (coin Van Horne et Durocher). Mindy Pollak et Projet Montréal ont de quoi être fiers.

Mais puisqu'une image vaut mille mots, je ne vous laisserai pas partir avant que vous  CLIQUIEZ ICI pour voir de vos propres yeux les photos d'une dizaine de locaux qui ont servi (légalement ou clandestinement) de lieux de culte hassidique.

Bien sûr, nous nous attardons ici uniquement au tronçon de l'avenue du Parc entre Bernard et Van Horne. Après tout, il ne s'agit pas de faire une encyclopédie!