samedi 18 octobre 2014

L'ACCOMMODEMENT DE PLYWOOD



Elle n’est pas toujours facile à suivre la représentante de Projet Montréal dans Outremont

En août dernier, alors que plusieurs citoyens s’étaient plaints
La Une de L'Express d'Outremont
de la vitesse et de la cinquantaine d’autobus scolaires qui parcourent chaque jour les rues résidentielles du quartier, la conseillère Mindy Pollak, avait carrément refusé de se prononcer sur le sujet. Selon ses dires, comme la majorité des autobus scolaires en cause desservent les écoles et garderies hassidiques, elle ne se sentait pas à l’aise d’aborder la question.

Pourtant, quelques semaines plus tard, Pollak n’a pas fait preuve de la même retenue à propos des cabanes de la fête juive de Souccot. Au contraire, lors de la réunion du conseil du 2 septembre 2014, elle s’est montrée très revendicatrice en déposant un avis de motion destiné à faire modifier le chapitre 6.1 du règlement 1177 en vigueur. Si bien qu’une assemblée de consultation publique (ouverte à tous les citoyens) sera tenue sur ce sujet le 29 octobre 2014 au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont (voir les détails).

Mindy Pollak en cabale pour les cabanes
Même si la fête de Souccot ne dure que neuf jours (en fait, la fête obligatoire est de 7 jours), la conseillère hassidique trouve que les 15 jours pendant lesquels l’arrondissement autorise l’érection de cabanes provisoires pour la fête juive ne suffisent pas. Pollak voudrait que l’arrondissement étende à 24 jours le droit de laisser ces structures sur les balcons ou les terrains des résidents.

Pour justifier la modification du règlement actuel, la porte-parole des dirigeants hassidiques prétend que la construction d’une souccah requiert entre un et trois jours. Il suffit pourtant de voir la façon rudimentaire dont sont conçues les souccot (pluriel de souccah) pour comprendre que même un néophyte pourrait en monter une en quelques heures tout au plus.

 
Qu'elles soient en façade de résidence ou en arrière-cour, les cabanes ne paient vraiment pas de mine dans le quartier

Pollak elle-même décrit les souccot comme des «constructions assez simples». Il s’agit généralement d’étroits panneaux de contreplaqués fixés à des deux par quatre en épinette. Chaque section est préfabriquée et numérotée. Il suffit de juxtaposer les panneaux, d’y ajouter quelques branchages, trois ou quatre bouts de bois pour soutenir la toile de camping qui fait office de toit et le tour est joué. Dans un grand nombre de cas, la même structure est réutilisée, année après année... après année. On croirait presque que les dévots se sont convertis à la loi sur le développement durable.

Comme on n’arrête pas le progrès, Mindy nous rappelle que de plus en plus de gens troquent les cabanes de contreplaqué par des souccot «de style-lego faits en plastique». Plus légères, plus faciles à assembler, imputrescibles, donc réutilisables ad vitam aeternam, elles ne requièrent plus aucune habileté et se font (et défont) en un tournemain. Même par des adolescents. À ce compte, la décoration d’un sapin de Noël de salon demande plus de temps!


Souccat géante de «style lego», montée derrière l'avenue du Parc, sur le Plateau.

Qu’importe les matériaux utilisés, il n’en demeure pas moins que la question de la sécurité de ces structures temporaires soulève l’inquiétude de plusieurs citoyens.

Ces dernières années, des incendies causés par des feux de chandelles ont détruit six appartements de la communauté sur les rues Hutchison et Durocher. Aussi, des gens craignent que les souccot puissent représenter un risque supplémentaire. C’est sans parler qu’il y a quelques jours à peine, une souccah s’est écroulée à Boisbriand, entraînant dans sa chute plusieurs femmes qui s’y trouvaient. Le site hassidique qui rapporte la nouvelle titre «Miracle as Sukkah collapses but no serious injuries».

 
Un chandelier à l'huile laissé sans surveillance serait à l'origine de l'incendie qui a détruit le triplex du 5449 Hutchison, en janvier 2014


On ne se cachera pas que Pollak est surtout préoccupée par des considérations de commodité et d’accommodements religieux. Soutenant que certaines familles passent une partie de la fête de Souccot à l’extérieur de la ville, elle estime que cela peut leur laisser peu de temps, à leur retour, pour démanteler leur cabane dans les délais concédés par le règlement actuel.
 
Que répondre à cela sinon que les autorités municipales ne peuvent être tenues de prendre en compte les situations particulières ou les séjours de vacances de tout un chacun pour administrer l’arrondissement? Cela rendrait l’arrondissement absolument ingérable. 


Des situations similaires se vivent tous les jours dans nos quartiers. Si vous prenez l’avion, que vous n’avez pas de garage et que vous savez que vous ne reviendrez pas à temps pour changer votre voiture de côté de rue, vous avez le choix : ne rien faire et risquer la contravention ou demander à un bon voisin ou à un parent de la déplacer pour vous en temps opportun. Cette prévoyance tient de la responsabilité civique élémentaire.

La recrue de Projet Montréal pousse son argumentaire jusqu’à tenter une comparaison entre ces cabanes et les décorations de Noël. Elle trouve injuste que les constructions de contreplaqué sur les balcons doivent être enlevées après une période maximum de quinze (15) jours alors que les ornementations de Noël peuvent demeurer en place sans restriction.

 
Outremont: débris de souccah que ses propriétaires ne se sont jamais soucier de remiser.


Paradoxalement, alors que Mindy Pollak souhaiterait davantage d’indulgence de la part des citoyens d’autres confessions, elle nous pose une question étonnante : « Est-ce que votre géant bonhomme de neige gonflable doit réellement passer son hiver dehors? ». On croit rêver. Pour nous rassurer (ou nous faire chanter?), elle ajoute : «mais ne vous inquiétez pas, personne ne va l’interdire. Pour le moment.» Si ça lui cause problème, elle n’a qu’à déposer un autre avis de motion pour en réglementer l’usage. Elle sait déjà comment faire!

Mais, entre nous, comment peut-on comparer un patchwork de matériaux de construction parfois vermoulus et généralement inesthétiques à des décorations lumineuses et réjouissantes? On ne me fera pas croire que des passants puissent apprécier de la même façon des structures mal dégrossies et des décorations hivernales.


Dans cette optique, la réglementation sur les souccot telle qu’elle est formulée dans le règlement actuel est-elle une injustice? Je laisse les images répondre d’elles-mêmes. 

Jetez un coup d’œil aux photos ci-bas et tirez-en vos propres conclusions.

Un arbre de Noël sur le Chemin de la Côte-Sainte-Catherine et des décorations du centre-ville.



Une souccah de fortune photographiée aujourd'hui même sur la rue Hutchison alors que l'article 2d du Règlement 1063 considère comme une nuisance «le fait d'étendre des matelas, des couvre-lits, des couvertures ou autres objets de literie ou de linge le long des fenêtres ou des balcons donnant sur une rue»  
Une souccah faite d’un patchwork de contreplaqué et d’aggloméré. Elle  empiète même sur le domaine public.

Je vous invite à venir assister et participer à l’assemblée de consultation publique, le mercredi 29 octobre 2014, à 19 heures, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont, 999, avenue McEachrean.

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Courtoisie de la maison à l'intention de M. Christian Aubry qui m'apostrophe (voir le 2e commentaire au bas de cette chronique et ma réplique). 

Pour son plus grand plaisir, je lui présente (sans frais supplémentaires) un autre exemple de ce qu'il qualifie de «jolis assemblages» d’une «[fascinante] ingéniosité à garder inscrite dans le présent de notre monde à la dérive cette tradition millénaire». 

Il s'agit de la souccah qui se trouve à un coin de rue de chez lui (angle Bernard et Hutchison). Admirez la belle cabane de cette synagogue-dortoir-école qui, il y a bien sept ans, s'était installée illégalement et sans permis sur l'emplacement de l'ancien restaurant La Grand-Mère Poule.  De toute beauté!

Laquelle de ces deux magnifiques structures (la blanche ou la noire) est la  souccah qui a pignon sur rue au coin de l'avenue Bernard et Hutchison? Photo prise le 18 octobre 2014.


 M. Aubry nous vante aussi les belles souccot de Jérusalem. En voici plusieurs... sur une même photo!

dimanche 12 octobre 2014

LA LOI DE LA PÉPINE



Cela faisait des années que l’empire Rosdev laissait à l’abandon des immeubles qu’il possédait juste au nord de l’avenue Van Horne, entre Hutchison et avenue du Parc.

Dès 2008, les inspecteurs d’Outremont avaient constaté que le propriétaire du duplex des 6220-6222 Hutchison avait «détérioré ou laissé détériorer le bâtiment par manque d'entretien, usage abusif ou manoeuvre de dégradation». Le Service de l'aménagement avait alors sommé son richissime propriétaire de remédier à cette situation dans les 30 jours, à défaut de quoi, il «pourrait déposer le dossier d'infraction à la Cour municipale». En bon citoyen corporatif, Rosdev a réagi... six ans après avoir été sommé de bouger.
À l’été 2014, Michael Rosenberg a fait entrer les bulldozers. Bye! Bye! duplex.

Les deux immeubles que Michael Rosenberg a laissé se détériorer.


Juste de l’autre côté de la rue, dans le fief du Plateau, c’est l’imposant édifice industriel du 6240, avenue du Parc qui posait problème. 

Là aussi, ça faisait un bail que Rosenberg négligeait son bien patrimonial. Et il semble qu’il n’ait pas fait grand cas des six avis de non-conformité et des 30 interventions que les inspecteurs du Plateau ont cumulés en moins de deux ans. La seule activité que les citoyens ont pu noter sur les lieux a été l’exploitation d’un terminus d’autobus clandestin.

Michael Rosenberg s’est même permis de jouer avec le conseiller Alex Norris comme un chat s’amuse avec une pelote de laine. 


Le 17 novembre 2011, M. Norris m’a affirmé par écrit s’être plaint directement au président de Rosdev de l’état de délabrement de l’immeuble du 6240 du Parc. Ce dernier lui aurait répondu avoir des difficultés à obtenir un permis pour remplacer les fenêtres de son bâtiment.

Évidemment, la défilade de Rosenberg était grossière. À preuve, le 11 février 2011, soit neuf mois plus tôt, Richard Ryan, conseiller de Projet Montréal pour le Mile-End, nous informait qu’après l’assemblée publique tenue le 27 octobre 2010 spécifiquement sur cette question (voir le document officiel), l’autorisation pour l’installation de fenêtres à l’immeuble de Michael Rosenberg avait déjà été accordée par le conseil d’arrondissement... avec la bénédiction du comité consultatif sur l’urbanisme (CCU).


Aujourd’hui, quatre ans plus tard, ne cherchez pas les belles fenêtres à Rosenberg. Elles brillent par leur absence. Pire. Le 1er octobre dernier, au lieu des vitriers, ce sont les pépines de démolition qui sont débarquées sur les lieux. Que l'immeuble soit patrimoine industriel ou non, Michael Rosenberg a décidé de le raser.

 
1er octobre 2014: le coup d'envoi de la démolition

Le 15 juillet 2014, le directeur de la direction du développement du territoire de l'arrondissement du Plateau, a effectivement octroyé un certificat d'autorisation pour la démolition de l’immense bâtiment.


Il y a quand même un ennui.
 

Un mois avant que ne soit octroyé ce certificat de démolition, les membres du comité consultatif d'urbanisme (CCU) se sont réunis pour discuter de cette demande de démolition. Insatisfaits des rapports d'expertises qui leur ont été remis, ils ont demandé une étude supplémentaire qui leur permettrait de déterminer la valeur [patrimoniale] de l'immeuble. 

Le paragraphe du document dans lequel le CCU requiert un délai pour une étude additionnelle. Pour le document complet, cliquer ICI


La valeur patrimoniale? Non, mais vous voulez rire! Pensez-vous vraiment que les demandeurs ont du temps à perdre avec un «caprice» du CCU? L'immeuble pouvait bien être laissé à l'abandon pendant des années. Les autorités municipales pouvaient bien sécher. Mais quand le propriétaire veut démolir, là, faut pas que ça niaise. Quitte à bafouer la requête du CCU. 

Comment? Vous pensez que quelqu'un a fait pression sur les fonctionnaires? Non, mais... vous vous rendez compte de ce que vous dites?

Du béton et de l'acier. Et on doit croire sur parole que cet immeuble était en si mauvais état qu'il fallait le le démolir à la vitesse grand V?

mercredi 1 octobre 2014

LES «BASSES» COURS D'ÉCOLE



Où Diable sont passés tous les défenseurs des animaux du Plateau Mont-Royal? Ceux qui étaient prêts à se faire poivrer pour forcer le boycottage des shampooings testés sur les yeux des lapins? Ceux qui conspuaient les chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine? On n’entend même pas celles qui, en novembre 2010, avaient dénoncé devant les élus du Plateau les mauvais traitements que la fourrière municipale Le Berger Blanc infligeait aux animaux de compagnie esseulés.
 


Soyons honnêtes. Cet été, il y a bien eu Christine Gosselin, la conseillère du district de Jeanne-Mance, pour lancer deux cris du cœur sur Facebook. «Il faut sauver la rainette faux-grillon!» et «Il faut sauver Private Minette!»

C’est bien peu quand on sait que ces jours-ci, c’est par centaines que de pauvres poules entassées comme des sardines sont empoignées par les ailes dans le fond de certaines cours d’école du Plateau (et d’ailleurs), avant de se faire «swinger» comme des hélicoptères, d’être égorgées vives et agoniser dans la douleur.

Vous n’avez jamais vu le traitement réservé à ces volatiles lors des préparatifs du Yom Kippur? Je vous invite à visionner la vidéo tournée par PETA (
People for the Ethical Treatment of Animals). Vous apprendrez comment sont traités les 50 000 poulets qui servent à la cérémonie des Kapparot, à New York. Un carnage particulièrement dégoûtant et révoltant.


La cérémonie des Kapparot: les poulets expient les péchés commis par les hommes.

De quoi s’agit-il donc? Au cours des dix Jours de Pénitence qui précèdent le Yom Kippour, la fête du Grand Pardon (le 4 octobre, cette année), les croyants de confession juive doivent demander à Dieu le pardon pour les fautes commises. Pour s’éviter de subir les foudres du Créateur, les fidèles ont recours au rite des Kapparot . En faisant tournoyer une poule blanche autour de leur tête, les pécheurs souhaitent que les conséquences de leurs fautes soient transférées sur le poulet devenu un véritable bouc émissaire.

Dans le Mile-End, nous avons eu connaissance que des Kapparot ont été organisées dans une école et une garderie hassidiques, les 29 et 30 septembre.

La cour de l'école illégale de la rue Casgrain sert tantôt aux enfants, tantôt aux poules

Le lundi 29 septembre, dans la cour de l’Académie Yeshiva Toras Moshe, située au 5669 Casgrain, un témoin a vu des hommes débarquer des caisses contenant de 100 à 200 poules destinées au rite des Kapparot. Il n’a pas pu photographier l’arrivage, mais le lendemain matin, deux hommes s’affairaient à désinfecter la cour d’école à grand renfort de bouteilles d’eau de javel et de jet d’eau sous pression (photo ci-haut). 

Il fallait voir les fientes verdâtres et les restants de plumes être avalés par l’égout de la rue Casgrain, le 30 septembre 2014.

Comme si ça ne suffisait pas que cette école illégale se foute des normes du ministère de l’Éducation, la voici qui bafoue le règlement municipal 3344 qui interdit «la tuerie et l’abattage de volaille, l’élevage, l’engraissement, la garde ou la vente de ces animaux vivants en dehors des territoires spécifiquement assignés». Les rabbins délinquants de cette école auraient-ils décidé d’offrir une formation en boucherie de détail à ses pieux élèves? En passant, en dépit des menaces des gouvernements qui se succèdent, cette yeshiva continue son petit bonhomme de chemin dans la plus parfaite illégalité.

Rue Jeanne-Mance, les cages à poules.
Le mardi 30 septembre, ce fut au tour de la garderie du 5565 Jeanne-Mance de servir de basse-cour. Des dizaines de cages de plastique rouge (et basses!) renfermaient des poules entassées les unes sur les autres au soleil et vraisemblablement laissées sans soins. Sur place, les poulets vivants étaient disponibles à l’achat.

 

Qui osera prétendre que cette cour asphaltée tapissée de fientes de poulets puisse respecter les normes et directives des autorités sanitaires?
Lendemain de veille à la garderie
du 5565 Jeanne-Mance: fientes, plumes, 
boîtes éventrées et autres détritus, sans oublier
les gants de latex bleus... 
par respect pour les règles sanitaires, sans doute.

Certains demanderont peut-être s’il y a vraiment de quoi en faire tout un plat… à la salmonelle. Après tout, les lieux servent de prématernelle à des enfants qui, c’est bien connu, ne traînent jamais par terre et ne sont pas portés à se mettre les mains dans la bouche.

Kapparot dans une pouponnière

Et si nous vous disions que ce rituel peut se faire jusque dans les pouponnières d'hôpitaux? Vous ne le croiriez pas? Ben alors, visionnez la courte vidéo.

Quant aux poulets, ils ne se souviennent déjà plus avoir été brassés et égorgés vifs! J'entends d'ici les élu-e-s du Plateau nous dire: «C'est quoi le drame? C'est kosher!».

mercredi 24 septembre 2014

LES ENFANTS DES AUTRES, TU NE CONVOITERAS



Voilà trois ans que le scandale de la secte ultraorthodoxe Lev Tahor de Sainte-Agathe fait la manchette. On parle de kidnapping, de mariages forcés de jeunes filles, d’enfants négligés, maltraités, mal nourris et ne recevant qu’une éducation religieuse. Nous avons suivi leur évasion nocturne vers Chatham, leur fuite avortée à Trinité-et-Tobago, leurs déboires au Guatemala et, il y a quelques jours à peine, la fugue de deux adolescentes de la secte juive qui se sont réfugiées aux États-Unis.

Dans toute cette triste saga, l’une des choses les plus troublantes a été d’apprendre que plusieurs enfants étaient enlevés à leurs familles pour être placés de force dans d’autres foyers. En moins de deux ans, certains enfants auraient été parachutés dans une vingtaine de familles d’accueil différentes. Bonjour la détresse!

Hélas, dans le monde hassidique, ce genre d’histoires d’horreur n’existe pas que chez les Lev Tahor.
 

Avez-vous déjà entendu parler du documentaire In hasidic custody   réalisé par le cinéaste israélien Nitzan Gilady? Le réalisateur nous présente le cas de Yahia Jaradi et son épouse Lauza, deux juifs yéménites qui ont été victimes de recruteurs ultraorthodoxes de la secte satmar. Ces derniers leur ont proposé leur aide pour qu’ils immigrent aux États-Unis. Une fois établis à Monsey (New Jersey), on leur a enlevé leurs passeports. M. Jaradi a été forcé de travailler pour la secte et leurs enfants ont été empêchés d’apprendre autre chose que le yiddish. À la suite d’un accident qui a coûté la vie à la plus jeune de leurs cinq enfants, la secte a prétendu que les Jaradi avaient causé la mort de leur fille de façon à s’arroger la garde des quatre autres enfants.

Victimes de recruteurs ultraorthodoxes sans scrupules, Yahia et Lauza Jaradi se sont fait voler leurs enfants au New Jersey.
 
Dans ce documentaire en cinq parties (partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5), le directeur général du Yemenite Heritage Fund soutient que la secte satmar «aime surtout enlever des enfants»*. Un homme raconte que M. Jaradi s’est fait offrir 20 000 $ pour une de ses jumelles, tandis qu’un autre dit s’être fait prendre ses six enfants par les dirigeants satmar. En bout de compte, les Jaradi ne réussiront à récupérer leurs enfants qu’en 2008, après sept ans de démarches acharnées. N'est-il pas étonnant de constater qu'une communauté garde la loi du silence devant de tels actes?

Le Yémen, c’est vrai, nous apparaît comme le bout du monde. Monroe, c’est pratiquement cinq heures de route d’ici. Mais si vous croyez que ce genre de choses ne peut se produire à Montréal, nous avons des petites nouvelles pour vous.  

L’an dernier, j’ai reçu un appel de Grenoble, en France. Tombée sur mon blogue, Emmanuèle Leblanc a senti le besoin de me raconter le cauchemar qu’elle a vécu ici même sur la rue Hutchison.  

Convertie au judaïsme afin de pouvoir se marier avec un Juif iranien, Emmanuèle a eu trois enfants à Montréal. «Mon mari était plutôt moderne. En dehors de la maison, il mangeait de tout et il lui arrivait même de se rendre à la synagogue en voiture pendant le Yom Kippur.» Malheureusement, le mariage s’est gâté lorsque leur chemin a croisé celui des ultraorthodoxes. «En plus de se radicaliser, il a commencé à être violent avec moi et les enfants.»


Sortie en famille, à Montréal, avant que Mordecai ne kidnappe les trois enfants d'Emmanuèle et disparaisse dans la nature.

Craignant les accès de rage de son conjoint, Emmanuèle entame des procédures de divorce. Mal lui en prit, car dès que son mari a su qu’elle avait contacté un avocat, il a filé avec les trois enfants sans laisser d’adresse. «C’est comme si j’étais morte», laisse-t-elle tomber.


C'est dans la cuisine de son appartement du 5713 Hutchison qu'Emmanuèle et d'autres ont trouvé le nom "Enfant-Retour" pour baptiser l'organisme qui aura pour mission d'assister les parents dans la recherche de leur enfant porté disparu.

Malgré ses démarches auprès des autorités policières et politiques, son passage à l’émission Les Retrouvailles de Claire Lamarche et ses nombreux voyages de recherche désespérée, Emmanuèle Leblanc restera huit longues années sans la moindre nouvelle de ses enfants.

C’est finalement un détective privé qui retrouvera la trace de sa fille aînée à Kiryas Joel, cette enclave d’intégristes ultraorthodoxes de l’état de New York qui connaît le plus haut taux de pauvreté des États-Unis.

Sur place, pour forcer l’intervention des policiers, Emmanuèle a dû faire semblant de la kidnapper sur le chemin de l’école. «Je me suis retrouvée submergée par une foule de hassidim. J’ai été menottée, amenée au poste de police et tout.» Au moins, le processus de récupération allait enfin s’enclencher. C’est du moins ce qu’elle pensait.

Pendant qu’un tribunal de l’endroit se penche sur le dossier, Emmanuèle apprend qu’Esther, Samuel et Rifka s’appelaient désormais Sara, Yoseph et Rachel. Pire. Son ex-mari les avait carrément donnés à des familles satmar. «Ils ont été envoyés trois ans à Manchester (Angleterre) avant d’être distribués à gauche et à droite aux États-Unis. J’ai retracé mes deux plus jeunes à Miami avant qu’ils ne disparaissent à nouveau en Californie avec leur père.»
 

La chose la plus dévastatrice pour cette mère a été de réaliser que la secte hassidique avait complètement lessivé le cerveau de sa fille aînée. «J’avais le droit de voir Esther tous les 15 jours en présence des services sociaux, mais à Kiryas Joel, on lui avait tellement mis dans la tête que j’étais le diable, qu’elle me recevait avec un walkman sur les oreilles pour ne pas m’écouter. Elle ne supportait pas que j’écoute du Vivaldi. Elle n’acceptait même pas de manger la nourriture cachère que je lui préparais parce que dans sa tête, je n’étais pas juive!»
Après leur enlèvement, Samuel, Rifka et Esther deviendront Yoseph, Rachel et Sara

Ses enfants dont la jeunesse lui a été volée sont désormais des adultes mûrs. «Des adultes qui n’ont d’autre choix que de vivre avec leurs traumatismes», déplore-t-elle. «Ma plus jeune aime bien le folklore juif, mais n’est pas religieuse du tout. Elle vient me voir tous les ans en France. Mon fils, lui, a gardé un profil religieux, mais il mange de tout et je le vois quand je vais à New York. Avec mon aînée, par contre, c’est plus difficile. Elle est mariée religieusement, a cinq enfants et vit à Williamsburg dans la secte Bobov»
 

Et son ex-mari? Il a été l’objet d’un mandat d’arrêt international pour une fraude financière de plusieurs millions à l’encontre de l’American Automobile Association. Il s’est enfui au Panama où il vivrait toujours.

Quel gâchis, quand même. Pourtant, dans le livre de l’Exode, il est bien écrit : « Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. » C’est vrai, par contre, qu’on n’y parle pas des enfants!


«mostly like to take children»

samedi 6 septembre 2014

LA CONSEILLÈRE QUI NE VEUT PAS VOIR


Si vous avez mis la main sur L'Express d'Outremont du 28 août dernier, vous ne pouviez pas manquer cet autobus scolaire illustré en Une et affublé du titre À pleine vitesse dans les rues



Non seulement certains d'entre eux roulent trop vite et font des stops à l'américaine, mais ils sont souvent très bruyants et surtout, ils défilent à la queue leu leu sur nos rues résidentielles en s'arrêtant de porte en porte pour cueillir les écoliers.

Interviewés, des citoyens disent avoir compté une cinquantaine d'autobus scolaires passant quotidiennement devant chez eux. Ils exagèrent, vous pensez? Hélas non. 

À la séance du conseil d'arrondissement d'Outremont, j'ai remis à la mairesse Cinq-Mars un document relatant différents problèmes relatifs à la circulation de ces autobus. 

Grâce à une caméra vidéo, nous avons pu documenter le phénomène. Ces bandes que nous avons conservées révèlent qu'une moyenne de 55 autobus scolaires défilent sur nos rues résidentielles (sauf le samedi, jour du sabbat). Et pour dissiper les doutes, nous ne nous sommes pas limités à capter ces allées et venues pendant un ou deux jours qui auraient pu connaître un achalandage exceptionnel. Les enregistrements ont été réalisés sur une période de deux mois, à raison de 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Outre le nombre impressionnant d'autobus, on réalise que ces véhicules jaunes commencent leur chemin de croix depuis aussi tôt que 6h34 le matin pour rentrer au bercail parfois passé 23h35.  

À 21h37, des étudiants dont certains portent la barbe! descendent d'un autobus scolaire au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.


C'est sans parler, bien sûr, des problèmes du stationnement illégal et des manœuvres dangereuses, voire abracadabrantes.


Alors qu'un premier autobus est illégalement stationné devant la synagogue de Michael Rosenberg (zone vignette 27), un deuxième contenant des enfants est immobilisé en double... en sens inverse du trafic!

 Dans tout cela, ce qui est le plus hallucinant, c'est d'apprendre dans l'article de l'Express d'Outremont que Mindy Pollak, la conseillère du district, préfère esquiver la question parce que «la majorité des autobus scolaires en question desservent les écoles et garderies hassidiques». Est-ce à dire que lorsque le problème émane de sa communauté, elle ferme les yeux et refuse de bouger?

Cerise sur le Sunday, son attaché politique, Philippe Tomlinson, déclare le plus sérieusement du monde que Projet Montréal, le parti de Mindy, «ne constatait pas de problèmes en matière de transport scolaire». C'est vrai qu'il n'habite pas Outremont et que ce que l'on ne voit pas (ou qu'on ne veut pas voir!) ne fait pas mal.

9 mai 2013: Un autobus qui n'a pas à se trouver stationné sur la rue Hutchison exécute un ballet acrobatique inusité pour permettre au balai mécanique de faire son travail. L'autobus se déplace au milieu de la chaussée, puis recule pour se stationner de nouveau. Bravo, champion!

Quant à Madame Cinq-Mars, les citoyens ont hâte de voir les solutions qu'elle apportera pour diminuer le trafic incessant de ces autobus. Nous pouvons d'ores et déjà lui suggérer que les enfants et écoliers se déplacent au coin des rues collectrices (ex.: Fairmount, Saint-Viateur, Bernard, etc.) pour être recueillis par les autobus qui n'auraient plus à défiler sur les rues résidentielles. 

Que voilà un beau projet pour occuper Mindy Pollak qui est justement chargée du comité du transport actif. À défaut de faire marcher les enfants jusqu'à l'école comme le promeut le programme Trottibus, elle pourrait au moins faire en sorte qu'ils se rendent jusqu'au coin des rues, non? Ça ne devrait faire mourir personne et, croyez-nous, c'est bien plus sécuritaire que ce que nous voyons régulièrement.

lundi 25 août 2014

BOLDUC: LE MÉDECIN SOUS INFLUENCES


Vendredi dernier, le ministre de l'Éducation a livré le fond de sa pensée... creuse. Il estimait que l'achat de nouveaux livres n'était pas nécessaire pour plusieurs écoles. «Il n'y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s'empêcher de lire, parce qu'il existe déjà des livres [dans les bibliothèques].»

Pôvre Dr Bolduc. C'est dommage qu'il n'ait pas fait son cours de médecine à Kansas City (Missouri). Là-bas, lors de leur admission, les futurs toubibs reçoivent en cadeau le bouquin On doctoring - Stories, Poems, Essays

 Dr Bolduc! On sait que vous tirez le diable par la queue. Sachez que vous trouverez ce livre sur Amazone.com pour 3,99 $.


Dans un article du Monde Diplomatique, Martin Winckler, médecin généraliste et écrivain, nous révèle que cet ouvrage contient des textes de Borges, de Kafka, de Tchekhov, de Pablo Neruda, de Conan Doyle, de la Bible et de bien d'autres auteurs. Le responsable de la faculté de médecine de Kansas City explique que ce livre est offert aux étudiants «parce qu'ils en apprendront plus sur le soin dans la littérature que dans les livres de pathologie où l'on n'apprend que la médecine.» 

C'est peut-être un peu tard pour faire l'éducation du bon Dr Bolduc, mais avant de le lapider, pourquoi ne pas tenter de comprendre d'où il tire son intime conviction de l'inutilité des nouveaux livres? 

Alors qu'un bibliothécaire d'une école de Verdun s'est aperçu que s'il retirait des étagères tous les ouvrages publiés avant 1995, il se retrouverait avec une bibliothèque vide, Bolduc, lui a vécu une expérience totalement différente, cet été.

Pendant que nous étions en vacances, le ministre de l'Éducation n'a pas chômé. Après avoir déclaré, le 27 mai dernier, qu'il allait faire le ménage dans les écoles hassidiques clandestines, des dirigeants de la secte lui ont fait un appel du pied. Ils l'ont convié à visiter une de leurs écoles tant réputées d'Outremont. 

Dans les bibliothèques des écoles hassidiques (tant légales qu'illégales!), Yves Bolduc a trouvé dans les vieux livres religieux toute la littérature nécessaire à l'éducation de la future élite sectaire.

Grâce à leur pouvoir de persuasion légendaire, il semble que les dirigeants hassidiques aient séduit notre érudit ministre de l'Éducation.

Qu'ont-ils bien pu lui baratiner pour qu'il en arrive à dénigrer publiquement les nouveaux livres que les commissions scolaires réclament à grands cris pour leurs bibliothèques? Ils lui ont montré les collections d’œuvres talmudiques qui monopolisent toutes les étagères de leurs salles de classe. Bolduc a tout de suite allumé. Pour produire une élite infaillible, des ouvrages datant de 2500 ans font parfaitement l'affaire.

lundi 4 août 2014

LES ENFANTS DE CHOEUR

Logo de la LDJ


Pour les bien-pensants qui nous racontent (voir ma chronique précédente) que la Ligue de défense juive (LDJ) respecte les lois du pays, voici quelques photos et une vidéo pas piquée des vers, prise lors d'une manifestation qui s'est tenue devant la Maison de la Palestine de Mississauga, le 3 juillet dernier. De véritables enfants de choeur, je vous dis!


Les deux gorilles qui assuraient la sécurité de l'extrémiste Meir Weinstein, dimanche, à Montréal, faisaient du grabuge en «bonne» compagnie, dans la Ville Reine, la semaine précédente.

Non, non. Le policier n'était pas là pour aider nos deux molosses à traverser la rue.

 
Dans la photo ci-contre, un des animateurs de cette manifestation de la LDJ haranguait la foule en scandant: «We will not submit to radicals!»









Bien échauffé, le même homme (voir la flèche) saute dans l'arène pour bouffer du Palestinien.

 





Mal lui en prit, car ceux à qui il a voulu faire un mauvais parti lui ont fait voir des étoiles. Il a fini à l'hôpital. Après cette dégelée, le slogan Never again qu'il arbore sur ses manches se transformera peut-être en une leçon de vie pour l'avenir. 



L'échauffourée a été diffusée sur le site Jihad Watch, un «programme» du David Horowitz Freedom Center dirigé par un certain Robert Spencer

Il faut visionner la vidéo et lire la version de l'empoignade faite par le groupe provocateur de la LDJ: «Une foule de musulmans déchaînée attaque et bat des protestataires juifs» 

À ce que l'on voit, les protestataires propalestiniens ne sont pas allés manifester devant une synagogue ou le consulat d'Israël de Toronto pour dénoncer les milliers de civils gazaouis morts ou blessés par les bombes de l'armée israélienne. Non, ils se sont plantés devant la Maison de la Palestine de Missisauga. Ce sont les membres de la LDJ qui ont fait la route pour aller en découdre.

 
Les manifestants pro-palestiniens devant la Maison de la Palestine de Missisauga.



 



Le leader canadien de la LDJ, Meir Weinstein, était aux premières loges de la provocation.



Voici  la Maison de la Palestine. Un environnement pas particulièrement stratégique pour faire parler de soi.

En passant, pour ceux et celles qui ne le sauraient pas encore, je n'ai d'atomes crochus avec aucun groupe intégriste quel qu'il soit et d'où qu'il vienne. Est-ce assez clair?

LES SBIRES DÉBARQUENT EN VILLE


Croyez-le ou non, il y a dix jours, l’avenue Bernard a été le théâtre d’une alerte à la roquette. Pendant que les amateurs de pain tressé et de babka au chocolat faisaient la file devant la célèbre boulangerie Cheskies, des sonneries sont devenues folles toutes en même temps. D’un même réflexe, des Juifs hassidiques présents dans la boutique ont frénétiquement fouillé les poches de leurs redingotes noires pour en extirper leurs téléphones cellulaires aux abois. L’application Red Alert les avertissait qu’une roquette venait d’être lancée et qu’elle exploserait bientôt.

Dans la foule de clients de la boulangerie du Plateau, même les hipsters capotaient. Ils n’en revenaient pas qu’à Montréal, autant de Juifs aient téléchargé cette application pour connaître en temps réel le moment où une roquette quittait… la Bande de Gaza en direction d’une ville israélienne!
 
Avec cette psychose paranoïde qui semble s’être répandue jusque dans les boutiques du boulevard BCBG d’Outremont/Mile-End, faut-il s’étonner qu’aujourd’hui même (dimanche), la Ligue de défense juive (LDJ) ait décidé d’annoncer l’ouverture prochaine de l’aile québécoise de l’organisme à la réputation sulfureuse?

C’est un certain Meir Weinstein, le fondateur de la succursale de la LDJ de Toronto, qui est déterminé à implanter la branche guerrière en terre québécoise.

2 août 2014: Meir Weinstein entouré de ses gorilles, au centre-ville de Montréal

Cet ancien garde du corps a depuis longtemps juré loyauté au rabbin Kahane, fondateur de ce groupe d’extrême droite raciste et pourchasseurs d’Arabes. Mieux! Weinstein a toujours refusé de condamner l’attentat perpétré en 1994 par le terroriste de la LDJ américaine Baruch Goldstein qui a assassiné 29 Palestiniens au Tombeau des Patriarches. En avril 2011, la page Facebook LDJ de Toronto invitait ses membres à une manifestation aux bureaux de la communauté gaie Pride Toronto. Selon le Daily Xtra, l’invitation assimilait les gais aux... nazis!

Heureusement que le Centre consultatif des relations juives et israéliennes veille au grain... et à l'ivraie. 


Tandis que son vice-président pour le Québec, Luciano del Negro, estimait ce soir à Radio-Canada qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, son porte-parole David Ouellette soutenait, il y a quelques jours que les activités de la LDJ respectent les lois canadiennes. La lettre, c’est à voir, mais l’esprit, sûrement pas. 

Commentant l’annonce de cette implantation imminente, Joël Lion, consul général israélien à Montréal, a, pour sa part, prétendu sur les ondes de TVA que «le mainstream de la communauté ne la voit pas d’un bon œil ». Plus tôt, il avait rappelé qu’en Israël, les parlementaires de la Knesset avaient l’habitude de quitter l’enceinte parlementaire lorsque le rabbin Kahane prenait la parole.
 
Mais au Canada, tous ne semblent pas fuir comme la peste ces fanatiques qui donnent l’impression de vouloir s’inspirer du Commando des bâtards, de Tarantino.


Le 23 avril 2013, le Jewish Tribune publiait une photo montrant Frank Dimant, le Président-Directeur Général de B’nai Brith Canada aux côtés de Julius Suraski, un membre tellement impliqué au sein du groupe extrémiste qu’il a fait partie du voyage de Stephen Harper en Israël, en janvier 2014, à titre de coordinateur d’un évènement de la LDJ. 
Frank Dimant aux côtés de l'extrémiste Julius Suraski

La présence d’une personnalité de ce groupuscule dont la division états-unienne est qualifiée d’organisation «terroriste», «violente» et «extrémiste» était d’autant plus saugrenue que Suraski participait au conseil consultatif spécial de B’nai Brith Canada pour la Ligue des… droits de l’Homme! Peace & Love, you bet!

Alléguant avoir reçu plusieurs coups de fil de gens de la communauté juive de Montréal qui auraient été victimes d'actes antisémites, Weinstein a manifestement envie d’en découdre avec des organisations qui, à ses yeux, présentent une menace. Pourtant, pas plus tard que la semaine dernière, un porte-parole de la SPVM a été catégorique. Ces derniers temps, alors que la guerre entre Israël et la Palestine échauffe sérieusement les esprits, six plaintes auraient été reçues par les forces policières . C’est six de trop, j'en conviens, mais ce n’est sûrement pas avec les gros bras de ces têtes brûlées que le problème se résoudra. À moins que l'idée soit de faire monter la pression et de mettre de l'huile sur le feu.

Le gouvernement du Québec prétextera-t-il les accommodements raisonnables pour souhaiter la bienvenue à la Ligue de défense juive? Souhaitons que les autorités québécoises mettent vite ces tristes sbires au ban de la société.