vendredi 23 décembre 2011

LES «EN-GEÔLEUSES» À VELCRO

La Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d’accommodement raisonnables a quatre ans. Pour l'occasion, il semble que nos autorités provinciale et scolaire aient décidé de fêter ça en grand.

Le 19 décembre 2011, c
'est Line Beauchamp qui a lancé les festivités du Carnaval de l'aplaventrisme. La ministre de l’Éducation a donné sa bénédiction à une école maternelle de Montréal qui a accepté qu'une petite musulmane porte des écouteurs antibruit pour ne pas être exposée à la musique ou au chant de ses petits camarades de classe (écouter l'entrevue de La commission Bazzo-Dumont, à 98,5FM).

Quand j'étais ado, c'étaient mes copines qui fréquentaient l'école des bonnes sœurs qui n'avaient pas le droit de s'asseoir sur les calorifères. Paraît qu'elles avaient le thermostat trop sensible et que ça pouvait leur dérégler le chauffage central. Aujourd'hui (on n'arrête pas le progrès!), c'est la
musique occidentale qui serait impure.

Remarquez que nous aurions pu nous en douter. Si notre musique athée peut perforer les tympans de nos enfants non pratiquants, imaginez-vous ce que ça peut faire à l'hymen d'une fillette d'une famille ultra bigote. Vaut mieux ne pas trop y penser, d'un coup que ça nous donnerait l'idée de commettre un crime d'honneur.

De toute façon, un accommodement maladif en chasse vite un autre. Cette fois, à quelques jours de Noël, on nous annonce que le ministère québécois de la Sécurité publique vient de conclure une entente avec la Commission des droits de la personne. Désormais, les agentes des services correctionnels auront le droit de porter le hijab dans les prisons.

Voyez un peu le portrait. Pas satisfaites de passer déjà le plus clair de leur temps cloîtrées à l'intérieur des murs des pénitenciers, des musulmanes intégristes revendiquent le droit d'être doublement emprisonnées. Deux châtiments valent mieux qu'un pour ces pécheresses incarnées!

Voilà qui est fait. Ces enjôleuses ataviques pourront désormais
se couvrir la tête du châle de la pudeur et se transformer en «en-geôleuses» à Velcro. C'est fou de voir des femmes qui aspirent à marcher les fesses toujours plus serrées réclamer la laïcité ouverte à corps perdu.

Et comme on n'arrête pas le progrès, c'est la ministre de la Condition féminine, une autre femme émancipée du gouvernement Charest qui se dit satisfaite de cette nouvelle excision pratiquée sur le droit des femmes.

Navrant de lire les propos de Christine St-Pierre qui soutient que l'entente est
tout ce qu'il y a de raisonnable.

Avec l'arrivée des «en-geôleuse» à Velcro, va-t-on exiger des détenus qu'ils se rasent tous les jours? Imaginez si le Velcro du hijab devait rester accroché à une barbe de trois jours...

Même Gérard Bouchard, reconnu pour avoir accouché d'un rapport avachi (pour ne pas dire mort-né), se dit en total désaccord avec cette décision du port du hijab pour les gardiennes de prison. Julie Miville-Deschênes, aujourd'hui présidente
du Conseil du statut de la femme, rajoute une couche d'indignation en rappelant que c'est l'État lui-même qui s'engage à fournir le signe religieux ostentatoire aux intégristes. Bye! Bye! la neutralité de l'État.
(écouter Gérard Bouchard et Julie Miville-Dechêne à Maisonneuve en direct).

Chaque fois que j’entends parler de la laïcité ouverte, c'est toujours l'image de Daniel Weinstock qui me vient en tête.

Rappelez-vous. C'est lui qui, à Paris, le 7 décembre 2007 avait fait l'éloge du
rapport de Marion Boyd sur l’introduction de tribunaux de la charia en Ontario (écouter le très court extrait audio).

Si l'ex-membre du comité d'expert auprès de la Commission Bouchard-Taylor était favorable à la charia sur le territoire canadien, on peut aujourd'hui imaginer sa satisfaction devant cette récente victoire des intégristes musulmanes dans nos prisons.

Pas plus tard que le 20 décembre dernier, M. Weinstock dissertait sur l'ultraorthodoxie et la place qu'il fallait laisser à
«ces communautés qui souhaitent vivre un certain exil interne». Je suis resté interdit en entendant le philosophe de l'éthique s'enfarger dans son discours contradictoire. Voyez-moi ça:

«Qu’un adulte majeur et vacciné décide qu’il veut se joindre à une communauté qui pratique une vie antimoderne, contre la société ou en marge de la société, c’est son choix et je pense que nous devons le respecter. Le problème, ce sont les pratiques éducatives qui mènent à ce que les enfants, devenus grands, fassent le même choix ou reproduisent le même modèle qui limite de manière assez extrême les opportunités des enfants... Il faut respecter le choix des adultes, mais protéger les enfants contre un endoctrinement dont les limites sont souvent outrepassées.» (écouter l'entrevue sur les ondes de Radio-Canada)

On a bien connu un Cat Stevens se transformer en Yusuf Islam, mais avez-vous déjà vu ça, vous, un adulte athée, chrétien, musulman, taoïste ou animiste se convertir au hassidisme à l'âge adulte ?

C'est depuis leur plus tendre enfance qu'ils sont endoctrinés et drillés. Tout est fait pour leur rogner les ailes et leurs velléités de liberté. On cherche délibérément à les empêcher de Quitter le bercail à l'âge adulte (visionner la bande-annonce de cet excellent film).

Cliquer ICI pour découvrir le cahier d'un jeune écolier hassidique du Mile End où la ferveur religieuse et les garçons sont placés sur le piédestal.


Les Québécois qui ont plus de 50 ans se souviendront de cette époque où nos autorités ecclésiastiques cherchaient, elles aussi, à nous lessiver le cerveau pour faire de nous de la chair à jubé et conserver leur pouvoir castrant.

Il n'y avait pas une matière scolaire qui était épargnée de la mainmise des «robes noires». En mathématiques, on nous faisait compter les âmes, les indulgences et les grenouilles de bénitiers. En français, on récitait le petit catéchisme par coeur. Même l'histoire du Canada se résumait aux bons sauvages convertis par nos saints martyrs canadiens.

Cliquer ICI pour feuilleter mon premier livre d'histoire. Je l'ai précieusement conservé afin de ne jamais oublier le chemin parcouru.

Heureusement, quand est venu mon tour, le fruit était mûr.
Je n'ai pas vraiment eu de mérite, car la société dont j'étais issu était déjà prête à se rebeller et à casser les chaînes de la Sainte Trinité qui nous étouffaient.

Malheureusement pour les rejetons des intégristes actuels, il semble bien que ce ne soit demain qu'ils pourront s'affranchir du joug des ultraorthodoxes de tout crin. Souhaitons-leur tout de même que cela se produise de leur vivant.

Je vous laisse donc tous aller célébrer ce que vous voudrez en empruntant les mots de Gérard Bouchard qui a joué d'audace à l'émission Maisonneuve en direct. Imaginez. Le pope Bouchard est allé jusqu'à souhaiter
de «Joyeuses fêtes de Noël» aux auditeurs. Ça prenait du cran. Heureusement qu'il y en a encore qui se tiennent debout au milieu de tout ce charia-vari!

mercredi 7 décembre 2011

LA COUPE EST PLEINE

Ce matin, dix membres d'une secte hassidique d'Outremont ont plaidé coupable à des accusations d'importation, de possession et de vente illégale d'alcool (voir le reportage du téléjournal de TVA).

Grâce à ce plaidoyer de culpabilité, nous pouvons aujourd'hui affirmer que la synagogue de la rue Durocher ne dépannait pas que les âmes assoiffées de recueillement.

C'est une escouade spéciale de la police qui, le 17 décembre 2009, avait pris les religieux en flagrant délit de décharger près d'une tonne de produits alcoolisés dans la synagogue Toldos Yaacov Yosef du 6019, rue Durocher.




En janvier 2010, un reportage de Normand Lester (à ne pas manquer!) nous avaient révélé que ce trafic fonctionnait depuis plusieurs années. Le Journal de Montréal affirmait, de son côté, que
l’enquête de la police ne se limitait pas à une seule synagogue, mais à tout un réseau de distribution illégal.

De fait, des cargaisons similaires à celles que recevait la synagogue du 6019 Durocher avaient aussi été aperçues à d'autres endroits dont, entre autres, à la synagogue satmar du 5555 Hutchison (photo ci-contre).



À l'époque, Alex Werzberger (photo ci-bas), président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont, avait vivement réagi à cette descente des forces policières.

Interviewé par L'Express d'Outremont
à propos de la rafle, le notable satmar qui fréquente la synagogue du 5555 Hutchison avait crié au harcèlement. Harcèlement, vraiment?

On se demande d'ailleurs pourquoi ses coreligionnaires ont plaidé coupable puisque Werzberger clamait haut et fort que tout était kosher. C'est tout juste s'il n'allait pas sortir de ses poches les factures reliées à ce nectar sacramentel saisi.

Il aurait pu être intéressant que les accusés se montrent plus combattifs. Imaginez si le procès s'était tenu. Peut-être aurions-nous pu apprendre un tas de trucs sur leurs combines? Cela aurait été un peu trop compromettant au goût des dirigeants hassidiques, vous dites? Tiens! Je n'avais pas pensé à ça. Vous croyez qu'en crachant le morceau tout de suite, la communauté souhaitait limiter les dégâts?
Ben, voyons donc. Des dirigeants si pieux.

Parlant de
«damage control », quelqu'un a-t-il entendu parler du présumé réseau de distribution illégal dont il avait été question dans cette affaire? Merde! Dites-moi pas que les enquêteurs ont oublié les cargaisons d'alcool du 5555 Hutchison?

Alex Werzberger doit être bien déçu de cet oubli. Il faut dire qu'après les histoires de dortoirs illégaux, de synagogue traficotée sous de fausses représentation, le mépris flagrant pour le zonage, la défense des écoles qui ne respectent pas les normes du ministère de l'Éducation, il n'avait pas besoin de ça en plus. Il ne voudrait probablement pas que Marie Cinq-Mars et les citoyens d'Outremont se réveillent et exigent qu'il soit destitué du
Comité consultatif d'urbanisme (CCU) d'Outremont auquel il est si digne de siéger.

Entre nous, la coupe est pleine.

dimanche 4 décembre 2011

L'HOMME DE PAILLE ET LE NID DE GUÊPES

Vous n'avez certainement pas oublié le fameux dortoir illégal du 5569 - 5571 Hutchison. Les inspecteurs du Plateau viennent d'y faire une autre petite visite. Ils voulaient s'assurer que le «nic à feu» avait bel et bien été démantelé. Après l'ordonnance de la Cour supérieure (mai 2011) et la condamnation pour outrage au tribunal (juillet 2011), les fonctionnaires s'attendaient à trouver un campement déserté. Eh! bien. Croyez-le ou non, les intégristes hassidiques ont, une fois de plus, fait un bras d'honneur aux Très Honorables juges de la Cour supérieure.

À en croire les autorités du Plateau, plutôt que de vider la place, les fondamentalistes de la synagogue du 5555 Hutchison se sont contentés de
grossièrement camoufler leur pensionnat hors la loi. Force est de constater qu'ils s'accrochent à leurs matelas comme sangsues à un hémophile. À côté d'eux, les campeurs d'Occupons Montréal font figure de premiers communiants.

Les autorités du Plateau sont donc, une fois de plus, forcées de porter de nouvelles accusations contre la secte multirécidiviste. Devinez ce que ça coûte et qui paye pour tout ça?

De toute évidence, le coup de mailloche judiciaire n'a pas eu raison du nid de guêpes. Il semble tout au plus avoir excité les butineuses d'Abraham. Déjà le 12 juin dernier, nous avons été témoins d'une nuée de matelas qui ont illégalement essaimé jusqu'au deuxième étage de l'ancien restaurant La Grand-Mère Poule de la rue Bernard.

Le 31 octobre 2011, une partie de la ruche du 5569-5571 Hutchison a profité de l'Halloween pour fonder, à son tour, une nouvelle colonie dans un autre appartement de cette rue résidentielle.

À une époque où c'est déjà un exploit pour une petite famille de quatre personnes de trouver un trois chambres à coucher dans les parages comment diable une
flopée d'étudiants new-yorkais a-t-elle pu investir aussi facilement le rez-de-chaussée du 5446 Hutchison? C'est simple. Il suffisait
de trouver, à l'intérieur de la secte, un homme de paille disposé à signer le bail en prétendant faussement qu'il voulait l'appartement pour lui et son fils.

Au moment où vous lisez cette chronique, ce prête-nom (nous savons qui il est, mais
pour l'instant, appelons-le «Chat ronronnant») habite toujours sur l'avenue Querbes. En place et lieu de ce bon père de famille hassidique, ce sont plutôt une vingtaine de jeunes étudiants religieux qui sont allés squatter le 5446 Hutchison.

Quand ils n'étudient pas la Torah à la synagogue du 5555 Hutchison,
ces garçons prient, chantent, tapent du pied et chahutent dans leur appartement depuis tôt le matin jusque bien après minuit, se foutant éperdument de leurs voisins qui souhaiteraient tout simplement pouvoir jouir normalement de leur résidence.

Il y a quelques semaines, répondant à une plainte de voisins exaspérés par le bruit, une inspectrice du bureau des Permis d'Outremont s'est rendue sur les lieux, mais elle n'y aurait dénombré que huit lits. Bref, rien d'anormal pour satisfaire les besoins d'un père et de son fils, n'est-ce pas?

Pourtant, à la fin de la semaine dernière, ce ne sont pas huit, mais
bel et bien une vingtaine de matelas qui se trouvaient disséminés dans l'appartement sur des lits superposés.

Nous voici donc confrontés à une «famille» franchement fort atypique. Le noyau familial ne compte ni papa, ni maman. Seulement une vingtaine de garçons qui ne disposent ni d'une ligne téléphonique, ni même d'une entrée laveuse-sécheuse.

De l'extérieur de l'appartement, seules les fenêtres de la façade dégoulinantes d'humidité trahissent la surpopulation.

Bonjour la salubrité, au diable les risques d'incendie et la tranquillité des voisins!










Si vous vous adonnez à y passer aux
«
heures de pointe», vous constaterez qu'on y entre et en sort comme dans un moulin. Les moines tibétains parleraient même de moulin à prières!






















D'un pas assuré, tout ce beau monde se rend généralement à l'annexe de la synagogue du 5555 Hutchison (voir triptyque ci-contre).


En connaissant le respect incommensurable que les dirigeants hassidiques manifestent pour les jugements de cour, on se demande bien comment et dans combien de temps les résidents incommodés pourront espérer les voir être extirpés des lieux. On compatit déjà pour les prochains citoyens qui, à leur to
ur, hériteront de ces grenouilles de shtiebel qui sont nettement moins discrètes que nos punaises de sacristie.

Devra-t-on aller négocier avec l'auguste Alex Werzberger, le porte-parole de la communauté hassidique qui, le 5 octobre 2011 (bien après l'ordonnance de fermeture du dortoir du 5569 Hutchison par l'Honorable juge Martin Castonguay), a été vu entrant dans le dortoir toujours délinquant?

Quand je pense que ce même Alex Werzberger siège au Comité consultatif d'urbanisme (CCU) de l'arrondissement d'Outremont.

C'est main dans la main avec Marie Cinq-Mars et son laquais Louis Moffatt que le
pope satmar «étudie les projets modifiant l’apparence extérieure des bâtiments... et se prononce sur des projets de nouvelles devantures, d’agrandissements de boutiques et de remplacements de portes et fenêtres».
Si ce n'était pas si révoltant de le savoir toujours en train de grenouiller derrière les portes closes (voir ou revoir la vidéo), il faudrait se bidonner comme des bossus tellement la situation est d'une absurdité kafkaïenne.

Imaginez. C'est Werzberger qui, avec ses compères du CCU, délibère sur les vitrines et devantures des immeubles de l'arrondissement. Arrêtez-le quelqu'un! Ça fait dix ans qu'il étudie le cas des vitrines aveugles de la synagogue illégale du 6010 Durocher? Et il n'a encore accouché de rien?

Il ne faut surtout pas compter sur Cinq-Mars et le pauvre Moffatt pour le démettre de ce comité. Ils vont toujours jouer les vierges offensées et le défendre bec et ongles. Il me semble que si j'étais un membre de ce comité d'urbanisme et que je voyais ce que fait (ou ne fait pas) Werzberger, je brasserais la cage.

Qu'attendent donc les
Georges Adamczyk, Pierre Beaupré, Yves Dallaire, Denis Demers, Françoise Hamel-Burrage, Jean-Marc Latreille, Louise Letocha, Oscar Ramirez, et Paul-André Tétreault pour faire pression auprès des élus afin que M. Werzberger soit démasqué une fois pour toutes?

En attendant le dénouement de cette histoire, pas de danger que nous nous ennuyions. Mercredi, 7 décembre 2011, se tient à la Cour municipale de Montréal, le procès pour contrebande d'alcool contre les dirigeants hassidiques de la synagogue du 6019 Durocher
. Encore un autre dossier à suivre.

jeudi 24 novembre 2011

LES GÎTES DU PASSANT, LES GÎTES DU RESTANT

«Certains propriétaires ou locataires transforment leurs appartements locatifs en gîtes ou en résidences de tourisme pour les louer à court terme. Quand on fait cela de façon systématique, à l’année longue, on prive un locataire d’occuper ce logement-là, De plus, les gens de passage ne sont pas des voisins avec lesquels tu peux établir des relations. Ça tue le tissu social. La Ville de Montréal devrait se doter de lois et règlements pour pincer les illégaux».
Luc Ferrandez, journal Le Plateau, 16 novembre 2011.

Pas mal, l'analyse du maire du Plateau, vous trouvez pas? Un gîte du passant illégal, c'est un locataire qui est détroussé d'un logement. En plus, c'est un voisin inconnu avec lequel on ne pourra jamais établir de relations. Avouez que ça fait mal quand on a à cœur l'occupation du territoire sur un mode de quartiers et de villages.

C'est drôle, mais il n'est pas le seul à voir les choses de cette façon. Dans le Mile-End et à Outremont, pas mal de monde pense exactement comme lui... à l'égard des lieux de culte illégaux.

Chaque fois qu'un appartement locatif est débaptisé au profit d'un Dieu, ÇA TUE LE TISSU SOCIAL. Vous en voulez une preuve patente?


Pendant des années, une petite famille a vécu paisiblement au 2e étage du 5253 Hutchison.

Une maman originaire de France, un conjoint québécois anglophone et un petit garçon qui ne demandait pas mieux que de partager le balcon avec le chat, une guitare et le soleil d'après-midi.



Il aura fallu que les administrateurs de la synagogue First Mesifta Hutchison qui o
ccupait le rez-de-chaussée obtiennent un permis sous de fausses représentations pour que la famille ne soit expulsée de son logement.



Le 1er avril 2007, frigo et cuisinière se sont retrouvés sur le trottoir. Suivront planche à repasser, aspirateur, boîtes de vaisselle, vêtements, plantes empotées, poubelles et
... souvenirs!





Depuis 2008, d'innombrables plaintes ont été portées au chef de la division des Permis et inspections du Plateau Mont-Royal. Inspecteurs et élus ont été alertés autant comme autant, mais rien n'a jamais bougé. Était-ce parce que ce lieu de culte appartenait à la puissante famille Rosenberg? N'en déplaise au conseiller de Ville du Mile-End, Alex Norris, la question se pose. Et comment!


Regardez un peu cette photo de la synagogue du 5253 Hutchison qui dispense maintenant ses cours religieux jusque dans l'appartement du 2e étage et dites-nous, sans rire, que ça ne tue pas le tissus social!



Mais maintenant qu'on connaît les principes qui guident le maire du Plateau, l'espoir renaît. On se dit qu'il va certainement bouger sur le dossier du faux logement d'un rabbin fantôme.

Ce sera d'autant plus facile que, contrairement au cas des gîtes du passant illégaux, il n'aura pas à demander à la Ville de Montréal de se doter de lois et règlements pour expulser les illégaux du 2e étage du 5253 Hutchison. En cette matière, la législation n'attend plus que quelqu'un se donne la peine de l'appliquer. C'est pas beau, ça?

Et si certaines personnes dans l'entourage du maire Ferrandez lui conseillent de faire le mort comme l'ont fait les administrations du Plateau et d'Outremont, qu'elles sachent seulement que les citoyens ne lâchent pas toujours le morceau facilement. Vous voulez encore un exemple?

Lundi, mardi et mercredi (oui, oui, cette semaine!), se tient le procès de M. Pinchos Freund au palais de Justice de Montréal.

En 1980, ce
résidant de la rue Bloomfield avait illégalement transformé un duplex résidentiel en un lieu de prière. Il violait ainsi l'article 3.5 du règlement Numéro 1044-1 de la Ville d'Outremont.

Imaginez.
Ça fait 30 ans que les autorités municipales ferment les yeux. Comme les autres, l'ancien maire Harbour et son héritière, Marie Cinq-Mars, ont tout fait pour que le dossier soit oublié dans un placard.

C'était sans compter sur la détermination des citoyens. C'est vrai, il en aura fallu des périodes de questions houleuses aux assemblées du conseil d'arrondissement d'Outremont avant que les citoyens viennent à bout de l'entêtement de la mairesse et qu'elle ne dise enfin: «Lorsqu'il y a mauvais usage d'un endroit, il faut se conformer. Les règlements sont les mêmes pour tout le monde. On va vivre en harmonie si tout le monde suit les mêmes règles.»
(Voir La Presse, 9 mai 2009) Bon gré, mal gré, le dossier a toujours bien fini par se retrouver entre les mains de la justice.

Oh! bien sûr, on ne va pas crier victoire trop vite, d'autant que Cinq-Mars n'a pas pris de chances.
À la séance du conseil de l'arrondissement du 6 septembre dernier, elle a fait adopter un projet de règlement qui fait en sorte que les élus pourront accorder une dérogation de zonage à qui souhaiterait construire, modifier ou d'occuper un immeuble sur un terrain où le zonage l'interdit actuellement.

Est-ce à dire que si le tribunal décrétait la fermeture de la synagogue illégale du 1030-1032 Saint-Viateur, Marie Cinq-Mars se servirait de son nouveau projet de règlement pour émasculer le jugement? Le 6 septembre 2011, la mairesse ne s'en est même pas caché:
« La synagogue du 1030 - 1032 pourrait faire l'objet d'un changement d'usage. » Avouez que ça tranche avec sa déclaration du 9 mai 2009.

Mais des tours de passe-passe, nous en avons vu d'autres. Et tout comme le Plateau ne souhaite pas de gîtes du Passant illégaux, nous n'accepterons pas les gîtes du
Restant clandestins sur nos rues résidentielles.

Au fait, Mme Cinq-Mars, pas plus tard que samedi dernier, il est venu à nos oreilles que la résidence située au 411 Wiseman servait de synagogue. Après vérification sur le site Web iMasoret, nous nous sommes aperçu que ce n'était pas seulement une rumeur.


Le jour du Sabbat, les fidèles se rendent à cette adresse et s'y engouffrent par la porte de garage.

Ci-contre, deux dévots y débarquant entre chien et loup.

Nous avons bien peur, madame la mairesse, que votre tout nouveau règlement pour distribuer des dérogations de zonage aux illégaux va rouler comme une planche à billets.
Espérons que vous ne pèterez pas votre budget d'encre.

samedi 12 novembre 2011

LE ZÈLE MODULÉ

« C’est incroyable ce qu’on a fait à notre pays depuis 30 ans... J'ai été en Gaspésie quand j’avais 16 ans. À partir de Trois-Pistoles, t’avais l’impression d’une terre battue par la mer et par le vent. Maintenant, s’tie, c’est une succession de p’tites maisons que t’aurais pu trouver à Terrebonne, à Laval qui se sont installées sur cette côte-là. Comment ça se fait qu’on n’a pas protégé plus que ça?... On a abandonné notre mode d’occupation du territoire qui était un mode de quartiers et de villages... Il y a dix ans, [ Gilles] Duceppe avait sorti un petit document donnant les 100 raisons pour construire le Québec. Il n’y en avait pas une qui faisait référence au pays physique. C’était la langue, l’emploi, les relations fédérales-provinciales, les juridictions. Je suis allé le voir et lui ai dit : M. Duceppe, voulez-vous construire un pays sur Internet? Y’est où le pays physique dans votre affaire? Quand est-ce que vous parlez de paysage, d’aménagement du territoire, de la façon de vivre dans les quartiers?»

Luc Ferrandez, en vedette dans le film République, un abécédaire populaire
Dans sa chronique de samedi, c'était au tour de Foglia de décrire l'endroit où il avait donné rendez-vous à trois jeunes slamers: «[ Au métro Angrignon] prenez le boulevard Newman jusqu'au boulevard Dollar, pas loin y'a un café, me souviens plus de son nom, mais vous ne pouvez pas vous tromper il est dans la cour d'un magasin de vitres d'autos, y'a aussi un Jean Coutu pas loin, combien on parie que ce Jean Coutu-là bat les records des ventes d'antidépresseurs de toutes les pharmacies de toute l'Amérique du Nord?»

Les promenades de la Cathédrale, rue Sainte-Catherine


Non seulement les architectes ne pourront pas contredire le maire Ferrandez lorsqu'il affirme qu'il n’y a pas d’endroits au Québec où tu peux rouler pendant une heure et dire que tu trouves ça beau, mais ils devront admettre que Ferrandez est très très gentil. Une heure en bagnole? Ben voyons donc. On n'est même pas capable de faire 5 minutes à vélo ou 15 minutes à pieds à Montréal sans rencontrer des horreurs monumentales.
Mile-End: Immeuble de Rosdev photographié depuis le stationnement du Home Depot de la rue Beaubien.
Entendons-nous. Il y a de très beaux immeubles dans la métropole, mais ils sont si parcimonieusement parsemés le long de nos rues «asphaltées» qu'il faut choisir les tronçons de rues pour ouvrir les yeux et apprécier le paysage bâti.

On a le droit de fantasmer, mais ce n'est pas demain que Montréal pourra rivaliser avec Barcelone ou même Milan.
La promenade (à vélo) de la cathédrale de Milan
Évidemment, c'est assez cochon de comparer la «Catherine» avec le centre historique d'une grande ville européenne. On n'est pas dans les mêmes ligues.



Aussi, plutôt que de jouer à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, contentons-nous de prendre des bouchées raisonnables
. Pensons, par exemple, à la pub qui pollue nos espaces publics.
Projet Montréal a pris l'engagement de réduire la pollution visuelle dans nos milieux de vie. Alex Norris, conseiller de la Ville pour le Mile-End a déjà dans sa mire les envahissants panneaux publicitaires extérieurs juchés sur nos toits.



Immense pub de Twin Set vue depuis le toit de la cathédrale de Milan.




Pub sociétale incitant à l'utilisation du transport en commun, aux coins de Fairmount et avenue du Parc. Norris fera-t-il une exception pour celle affiche qui fait la promotion d'une valeur qui lui tient à cœur?



En septembre 2010,
le spartiate conseiller de Projet Montréal s'était donné un an pour les démanteler du territoire de son arrondissement. Ça aurait certainement fait du bien à nos cerveaux déjà massivement irradiés par le bombardement d'images de surconsommation. Mais ne nous faisons pas d'illusions. Plus de 14 mois plus tard, on peut encore dire que ce n'est pas demain que notre ciel sera déclaré «No pub's land», car les publicitaires n'ont pas l'intention de le laisser démanteler leurs échafaudages sans réagir.
En attendant la fin de ce bras de fer, Alex Norris a choisi de sévir au ras des pâquerettes.
Le 12 août dernier, M. Norris écrivait une lettre aux propriétaires du nouveau A & W
qui allait bientôt ouvrir ses portes au coin des rues Saint-Denis et Mont-Royal.

Éminemment sensible au raffinement et à l'esthétique dans son arrondissement,
le conseiller y dénonçait «la laideur et le mauvais goût de l'enseigne commerciale temporaire» du commerce de restauration rapide. Norris terminait sa lettre en ces termes: «Si vous êtes absolument déterminés à vous installer dans notre quartier, je vous prie de le faire de façon plus respectueuse de nos citoyens et de notre architecture patrimoniale.» Et vlan! Quelle jouissance de voir un élu dire sa façon de penser à un illettré du design qui ose enduire ses vitrines d'une pellicule orange Crush.

C'est qu'il n'a pas froid aux yeux, notre ami Norris. Que ce
franchisé ait souhaité soustraire aux yeux des passants les travaux de rénovation jusqu'au jour de l'ouverture ou qu'il ait prévu boucher ses vitrines pour de bon, ça ne semblait faire aucune différence aux yeux du conseiller de ville. Même le fait que la réglementation municipale ne lui donnait aucune autorité pour intervenir (c'est l'arrondissement qui me l'a confirmé), Alex avait décidé de lui passer un savon et de le réprimander vertement.
Un excès de zèle, non seulement on peut comprendre ça de la part d'un être passionné qui souhaite ce qu'il y a de mieux pour ses électeurs, mais on peut même l'applaudir. Ce qui est un peu plus difficile à accepter, c'est de voir ce même élu donner franchement l'impression que son zèle est modulé selon l'estime qu'il a (ou n'a pas) pour le commerçant ou le propriétaire fautif.

Il est où le conseiller Norris lorsque des
intégristes investissent tantôt légalement, tantôt illégalement des immeubles du Mile-End sans agir de façon respectueuse de ses citoyens et de notre architecture?

On aimerait bien ça mettre la main sur des
communiqués publiés sur le site de son parti où Alex s'adresserait avec autant d'intensité et de détermination à l'égard des Aaron Drazin, Michael Rosenberg et autres propriétaires des immeubles des communautés hassidiques qui font preuve d'une bien plus grande insouciance et de beaucoup moins de respect des citoyens que le franchisé du A & W de la rue Saint-Denis. Ce dernier, au moins, ne donnait pas à ses vitrines une allure de taudis en décrépitude.

Mais peut-être est-ce trop demander. Après tout, le retour sur investissement électoral du proprio de A&W ne fait pas le poids avec celui que peut offrir une secte d'intégristes religieux.


Depuis près de cinq ans, les vitrines de l'ancien restaurant La Grand-Mère Poule sont tapissées de papier kraft sans qu'Alex Norris ne s'insurge.








Quelqu'un peut-il se risquer à nous dire depuis combien d'années la synagogue (officiellement centre communautaire hassidique) au coin de Van Horne et Parc nous fait bénéficier de ses vitrines crados sans soulever l'indignation d'Alex Norris?







Sur l'avenue du Parc, un local aussi ragoutant que sans permis pendant une longue période.








Avouez que c'est chic et respectueux des résidents de la rue Jeanne-Mance.




Peut-être que je devrais inviter Alex à m'accompagner au cinéma du Parc, le 19 novembre. On y présentera Urbanized, le film de Gary Hustwit qui traite de l'organisation des villes et de leurs problèmes. Alex, si tu veux, on s'arrangera pour y aller avant Gérald Tremblay. It's a deal?


dimanche 6 novembre 2011

LE TUNNEL CLANDESTIN, VERSION BOBOV

Le 19 juin 2011, à 19 h 10, le greffier de l'arrondissement du Plateau déclarait que les opposants à l'agrandissement de la synagogue Bobov du 5363 Hutchison avaient gagné le référendum. Après une saga de trois ans, nous allions enfin pouvoir passer à autre chose.

Mais, de toute évidence, l'issue du vote est restée comme une arête en travers de la gorge des autorités hassidiques.

Jeudi dernier, près de 150 jours après le vote, même Michael Rosenberg, le nabab de la communauté hassidique d'Outremont, n'a pas pu résister à l'envie de qualifier le geste des opposants à l'agrandissement de la synagogue de «purely anti-Semitic». Il s'en est confié au McGill Daily, le journal étudiant de l'Université McGill dont la devise est ironiquement NOT KOSHER FOR 100 YEARS

(cliquer ICI pour lire l'article du McGill Daily qui se penche sur mon «cas»)


Déjà, lors de la Journée des bons voisins 2011 qui s'est tenue
sur la rue Saint-Viateur, le 18 septembre dernier, Mayer Feig, le lobbyiste hassidique avait établi son campement sur la rue aménagée pour accueillir des activités de yoga, danse, réparation de vélos, groupes de musique et expositions d'art public.

Installé sous une tente, au coin des rues Saint-Viateur et Jeanne-Mance, le lobbyiste professionnel n'était pas là pour initier les résidents du coin à l'entraînante musique klezmer. Un mois après sa défaite référendaire, il s'affairait toujours à sonner la charge.

Mayer Feig à son kiosque, en compagnie de Leila Marshy et Kathryn Harvey qui ont reçu l'appui indéfectible d'Alex Norris, conseiller de ville pour Projet Montréal (cliquer sur l'image pour voir quelques photos de sympathisants à leur table)

Avec l'aide de quelques coreligionnaires et de ses deux nouvelles «amies de la rue Hutchison» qui constituent sa garde prétorienne, Mayer Feig distribuait le même dépliant truffé de faussetés et de contrevérités qu'il avait fait concocter avant le référendum dans l'espoir d'écraser les adversaires de son projet d'agrandissement.

De la part de Leila Marshy et Kathryn Harvey, le geste apparaissait d'autant plus paradoxal que quelques jours avant le vote référendaire, les deux porte-étendard de ce nouveau groupuscule s'étaient fait les apôtres de l'harmonie planétaire et de l'amour infini sur leur page Facebook:

«
I hope, no matter the outcome of Sunday's vote, that we (all of us - Hassidim, non Hassidim, francophone, anglophone) can get together. Not to debate, not to argue, not to convince one side or the other. But to share a drink, a laugh, and some good conversation»?

On repassera pour ces vœux pieux et à cet appel à se faire des
«guili guili» avec un abat-jour sur la tête!








Mayer Feig encourageant Leila Marshy pour son bon travail sur la page Facebook de Friends of Hutchison Street.

Voilà un mouvement qui semble aussi spontané que celui des syndiqués qui, à «l'invitation» de la FTQ, quittaient les chantiers de construction, la semaine dernière.





Pendant que Mayer Feig roulait des yeux doux sur la rue Saint-Viateur dans l'espoir de gagner à sa cause la sympathie de «bons voisins», d'autres résidents qui refusaient de se mettre la tête dans le sable, ont plutôt recouru à la Loi sur l'accès à l'information.

Cliquer sur l'image

L'effort n'a pas été vain, car dans les dossiers du service des inspections du Plateau Mont-Royal, nous avons déterré un document digne d'intérêt.

Dans ce fameux document (cliquer ICI pour en prendre connaissance — voir page 6), nous avons appris qu'en septembre 2001, M. Jacob Spira, un membre de la communauté hassidique qui réside au 5355 Hutchison, s'est fait prendre par des inspecteurs à creuser un passage reliant son immeuble au duplex du 5361 Hutchison qui, quel hasard, est collé à la synagogue de toutes les controverses.

Lors de la séance d'information publique tenue le 29 avril 2010 par l'arrondissement du Plateau Mont-Royal à propos de cette demande de dérogation de zonage, nous ne savions pas que des propriétaires hassidiques étaient déjà passés à l'acte en reliant clandestinement deux des trois duplex mitoyens de la synagogue. Cela ne nous avait pas empêchés, ce soir-là, de faire part de nos craintes en ce sens, puisque le scénario s'était déjà produit à différentes reprises dans le quartier. Pensons aux cas patents de la synagogue du
5344 Jeanne-Mance et suivants (cinq duplex avaient été reliés, puis transformées en une seule méga synagogue) et de la synagogue du 5555 Hutchison dont un passage secret reliait au dortoir illégal du 5569-5571 Hutchison.

La stratégie des petits pas utilisée par les autorités ultraorthodoxes ne semble pas être à la veille de tomber en désuétude. Regarder, par exemple ce qui vient de se passer aux triplex portant les adresses civiques
5896 à 5906 avenue du Parc. C'est ce même Jacob Spira, notre spécialiste en passages souterrains, qui vient de les relier par le sous-sol pour en faire ce qui semble être devenu une grande synagogue. Cette fois, les autorités hassidiques ont baptisé le projet «centre communautaire» afin, probablement, de contourner le zonage qui, à cet endroit, interdit l'établissement de lieux de culte. Futées, hein?

Forts de cette nouvelle révélation des activités «minières» autour de la synagogue Bobov du 5363 Hutchison, vous comprendrez, qu'à nos yeux, les propos «rassurants» des Feig, Rosenberg et autres autorités ultraorthodoxes ne sont pas, mais vraiment pas parole d'évangile.

En passant, quelqu'un est-il en mesure de nous expliquer pourquoi, à quelques exceptions près, les «amis de la rue Hutchison» sont tous des Friends of Hutchison Street
? Pour un Thérien ou un Karabineris, on y retrouve presque exclusivement des Marshy, Harvey, Norris, Feig, Pollack, Cooper, Feldman, Kirk, Leve, Kasirer, Daley, Rogers, Stevens, Blackmore, Conlin, Smith, Silberman, Katz, Malbranck, Keesal, Milo, Stoker Leighton, Moser, Boro, Dolgin, Keesal, Louder, Ones, Gregor-Pearse, de Boer, Danger, Morgenstern, Jenny, McKenna et Hornby. C'est certainement le fruit du hasard.