mercredi 19 août 2015

DES MONOLOGUES DU VAGIN AUX MONOLOGUES DU RABBIN?


Depuis de nombreuses années, l’immeuble du 1290, avenue Bernard fait parler de lui, tout comme son propriétaire Michael Rosenberg. Souvenez-vous de cette histoire d'antennes de télécommunications que le rupin hassidique a laissé installer illégalement sur le toit, juste au-dessus des 33 chambres qu’habitent des personnes âgées.

L’administration d’Outremont n’a toujours pas pu forcer le démantèlement de ces antennes qui crachent leurs ondes électromagnétiques. Quant au président de Rosdev, il semble se foutre même des mises en garde fournies sur le site Terre d’Israël, à propos des potentiels effets nuisibles sur la santé humaine. Money talks, hein, Mike !

Dans ce même édifice, déjà avant 2008, des citoyens ont noté un va-et-vient inhabituel à l’entrée de l’immeuble à colonnades. En dépit des fenêtres de façade bouchées avec une pellicule plastique, il avait fallu peu de temps pour comprendre qu’une secte hassidique occupait une partie de l’immeuble qu’elle avait transformée en lieu de culte et d'étude de la Torah.

Depuis un certain temps, ces fenêtres de façade ont été rendues à la lumière du jour et le local talmudique a semblé s’être volatilisé. Pensez donc! 

Disparu, l'ancien lieu de culte? Non. Simplement un peu moins visible

Peut-être dans le but de passer sous le radar des indiscrets, les intégristes du groupe Mifal ha’Shas ont cessé de franchir la porte de façade. Ils entrent désormais dans l’édifice en empruntant une petite porte débouchant sur la ruelle arrière. Ils y occupent maintenant un autre espace cultuel, plus discret.

Aperçu de l'endroit où s'est transféré le groupe Mifal ha'Shas, au  sous-sol du 1290 Bernard.

Collée sur la porte du demi-sous-sol qui conduit au lieu de culte, une affichette décourage quiconque voudrait la franchir. On ne sait pas si cet avertissement sert à tenir les inspecteurs municipaux à distance… ou à empêcher les gens d’aller aux toilettes qui sont juste de l’autre côté de cette porte.
 
«Ouvrir la porte déclenche le système d’alarme!!!!»

Comme l'avenue du Parc, l'avenue Bernard est en voie d'être rebaptisée Theocracy Avenue. Outre la synagogue-école-dortoir qui a avalé le restaurant La Grand-mère Poule et la synagogue du 1075 Bernard, les résidents, commerçants et habitués des boutiques, cafés et restaurants de l'artère commerciale seront heureux d'apprendre qu'au moins deux nouveaux locaux reliés au culte intégriste verront bientôt le jour tout près du 1290, Bernard.

À peine quelques dizaines de mètres plus à l'est de la synagogue du 1290, la famille Rosenberg nous réserve deux autres sanctuaires.

Au comptoir de poulet grillé La Fusée qui a fermé ses portes au coin de Champagneur succédera un mikvé, cette piscine rituelle dans laquelle, entre autres, les femmes hassidiques mariées sont tenues de se purifier, sept jours après la fin de leur cycle menstruel.
  
Eh! oui. Le 1260, Bernard Ouest appartient, lui aussi, à ce bon Michael Rosenberg qui s'est fait octroyer un permis de construction pour ce nouveau mikvé de 40 000$.

Cerise sur le Sunday, l'immeuble possède également une entrée qui donne sur la rue Champagneur. Rosenberg s'y s'est fait accorder un certificat d'occupation pour une «salle polyvalente» au rez-de-chaussée du 594, Champagneur.

Ça risque d’être du joli puisqu'une «salle polyvalente», ça ouvre la porte à tous les excès. Au gré de leur humeur, y aménageront-ils tantôt une classe, tantôt une garderie illégale? Et pourquoi pas un dortoir, un coup parti? Toutes les dérives sont possibles puisqu'on leur donne carte blanche. Décidément, les règlements municipaux sont devenus désuets. Il serait grand temps de les revisiter afin de tenir compte des nouvelles réalités sur le terrain.
 
On trouvera désormais une salle polyvalente hassidique et une piscine rituelle ultraorthodoxe (flèches rouges) collées sur le théâtre Outremont, qui, au moment où cette photo a été prise, annonçait les Monologues du vagin. Dans le cercle rouge, les antennes de télécommunications illégales des Rosenberg.

En ce qui concerne le local qui hébergera le mikvé, où seront installées les sorties de ventilation indispensable pour une piscine? Fera-t-on évacuer les vapeurs de chlore et les relents d'humidité par les grandes vitrines de la façade de l'ancienne Fusée? C'est vrai que ça donnerait un petit air de Brooklyn à cette artère qui se fait grignoter à la vitesse grand V. 

Pensez-vous que Raymond Cloutier, le directeur du théâtre Outremont pourra présenter encore longtemps ses Monologues du vagin? Hum! Sans vouloir jouer les prophètes de malheur, au rythme où vont les choses, on se rapproche davantage des monologues du rabbin.

Cloutier qui, le 1er juin 2014, était rempli d'enthousiasme en assistant au premier «bake-off» cachère organisé par les Friends of Hutchison Street y voit-il toujours «un excellent signe des temps»?  

En dépit de ses tentatives de faire de son théâtre un lieu de rapprochement, le directeur de la mythique salle d'Outremont semble passablement désillusionné. Après avoir projeté le film Shekinah, une proprette incursion dans une école pour jeunes filles ultra-orthodoxes, le comédien a avoué que depuis lors, il n'avait rien pu faire d’autre puisque «les hommes et les femmes ne peuvent être assis dans la même salle

Je ne répéterai pas le célèbre cri du coeur qu'avait lancé le poète Claude Péloquin, il y a 46 ans. Je me demande seulement si vous serez nombreux à réclamer à la mairesse Cinq-Mars une mise à jour de la réglementation en matière de zonage et de lieux cultuels lors de la prochaine assemblée du conseil d'Outremont. Après tout, c'est elle qui, en février dernier, avait annoncé qu'elle songeait sérieusement à resserrer sa règlementation encadrant la question des activités religieuses dans les centres communautaires.

La réunion du conseil se tiendra le 8 septembre prochain, au 530, rue Davaar.

lundi 3 août 2015

LE GOULAG DES PHILISTINS


Le 20 juillet dernier, Faigy Mayer se jetait du haut d’un gratte-ciel de Manhattan. Avant d’exécuter son geste funeste, la jeune hassidim de 30 ans avait laissé une note. Six ans après avoir quitté la secte hassidique, elle y relatait les innombrables obstacles contre lesquels elle a buté en tentant de s’extirper de ce goulag religieux qui a empoisonné sa vie.

Faigy Mayer, une femme blessée... à mort

La femme en détresse ne s’est pas limitée à déplorer son sort. Dans sa lettre, Faigy a aussi dénoncé le karma qui accable les garçons dont l’éducation sectaire condamne à une vie étriquée. « À 18 ans, je me suis demandé ce qu’il serait advenu de moi si j’avais été un garçon. » 


Elle estimait que le sort des garçons de sa communauté était encore plus désolant que celui des filles. «Ils ne reçoivent même pas les notions les plus élémentaires de mathématiques, comme les divisions et les fractions… Je me suis demandé ce que je ferais si je devais, un jour, avoir un fils qui serait soumis à la torture d'apprendre le yiddish toute la journée.»*
 

Jeunes étudiants religieux de la secte hassidique de Sainte-Agathe

À New York, comme partout ailleurs où vivent les Craignant Dieu, les méninges de milliers d’enfants des sectes hassidiques continuent d’être passés à la moulinette. Avec le résultat qu’un bon nombre d’entre eux souffriraient de détresse psychologique ou se révéleront incapables de fonctionner en société si, d’aventure, ils parviennent à dénouer la ceinture religieuse qui les entrave.

«Il n’est pas rare qu’ils ne soient même pas en mesure de remplir les formulaires de demande d'aide sociale», affirme Naftuli Moster, cet ancien étudiant d’une école talmudique de New York qui a fondé le Young Adults For a Fair Education (YAFFED), une organisation destinée à promouvoir une éducation séculière au sein des écoles ultraorthodoxes. (lire ma chronique Le démon du WiFi Les démarches de M. Moster et de son organisation semblent commencer à porter leurs fruits. 

Norman Siegel, l'avocat  new yorkais qui défend l'organisation Young Adults For a Fair Education.   Photo:  Jefferson Siegel

Il y a quelques jours à peine, à la suite de nombreuses lettres de parents, d’anciens élèves et d’ex-enseignants, le New York City Department of Education s’apprêterait à enquêter sur 39 écoles privées hassidiques qui ne dispenseraient pas une éducation adéquate dans les disciplines tels l'anglais, les mathématiques et les sciences.

D'autres adolescents soumis au supplice du moulin à prière

On s’en doute, l’article du New York Times et les détracteurs de ces yechivot n’ont pas manqué de faire réagir les dirigeants de ces cloîtres. Pour démentir les prétentions de leurs calomniateurs, certains d’entre eux ont affirmé, sans rire, que leur programme comprend des éléments de sciences et de mathématiques. À preuve, disent-ils, on se sert des étoiles pour déterminer le moment où il faut réciter la prière du matin et des mathématiques pour compter les jours fériés.

Comme le soutiennent d’anciens élèves de ces centre d'étude de la Torah, le but de ces «écoles» n’était pas de leur prodiguer une éducation digne de ce nom, mais bien de les isoler du reste de la société.
 

En Angleterre, il semble qu'un déclic soit en train de se faire. Deux «écoles» orthodoxes du nord de Londres ont été classées comme «insatisfaisantes» par l’Office for Standards in Education. Les leaders hassidiques ont bien évidemment qualifié le département non ministériel de «tyrannique». D’autres écoles ultrareligieuses sentent la soupe chaude, dont la Talmud Torah Chaim Meirim Wiznitz de Stamford Hill qui se bat contre un ordre de fermeture

En Israël aussi, un vent de contestation commence à souffler. Même le rabbin Bezalel Cohen, un ancien diplômé des plus prestigieux établissements éducatifs ultraorthodoxes de Jérusalem a pris conscience de la crise qui sévit dans le domaine de l’éducation au sein de sa société.
 

Le rabbin Cohen a compris en 2010 que les difficultés qu’éprouvait son fils étaient communes à celles de centaines, voire de milliers de jeunes hassidim. Contrairement aux écoles pour filles, les institutions que fréquentent les garçons sont plus réfractaires aux programmes scolaires séculiers. Interviewé par The Times of Israel, Bezalel Cohen déplore que l’objectif fixé pour les garçons soit toujours de produire des «savants de la Torah».

Des savants qui vivent dans un univers conçu pour annihiler tout esprit critique et toute remise en question de la doctrine religieuse. Selon Yosso David, un rescapé d'une de ces yechivot, le but ultime de cette éducation est de ne pas évoluer. À tel point que les miraculé comme lui ne découvrent les dinosaures, les équations et l'anglais qu'après l'âge de 20 ans.

 
Le mal ne date pas d’hier, mais les politiciens d’ici et d’ailleurs s’étaient généralement abstenus d’intervenir auprès des écoles religieuses pour la simple et bonne raison qu’ils ont toujours pu profiter d’un soutien massif de la part de ces communautés.
Le fameux «Fermez les yeux et nous voterons en bloc pour vous!» fait encore recette sur tous les continents.
 
Après des décennies de laisser-faire, neuf ans de promesses non tenues et de fausses menaces, le gouvernement du Québec prouvera-t-il enfin qu'il a vraiment à cœur l’intérêt des enfants? De tous les enfants du Québec? 


Ces dernières semaines, à Montréal, deux nouvelles écoles clandestines ont été débusquées sur les rues Querbes et Beaubien. Lorsqu'il a soutenu avec la langue molle que la situation était inacceptable, le ministre de l'Éducation n'a, hélas!, convaincu personne. 

Le futur premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en 2e année.


Allez! Monsieur Couillard. Souvenez-vous de la chance que les pères de la Révolution tranquille vous ont offerte en vous donnant accès à une éducation digne de ce nom. Un enseignement qui vous a permis de vous cultiver, de vous épanouir, d'exploiter votre plein potentiel et, il faut bien le dire, de vous enrichir au passage. Ne serait-il pas temps que vous redonniez au suivant?


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"When I was 18 or so, I remember wondering about: What if I would have been a boy? A day at Belz school from pre-1-a to the end of high school was divided in half. The two parts of the day were “Yiddish” (the first half), and “English,” the second half. I purposely flunked out of Yiddish as I knew there would be no consequences, as there were separate diplomas for English and Yiddish. In August 2004, at the age of 18, I was accepted to Touro College with only my diploma and no transcripts, as Hasidic schools refuse to provide transcripts. But Hasidic boys aren’t as lucky as Hasidic girls. They do not know simple math, such as division or fractions. That is because their day isn’t divided in two. They have only “Yiddish” all day. I remember wondering what I would do if I would have a son and he would be subjected to the torture of learning Yiddish all day."

vendredi 24 juillet 2015

LES DÉGONFLÉS


Lundi dernier (20 juillet), le journaliste Yves Poirier de TVA nous révélait que les membres d’une secte hassidique ont écopé d’une contravention de 879 $ pour avoir squatté illégalement le deuxième étage d’un immeuble situé au 845, avenue Querbes. 



Lorsqu’ils ont investi cette école clandestine, les administrateurs de la secte se sont bien gardés d’aller chercher un certificat d'occupation auprès des autorités d’Outremont. Même chose auprès du ministère de l'Éducation.

En agissant ainsi, les tenanciers de ce nouveau bouge talmudique ne faisaient vraisemblablement que suivre le conseil de certains gros bonnets de la secte. Ceux-ci leur déconseilleraient de faire une demande de permis ou de dérogation de zonage afin d’éviter que les fonctionnaires ou les résidents du quartier ne s’opposent à leur implantation sauvage.

Ces enfants hassidiques fréquentent l'école illégale du 845 Querbes six jours par semaine.

Avec déjà 613 commandements de la Torah à respecter, ces zélotes se disent probablement qu’ils en ont déjà assez sur les bras sans avoir, en plus, à se bâdrer de respecter la loi des goys.


Selon leur logique, ils n’ont pas intérêt à se manifester. Après tout, s’ils se font prendre, ils ne risquent qu’une ridicule amende. Une sanction qu’ils contesteront probablement devant les tribunaux en criant haut et fort à l’antisémitisme et à la tyrannie ciblée.

Quand on sait qu’en 2010, les écoles privées religieuses juives ont reçu 20,6 millions $ de l’état québécois, la contravention de 879 $ est insignifiante. Si on ventile ces 20 M$ sur les 85 000 Québécois de confession juive (cela équivaut à 243 $ de subvention/par tête de pipe), on réalise que cette amende ne comble même pas les subsides accordés à quatre personnes. Méchante mesure dissuasive, ça, messieurs!

Bien sûr, la mairesse d’Outremont arguera que les écoles sont de juridiction provinciale et qu’elle ne peut rien faire.


Allons donc! Si les illégaux ne décampent pas, les fonctionnaires de l’arrondissement pourraient verbaliser les délinquants chaque mois (ou semaine) que persisterait l’infraction. À coups de 879 $, ils y réfléchiront peut-être. Et si cela ne les dissuade pas, cela aurait au moins l'avantage de renflouer un tant soit peu les coffres de l’arrondissement en ces périodes de disette.

Entre temps, si le sort de ces enfants inadéquatement éduqués préoccupe le moindrement le gouvernement Couillard, il devrait agir illico.


Le 26 mai dernier, François Blais, le ministre de l’Éducation s’était fait interpeller en pleine Assemblée nationale à propos du cas d’une autre école clandestine débusquée le jour même. Il avait alors affirmé que si les faits se confirment, «il [faudra] sortir les enfants de là, car… la situation est inacceptable».

Ce serait la seule solution logique à appliquer. Après tout, le gouvernement a l’obligation légale et morale de protéger ces enfants. 


Hélas! depuis 2006, tous les ministres de l’Éducation qui se sont succédé ont siffloté le même air sans jamais passer aux actes. Voici un cas patent où les bottines ne suivent pas les babines. 

Les Outremontais auraient-ils plus de chance en s’adressant à la députée provinciale de leur circonscription pour faire pression sur le gouvernement Couillard? En tant que catalyseur de la culture avec un grand C, la ministre Hélène David ne peut être qu’une promotrice invétérée de l’éducation des enfants. Et à plus forte raison, s’il s’agit d’enfants qui grandissent dans sa circonscription. 

Or, le 4 juin 2014, le journaliste Benoît Dutrizac nous rappelait sur les ondes de son émission (aller à 4 min 25 s) que la sœur de Françoise avait décliné son invitation d'aborder le dossier des écoles illégales. Elle ne voulait surtout pas toucher à ça. Même pas avec une pôle de 15 pieds!

Heureusement qu'il nous reste Thomas Mulcair, notre élu fédéral dans Outremont.

Avez-vous entendu le discours qu'il a prononcé le 7 juillet dernier dans le cadre de la 36e assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Premières Nations? 

Mulcair devant l'Assemblée des Premières Nations, le 7 juillet 2015

Même en anglais, il ne se contredisait pas :

«A new era means no longer accepting that First Nation children receive fewer opportunities when it comes to education. Children can’t be made to wait any longer. We must not fail another generation. A new era starts with recognizing that every community matters, that every school and classroom, that every child matters.»

Mulcair en 1972: Était-ce en prévision du jour où il prendrait à bras le corps le dossier de l'éducation des enfants autochtones qu'il cultivait ce petit look de Warrior Mohawk?

Comme il y a autant d'Amérindiens que de Juifs au Québec (± 87 000), peut-on espérer qu'il appliquera aux jeunes hassidim la révolution de la Nouvelle Ère qu'il promet d'entreprendre en faveur des jeunes autochtones?

Offrira-t-il aux jeunes des sectes hassidiques une éducation de qualité où qu'ils se trouvent? Fera-t-il en sorte de ne pas sacrifier une autre génération de ces enfants à longues rouflaquettes? Ce devrait normalement être 1 000 fois plus facile, puisque ces derniers sont concentrés dans quelques ghettos urbains plutôt qu'éparpillés sur 1,5 million de kilomètres carrés.  

On aimerait bien croire que l'aspirant premier ministre du Canada ne fera pas du deux poids, deux mesures avec la jeunesse du Québec qu'importe son origine, sa couleur, sa langue, sa tradition ou sa religion. Hélas! si le passé est garant du futur, les petits écoliers ultraorthodoxes risquent de ne pas être rescapés de sitôt. 


Il n'y a qu'à voir comment Mulcair bichonne les leaders hassidiques pour comprendre qu'il n'a aucune intention de jeter un pavé, fût-il cachère, dans la mare des intégristes hassidiques. Le NPD, comme les autres, fera passer ses intérêts électoraux bien avant ceux de milliers d'enfants. 

Realpolitik, quand tu nous tiens...

samedi 30 mai 2015

LE MARATHON DE L'ILLÉGALITÉ



Depuis le temps que les caïds des sectes hassidiques s’arrogent le pouvoir d’ouvrir où bon leur semble des écoles et des synagogues illégales, je devrais m’être habitué à leur sournoise délinquance. Eh ben, non! Ça m’indigne encore.

Au fil des ans, ce sont des dizaines d’endroits que les pontifes ultraorthodoxes ont investis illégalement. Jouant au chat et à la souris avec les inspecteurs municipaux, les déviants désertent parfois de nuit pour se terrer ailleurs. Quel bras d’honneur fait aux élus! Quel mépris à l’égard des citoyens! Et ils ont l’audace d’exiger des accommodements « raisonnables » sous la menace de chantage à l’antisémitisme. Vraiment, ils ne se prennent pas pour de la croquette de chats!

En voici un qui feint ne rien savoir à propos de l'école illégale du 845 Querbes dans laquelle il s'apprête pourtant à entrer.

Le 3 mai 2015, à Outremont, un journaliste de TVA Nouvelles dénichait une énième école qui avait toutes les apparences d’une institution illégale. Au 845 de l'avenue Querbes, le zonage interdit formellement une telle activité. Mais qu’en ont-ils à foutre de la loi des goys? Ne comptez surtout pas sur Mindy Pollak, la conseillère hassidique de Projet Montréal, pour dénoncer les fraudes de ses coreligionnaires. Madame est prête à ameuter la planète entière pour ses cabanes de plywood sur les balcons. En revanche, vous ne la verrez pas faire des gorges chaudes pour les enfants de sa secte que ses propres congénères abrutissent à grands coups de rouleaux de prières. Allez y comprendre quelque chose.

Mardi dernier (26 mai), le journaliste Yves Poirier a remis ça avec un nouveau reportage sur un autre cas d’école illégale. Cette fois, elle squatte au 6355 avenue du Parc.


28 avril 2015: une vingtaine d'enfant de niveau maternelle quitte l'école par une porte de service sous les yeux amusés d'un groupe d'adolescents qui fréquente le même immeuble

Depuis plus d’un an, les grandes vitrines qui exhibaient des collections de meubles ont été éborgnées à grand renfort de carton et de plastique sauvagement collés depuis l’intérieur. Vous n’aimez pas les longues chiures de colle à l’uréthane dans le paysage urbain? Les clandestins s’en tapent. Mieux! C’est une façon pour eux de nous dire d’aller nous faire voir ailleurs. Le hic, c’est que plutôt que de leur permettre de passer sous le radar, les façades aux allures de clapiers hurlent leur présence.

Encore un autre qui reste muet comme une carpe au sujet de l'école illégale du 6355 avenue du Parc. Admirez les coulées de colle dans la vitrine de la porte d'entrée..

Le reportage de mardi dernier a traité de la garderie clandestine du rez-de-chaussée, mais n’a pas fait allusion au fait que pas plus tard que le 6 octobre 2014, en raison d’un risque apparent d’effondrement, les inspecteurs avaient dû dresser un périmètre de sécurité devant la façade de l’école clandestine qui abritait des dizaines d’enfants.


Un passage du rapport des inspecteurs municipaux au sujet de l'immeuble du 6355 du Parc


Ce même reportage n’a pas non plus soulevé le problème de toute cette grappe d’adolescents à redingote qui, depuis plus d’un an, sont aperçus glandouillant sur le bout d’asphalte derrière l’édifice commercial. Une chose est sûre, ces garçons à la moustache naissante ne s’y retrouvent pas pour suivre des cours de tango comme l’autorise le certificat d’occupation en vigueur pour le 2e étage. Apparus comme une génération spontanée peu après le barbouillage des vitrines, ces ados annoncent une école ou un dortoir religieux clandestin.

8 septembre 2014: Des adolescents hassidiques traînent depuis déjà quelque temps dans la cour de l'école (dortoir?). Ils ne se doutaient pas du danger que présentait la structure de l'immeuble.

Comment réprimer un certain cynisme en entendant le ministre de l’Éducation se faire interpeller en pleine Assemblée nationale par la députée de Montarville à la suite de ce reportage? Si l’école s’avère illégale, François Blais affirme qu’il faudra sortir les enfants de là, en ajoutant que la situation serait alors inacceptable. Comme disent nos amis anglophones, ça a un petit air de « Déjà vu! »

Le 26 mai dernier, le ministre Blais apprend l'existence de la probable école illégale  dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Depuis 2006, tous les ministres de l’Éducation se sont refilé la patate chaude avec le succès que l’on sait. Rien n’a changé d’un iota. Il en va pourtant de l’avenir  de milliers de petits cerveaux sacrifiés par la secte. Qu’à cela ne tienne, nos élus n’ont même pas la volonté politique de s’attaquer au problème. Pensez-vous que François Croteau, le maire de Projet Montréal dans l’arrondissement Rosemont — La Petite-Patrie où se trouve cette école illégale va faire fermer le bouge religieux comme l’avait fait le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve lors de l’affaire de l’iman Chaoui qui n’avait pas, lui non plus, de certification d’occupation? C'est vrai que ce dernier n'était qu'un intégriste musulman.

Détail intéressant. Savez-vous où est domiciliée l’entreprise propriétaire de cette « nouvelle » école illégale pour petits et grands intégristes en puissance? Je vous le donne en mille. La compagnie d’Aaron Friedman et Samuel Fishman, les deux actionnaires outremontais (9308-6148 Québec inc.), est enregistrée au… siège social du Groupe Rosdev, la multinationale milliardaire de ce bon vieux MichaelRosenberg! Faut-il alors s’étonner qu’ils bafouent allègrement les règlements municipaux, tout comme ceux des ministères de la Famille et de l’Éducation? Poser la question, c’est y répondre.

jeudi 7 mai 2015

LE PATRON POLTRON


«התפוח לא נפל רחוק מהעץ» 
Proverbe hébreu qui signifie Tel père, tel fils!)

Une fois encore, force est de constater que l’argent n’achète ni l’intelligence, ni le discernement, ni les bonnes manières. Martin Rosenberg a beau être le vice-président exécutif de l’empire multinational milliardaire Rosdev, il n’a toujours pas compris qu’il ne peut pas agir en sauvage en intimidant et en violentant impunément une citoyenne, fut-elle goy (non-juive).

Lui qui, avec la complicité de son paternel Michael Rosenberg (voir son épais dossier), m’avait faussement accusé de harcèlement criminel et qui avait manigancé ses coups tordus pour me faire condamner pour diffamation n’a manifestement pas tiré de leçons des trois dégelées que lui ont servies la Cour du Québec, la Cour supérieure et la Cour d’appel.

Le 29 octobre dernier, dans le cadre d’une séance de consultation publique à laquelle tous les résidents d’Outremont avaient été conviés par la mairesse Cinq-Mars, Martin Rosenberg a littéralement disjoncté.

Lorsqu’une journaliste de la chaîne de télévision CTV a demandé à Mme Ginette Chartré, une résidente d’Outremont, de lui accorder une entrevue sur la question des cabanes de la fête de Souccot, le richissime gringalet s’est bravement livré à des voies de fait sur la citoyenne.

Martin Rosenberg à l'époque où il s'amusait à entreprendre des rénovations sans permis et à narguer les inspecteurs municipaux.

Il faut dire que tout au long de cette soirée publique qui s’était tenue au Centre communautaire intergénérationnel, Rosenberg Junior s’était démarqué par son comportement agressif et perturbateur (voir ma chronique du 3 novembre 2014.

Martin Rosenberg haranguant ses troupes pour mieux imposer sa présence et perturber la quiétude de la séance de consultation du 29 octobre 2014.

Avec le soutien actif de Christian Aubry, un sympathisant zélote du groupe Friends of Hutchison Street créé par la conseillère Mindy Pollak, Martin Rosenberg m’avait aussi insulté et harcelé pour m’empêcher de donner une entrevue à cette même journaliste de CTV. Mais pas totalement dépourvu d’instinct primaire, le trouillard s’était bien gardé de m’agresser physiquement.

Madame Chartré a porté plainte aux policiers du poste 24. Bien lui en prit, car le 22 avril 2015, le procureur de la direction des affaires pénales et criminelles de la Cour municipale de Montréal a écrit à la victime pour lui faire savoir que la preuve était suffisante pour intenter une poursuite pénale contre Martin Rosenberg . (Voir le reportage de TVA)



Évidemment, comme plusieurs s’en doutent, le petit fanfaron qui se réfugie sous le schtreimel de papa n’aura pas à subir la médecine répugnante et nauséabonde que lui et son puissant géniteur m’avaient réservée.

Pouvez-vous vous imaginer une seule seconde qu’on laisserait cette grosse légume mariner pendant des années dans le labyrinthe des procédures criminelles? Ce serait tellement cruel et inhumain, n'est-ce pas? Le ploutocrate sera épargné du rituel de la prise d'empreintes et de la traditionnelle photo de face et de profil. 

Martin Rosenberg ne pouvait pas se permettre d'hériter d'un dossier criminel. Cela l'aurait empêcher d'aller se prélasser à son hôtel de New York. Il ne pourrait même plus fouler le sol états-unien où il brasse de grosses et juteuses affaires. L'histoire ne dit pas si cela pourrait lui valoir d'être déclaré persona non grata à... Guantanamo!

Pour lui éviter cela, le délinquant hassidique sera admissible au programme de traitement non judiciaire de certaines infractions criminelles qui, paraît-il, a «démontré qu’il est possible de mettre fin à certains comportements illégaux sans qu’il soit absolument nécessaire de mettre en branle l’appareil judiciaire». Justice à deux vitesses, vous dites? Ben voyons donc!


Quant à Mindy Pollak, la conseillère hassidique de Projet Montréal, elle mériterait très certainement d’être réprimandée dans le cadre de cette histoire de voies de fait. 

Rappelons que lors de la séance du conseil d’arrondissement du 1er décembre 2014, Pollak ne s’était pas limitée à remettre en doute la parole de Mme Chartré qui dénonçait la violence dont elle avait été victime aux mains de Martin Rosenberg. La conseillère hassidique avait nettement outrepassé son rôle en décrétant péremptoirement que la citoyenne avait menti. (voir la vidéo à 10 min 45 s). Here comes the judge!

Lundi le 4 mai dernier, lorsque Mme Chartré a demandé des excuses à Mindy Pollak pour les propos dénigrants qu'elle avait tenue à son endroit, la conseillère a refusé en affichant une moue de mépris.

La tête de la conseillère de Projet Montréal lorsque la victime lui a réclamé des excuses.

dimanche 26 avril 2015

DE CABANES ET DE BÉCOSSES


Vous vous souvenez de la crise de la fête des cabanes de l’automne dernier? De septembre 2014 à janvier 2015, les gardiens du temple hassidique avaient mis toute la gomme pour dénoncer l’intention du conseil d’arrondissement d’Outremont de modifier le règlement 1177 . Celui-ci souhaitait faciliter l’application de la période de 15 jours pendant lesquels les souccot étaient autorisées dans les cours et sur les balcons.

Avec la complicité de la conseillère Mindy Pollak, les intégristes ultraorthodoxes juifs avaient orchestré une cabale ostentatoire. À grand renfort de cheerleaders venues d’aussi loin que de Hampstead et de Côte-Saint-Luc, Pollak et ses coreligionnaires avaient crié à l’intolérance, à la persécution et à l’antisémitisme. Toutes ces «victimes» aux abois revendiquaient, sinon l’abolition pure et simple du chapitre 6.1 du règlement «honteux», du moins que l’autorisation d’ériger les cabanes passe de 15 à 24 jours.

Aujourd’hui, près de 200 jours après la fin de la fête, certains fêtards n’ont toujours pas trouvé le temps de démonter leurs souccot. Même en façade!

26 avril 2015: Carcasse de souccah toujours debout, en façade de la rue Hutchison, près de 200 jours après la fête.

Nous n’avons même pas eu besoin de faire le tour de la ville pour en trouver. Ici même sur la rue Hutchison, à moins de 50 mètres de la résidence de Mindy Pollak (entre Fairmount et Saint-Viateur), des récalcitrants persistent et signent en toute impunité. Il n’y a pas de saint danger que la conseillère de Projet Montréal bouge. Elle doit avoir peur de passer pour une « self-hating jew ». Et il ne faut pas compter sur les administrations municipales pour rappeler à l’ordre les délinquants.

Gratte-ciel de souccot photographié le 24 avril 2015, à moins de 50 mètres de la résidence de la conseillère Pollak.


S’il n’y avait que ça. Il faut voir l’état lamentable des cours de certains voisins de Mindy Pollak et de Leila Marshy.

Le 19 mai 2014, les deux faire-valoir de la page Facebook Friends of Hutchison Street se vantaient d’avoir gracieusement nettoyé et rendu présentables les jardins de façadede quatre familles hassidiques de leur proche entourage. Aujourd’hui, si elles devaient se donner le mandat de rendre salubres les cours de certains de leurs voisins qui ne semblent pas connaître la différence entre une cour résidentielle, une cour à scrap et un dépotoir municipal insalubre, elles seraient peut-être forcées de réquisitionner les bras de l’Armée du Salut!

Sur Hutchison, toujours entre Fairmount et Saint-Viateur, à moins de 150 mètres du domicile de la conseillère Mindy Pollak, voici l'état putride d'une cour de membres de la secte hassidique. Deux ans ont passé entre la première et la deuxième photo.
 
Dans la même cour, boîtes de couches, lapin et ourson en peluche jonchent le sol au même titre que des lambeaux de laine minérale, des contenants de ciment à joints et des débris de construction. L'histoire ne dit pas si un permis a été délivré pour ces travaux qui semblent n'en jamais finir
 
Quatre maisons plus au nord, à voir les déchets qui jonchent toujours le balcon et la sortie de secours de la synagogue de la famille Rosenberg, il semble que la Pâques juive ait été fêtée en grand.


État des lieux à  l'arrière de la synagogue des Rosenberg, sur Hutchison, entre le 22 et le 24 avril 2015
Entre les couches usées et les emballages d'accessoires sécuritaires pour le bain, on y trouve des boîtes de Knockers Whole Spelt au sésame. Rien de tel pour célébrer Pessa'h à la synagogue de la rue Hutchison!

Lorsque Hugo Lavoie, le journaliste de Radio-Canada, aura envie de faire un topo sur autre chose que la provenance et la fabrication des chapeaux de fourrure (schtreimel) de la secte hassidique, nous pourrions lui suggérer d'arpenter nos ruelles et d'identifier l'origine des détritus qu'on y balance allègrement. Il aura de quoi meubler de nombreuses capsules radio!